« Un été sans dormir »de Mr Bram Dehouck chez Mirobole Edition

Bonjour à tous cette semaine sur le Divan un auteur Belge néerlandophone, et vraiment une très belle découverte grâce à Mr Jean Dewilde qui ma convaincu de le lire absolument et le bougre il avait tellement raison!

J’ai toute les scènes dans ma tête tellement ce roman ma surpris .

Suspense garantie, humour total et ont s’attache facilement aux personnages.

Un roman qui fait du bien et qui devrais être remboursé par la sécurité sociale!

C’est arrivé près de chez vous, un été étouffant, à Windhoek, petit village belge sans histoire…

Jusqu’au jour où la municipalité fait installer des éoliennes. Ce bruit de pales ! Flap, flap, flap. Le boucher en perd le sommeil. Plusieurs nuits d’insomnie et il pique du nez dans sa spécialité, une recette dont les clients raffolent. Dès lors, par un effet domino aussi logique qu’absurde, les catastrophes s’enchaînent, les instincts se libèrent, et les vengeances s’exercent…

Pour le pharmacien, les amants cachés, le jeune désœuvré ou la femme du facteur, rien ne sera plus pareil à Windhoek.

Bienvenue sur le divan du concierge, Mr Dehouck. Ma première question pour mieux vous connaître : pouvez-vous vous présenter aux lectrices et lecteurs qui ne vous connaissent pas.

Je suis belge, néerlandophone. J’habite Courtrai près de la frontière française, à 30 minutes de Lille. J’ai déjà écrit quatre romans noirs, « Un été sans dormir » est le premier à être traduit en français.
 

Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Enfant, je dessinais, des bandes dessinées. Raconter des histoires a donc toujours été présent dans ma vie. De plus, je suis un fervent lecteur, ce qui est important pour un écrivain. Mon premier livre n’était pas de la fiction, il parlait de l’accident de la route dont ma sœur a été victime et à la suite duquel elle a perdu la mémoire à court terme. Après ce récit, J’ai creusé ma première idée pouvant donner un thriller.

D’où vous est venue l’idée de ce roman noir « Un été sans dormir »?

J’habite un village dans le plat pays. A un moment, on a installé une dizaine d’éoliennes aux alentours. J’étais très impressionné par l’impact que ces éoliennes avaient sur le paysage. Il m’est alors venu une idée : et si ces éoliennes avaient un impact important sur la vie quotidienne du village sans que personne ne le remarque vraiment ?

J’ai adoré vos personnages. Tous vont vivre une ou des catastrophes mais quel personnage  a été  le plus difficile à créér ?

L’idée vient toujours en premier, ensuite l’histoire et après, les personnages. Les personnages font donc leur apparition de manière très naturelle. Le personnage qui m’a sans doute donné le plus de difficultés, c’est Herman, le boucher parce qu’il est le personnage central et que c’est lui qui connaît et subit l’évolution la plus marquante au travers de cette histoire.

Et l’idée des éoliennes vous est venue comment ?

J’ai trouvé que les éoliennes apportaient une force intéressante, externe. Elles agissent comme si elles étaient un personnage, une puissance obscure qui détruit le village.


Avez-vous une anecdote sur votre roman à partager avec nous ?

Depuis sa parution, le livre a été publié en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Angleterre et en France. Dans chacun de ces pays, je reçois des réactions semblables mais à chaque fois, d’autres comparaisons sont faites avec leur propre littérature et leur propre cinéma. C’est toujours très intéressant pour moi d’apprendre à connaître ces références.

Quelle musique accompagnerait le mieux votre roman ?

 J’aime écouter de la musique quand j’écris et pour chaque roman il y a une musique que j’écoute davantage et qui détermine aussi en partie le rythme du livre. Pour « Un été sans dormir », c’est le groupe britannique Elbow, surtout le morceau « One day like this ». Ce morceau reflète bien l’atmosphère du livre : une belle journée d’été et pourtant il y a comme une menace dans l’air.


Comment écrivez-vous?

J’écris de manière très désordonnée. Souvent quand je regarde la TV, quand j’écoute de la musique, quand je joue à des petits jeux ou surfe sur Internet. Entre vie professionnelle et tâches ménagères, parfois pendant la journée, parfois le soir. Je suis aussi rapidement distrait. Rien à voir donc avec l’écrivain-type, concentré.


Quels sont vos écrivains préférés ? Quel est votre livre de chevet actuellement ?

Plus tôt dans mon parcours, j’ai beaucoup aimé lire Stephen King. Pour le moment, je préfère des auteurs tels que Robert Harris et Pierre Lemaître. Simenon aussi est magistral. Pour l’instant, je lis « Hôtel du Grand Cerf » de Franz Bartelt. Cela se passe dans les Ardennes françaises, c’est fantastique, je suis surpris de voir à quel point notre manière d’écrire, le choix du sujet et l’humour sont semblables. J’aime le roman policier français. Il est souvent impitoyable mais aussi amusant et surréaliste.

Devient-on auteur de roman noir pour exorciser ses envies de meurtre ?

C’est une bonne question, car c’est juste l’inverse! Le roman noir ne vient pas par envie mais naît plutôt de l’angoisse. Mes idées viennent souvent de choses qui me frappent et je me pose alors la question : quel est le pire qui pourrait se produire ? Ou comment cette situation peut-elle dégénérer ? Elle ne dégénère pas parce que on en a envie mais à cause de l’angoisse. Stephen King disait un jour que lui-même avait peur qu’un monstre se cache sous son lit et je me reconnais volontiers là-dedans.


Le concierge est curieux, votre prochain roman publié  parlera de quoi ?

Après “Un été sans dormir”, j’ai écrit deux romans noirs plus psychologiques. Moins loufoques et moins drôles. Je suis en train d’écrire une histoire qui se déroule à nouveau dans un petit village et qui est à nouveau plus drôle, plus humoristique.


Quelles sont vos références cinématographiques préférées?

Les films de Quentin Tarantino sont très réussis. Je regarde pour le moment de bonnes séries, surtout à la BBC. Mes prérérées sont entre autres Killing Eve, Vikings, Peaky Blinders


Quel est votre premier lecteur, ou lectrice, quand votre roman est terminé ?

Ma femme Dorothee. Elle est rédactrice et ses critiques sont pertinentes et objectives. Une amie aussi, qui travaille dans une maison d’édition et dont les critiques sont également pertinentes.


Quel sera le mot de fin de cette interview ?

Un petit avertissement: quand vous aurez lu le livre, vous ne regarderez plus le pâté et les éoliennes de la même façon.