« Les démoniaques » de Mr Köping chez Ring édition (1iere Partie)

Bienvenue sur le Divan cette semaine Mr Köping pour son roman « Les démoniaques » chez Ring édition.

Une interview qui sera en deux partie, une première partie pour parler du Roman « Les démoniaques » et bientôt la deuxième partie sur son dernier roman « Le Manufacturier » chez Ring édition.

En 2011 j’avais lu un roman qui m’avais marqué énormément et dont ce roman fut Balai D’Or 2011 Mr Roger Smith pour son roman Mélange de Sang.

Et la j’ai eu la même impression, un roman qui est gravé dans ma mémoire à jamais par sa force et son dénouement.

Un roman que vous ne lâchez pas jusqu’aux bout.

Des personnages qui son comme des tatouages sur ma peau.

Un écrivain que je découvre et qui a une force d’écriture incroyable, qui fera j’en suis sûre son chemin dans le thriller tellement il a une très belle plume.

 

 

 

 

Bienvenue sur le divan du concierge Mr Köping . Ma première question pour mieux vous connaître : pouvez-vous vous présenter aux lectrices et lecteurs qui ne vous connaissent pas

Je suis marié et père de deux enfants. Je vis à la campagne, au calme. Je suis l’auteur des Démoniaques et du Manufacturier, publiés chez Ring.

Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Je ne sais pas expliquer comment ni pourquoi j’ai eu envie d’écrire. J’ai toujours bien aimé cette activité à l’école, au collège, au lycée. Cela me plaisait et ne me posait pas de problème.

Pour mon propre compte, j’écris depuis depuis l’âge de 20 ans à peu près. Mais j’ai connu de très, très longues périodes sans écrire du tout, plusieurs années de suite, car je suis très, très, très rarement satisfait de mon travail. J’aime écrire des nouvelles , ainsi que de la poésie. De mes premiers essais, il ne reste rien. J’ai tout détruit, sans regret aucun. Ne pas écrire ne me pose pas de problème majeur. Si je n’ai pas envie, je ne me force jamais.

 

Quand j’ai commencé votre roman par ce texte, je me suis dit oh la la ça promet :

 

Ils reprennent en choeur :
 » Joyeux anniversaire, salope ! Joyeux anniversaire, salope !  »
Ils l’ont encerclée, hilares, à poil. Ils sont tous là, son père, son oncle, Simplet, Waldberg, Delveau, Beloncle. Elle est à quatre pattes au milieu de la meute, fragile et nue, déchirée de sanglots. Son père la maintient par les cheveux.
Elle s’appelle Kimy.
Ce soir, on fête ses quinze ans.

 

D’où vous est venue l’idée de ce thriller ?

Je considère plus Les Démoniaques comme un roman noir que comme un thriller. Ce n’est pas un texte à énigme et l’histoire est très simple. La première scène que j’ai écrite est celle du chapitre 2 ( le vol du livre), puis mon texte s’est nourri de plusieurs sources, en particulier le débat sur la prostitution, et il a progressé au fur et à mesure, se dévoilant au fil de l’écriture comme un texte très dur.

 

«  Une Aphrodite née de la pourriture des Borgia .» Parle-nous de ton personnage principal, Kimy, qui m’a énormément ému.

De tous les personnages que j’ai créés, Kimy est de loin mon préféré. C’est à la fois une combattante, blessée par la vie, et une fille très intelligente, même si elle n’a reçu aucune éducation. En même temps, elle est capable d’être cruelle, car elle est en mode survie depuis toujours. Il faut dire que son adversaire est de taille ! Et enfin, c’est le seul personnage du roman capable d’être heureuse, en dépit de tout. Elle est même capable d’aimer.

 Interdiction de censurer quoi que ce soit dans ce roman. Donc, en le lisant, tu assistes à des choses, alors que tu voudrais tourner la tête et ne pas voir ces pages. Mais ça existe réellement dans la vie ! Vous vouliez nous faire ouvrir les yeux ?

 

Non, pas spécialement. À condition de ne pas détourner le regard, il est très facile pour tout le monde de constater que ces faits divers terribles nous environnent en permanence : il suffit d’allumer sa télé, sa radio ou de lire les journaux. N’importe quel fait divers criminel est plus terrible que le plus noir des romans noirs. Les livres adoucissent cette réalité la plupart du temps. Pas les miens. Je ne triche pas avec la violence : je la montre. Mais chacun sait qu’elle existe et qu’elle est odieuse. Pas besoin d’un roman pour le comprendre.

 

Avez-vous une anecdote sur votre roman à partager avec nous ?

Oui : je n’aurais pas dû écrire ce premier chapitre, car à chaque fois je participe à un anniversaire, je pense maintenant au début de mon bouquin quand on chante « Joyeux anniversaire »  !

Le titre de votre roman «  Les Démoniaques » est le même titre que le Film Les Démoniaques film français réalisé par Jean Rollin, sorti en 1974 ou il est question de deux jeunes filles violées. Connaissez-vous ce film ? Et quelles sont vos références cinématographiques ?

Je ne connais pas ce film. En revanche, j’en avais de très nombreux en toile de fond, pour l’ambiance glauque et malsaine, des films français aussi bien qu’étrangers. En voilà quelques-uns : Délivrance, Monster, Bad Lieutenant, C’est arrivé près de chez vous, les films de Tarantino. Pour les films français, je citerai en particulier Rue barbare, Canicule, Polisse, L 627, Coup de torchon. Plus bien d’autres encore…

J’ai aussi regardé des documentaires sur les réseaux de prostitution, sur les trafics en tout genre et sur les gangs. J’ai aussi suivi de très près le débat sur la prostitution en France et ailleurs.

De vos différents personnages, lequel fut le plus difficile à écrire ?

L’Ours, car c’est vraiment un personnage complexe en dépit des apparences. Il fallait montrer sa monstruosité et sa violence directement, et cela a été assez dur de trouver le bon équilibre, le « juste ce qu’il faut » de brutalité et de cruauté. Il est au centre de scènes particulièrement dures.

 

Quelle musique accompagnerait le mieux votre roman ?

Une musique métallique et grinçante lors des passages de violence et beaucoup plus douce lors des moments de tendresse. Mais je ne m’y connais pas beaucoup en musique…

Comment écrivez-vous ?

Aucune condition matérielle particulière n’est requise : je me pose n’importe où chez moi avec mon ordinateur, à n’importe quel moment du jour et de la nuit. Je travaille plutôt dans le silence.

 

Quels sont vos écrivains préférés ? Quel est votre livre de chevet actuellement ?

C’est une question difficile ! Il y en a tellement, tellement, tellement ! À vrai dire, je lis de tout. J’aime beaucoup les romanciers américains.

Actuellement, je lis une pièce de théâtre antique, en même temps que L’Art de la Guerre de Sun Tzu, Le Château d’Otrante, de Walpole, et des bandes-dessinées.

 

Ce roman fut lauréat du Grand Prix du Jury Les Mines Noires, quel souvenir gardez-vous de ce Prix Littéraire ?

J’en garde un très bon souvenir. J’ai été ému et touché. J’ai reçu ce prix avec joie et gratitude.

Devient-on auteur de thriller pour exorciser ses envies de meurtre ?

Pas spécialement des envies de meurtre, non. Par contre, l’écriture de romans noirs permet de déverser sa rage contre le monde qui vous a inspiré ces mêmes romans, avec une très grande liberté de ton. Le roman noir est un genre où l’on peut tout se permettre. C’est un coup donné pour un coup reçu. Le monde tel qu’il va mérite qu’on lui rende la monnaie de sa pièce, non ?