Claustrations de Mr Salvatore Minni chez Nouvelles Plumes Edition

 Bonjour sur le Divan cette semaine un écrivain Belge de Talent  Mr Salvatore Minni pour son roman Claustrations.

Vous aimez la bonne cuisine ? eh bien la nous avons un maitre de L’intrigue.

Prenez un sujet : la claustration. Ajoutez quelques personnages représentatifs des différentes formes de claustrations, volontaires ou non : Charles qui vit reclus dans sa cave et dont la femme fait de son mieux pour l’aider à se cacher ; Clara, un médecin supposément enlevée et enfermée dans une pièce en compagnie d’insectes et d’obscurité ; M. Concerto, interné à son insu dans ce qui ressemble à un hôpital psychiatrique. Versez le tout sur des pages blanches à l’aide d’un style généreux, original, et agréable pour les yeux. Fermez le livre. Secouez. Dégustez.

Un premier roman très fort qui vous donne envie de suivre absolument cet écrivain.Un vrais coup de coeur pour moi.

Voici un résumé du roman:

Alors que monsieur Concerto tente de découvrir les raisons qui l’ont conduit dans une chambre d’isolement, Charles se cloître de son plein gré. Clara, que son amie Françoise recherche depuis plusieurs semaines, se réveille un matin étendue sur le sol d’une cellule obscure et infestée d’insectes. Ils ne se connaissent pas et pourtant, ils portent le même tatouage sur le bras… Chacun d’entre eux se retrouvera face à son destin. Mais, dans leur quête de la vérité, ils se rendront très vite compte que les apparences ne sont pas celles qu’ils croyaient…

Ma première question pour mieux vous connaître, pouvez-vous vous présenter aux lecteurs et lectrices qui ne vous connaissent pas ?

Bonjour Richard,
Je m’appelle Salvatore Minni, né à Bruxelles le 13 février 1979, amoureux depuis 20 ans et je suis écrivain. Après avoir obtenu un master en traduction, j’ai exercé divers emplois. Comme j’ai la bougeotte, j’ai changé d’employeur tous les deux ans en moyenne depuis 2003.
J’adore la cuisine asiatique, je collectionne les figurines des Chevaliers du zodiaque (hé oui!), j’aime me rendre régulièrement au théâtre et mon activité personnelle préférée est de passer du temps avec les personnes que j’aime.
Je tente aujourd’hui de trouver un équilibre entre mon emploi, mon écriture et la promotion de mon roman « Claustrations ».
Qui a décidé qu’une journée ne durerait que 24 heures?!? Qu’on lui coupe la tête!

Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

 

J’ai commencé à écrire lorsque j’avais 19 ou 20 ans, mais l’envie a toujours été là, au fond.
Lorsque j’étais étudiant, ma professeure de littérature française, Françoise Lalande, m’a retenu à la fin du cours suite à un exercice de rédaction. Elle m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit « Vous avez du talent. Continuez! Je suis certaine que, si vous le souhaitez et travaillez, vous serez publié, un jour. » Elle ne s’est pas trompée. Elle m’a donné la force et le courage d’écrire plus que les simples petits textes que j’écrivais à mes heures perdues. J’ai eu l’occasion de la remercier quand je l’ai croisée à l’Association des écrivains belges. Que de chemin parcouru depuis! Ce n’est que du bonheur!

Comment vous est venue l’idée d’écrire votre roman Claustrations?

 

« Claustrations » a germé dans mon esprit à une époque où je me sentais oppressé par certains coups durs que la vie m’avait réservés. Le thème de l’enfermement s’est donc très vite imposé à moi. J’ai commencé par écrire l’histoire de Charles. Ce personnage a décidé de s’enfermer dans sa cave de son plein gré, par exemple. D’ailleurs, le livre a été écrit dans l’ordre que vous l’avez lu. Les personnages de Charles et Rose, Clara, ensuite etc. C’est dans cet ordre que les personnages se sont imposés à moi. Avec, à chaque fois, la même question « Ok, il a décidé de s’enfermer ou elle se retrouve enfermée, mais pourquoi? »
Quelques années auparavant, j’ai regardé un film des années 90 « Identity », ce film, peu connu, m’avait retourné à l’époque. Disons que je lui ai emprunté quelques idées. Les personnages de ce film souffrent énormément…

J’aimerais beaucoup que vous nous parliez de vos personnages que j’ai beaucoup aimé : Monsieur Concerto, Charles, Clara et Françoise

 

Commençons par Charles. Il est, avec Rose, le personnage le plus touchant, à mes yeux. Il y a énormément d’amour entre ces deux-là. Ils doivent malheureusement faire face à de terribles événements.
Clara, elle, est sans doute le personnage le plus fort. Elle a une volonté incroyable et tente le tout pour le tout pour s’échapper. Elle s’est réveillée un matin, séquestrée dans une cellule épouvantable.
Françoise, pour sa part, est l’unique à ne pas être enfermée physiquement. Elle l’est plutôt dans sa propre vie. Collègue et amie de Clara, elle consacre tout son temps à sa recherche, au détriment de sa famille qui a besoin d’elle.
Et finalement Concerto. Peut-être le personnage le plus complexe. À la fois fragile et impitoyable. Il est enfermé dans une chambre d’isolement et tente de découvrir les raisons qui l’ont amené là.

 

Vous nous embarquez dans les limbes du cerveau humain, ça vous intrigue le cerveau?

 

Ce qui m’intrigue et me passionne ce n’est pas le cerveau en tant que tel. Ce qui m’intéresse, c’est la psychologie de l’être humain. Ce qu’une personne est capable de subir. Quelles sont ses capacités à gérer telle ou telle situation difficile? Quelles sont les ressources pour faire face aux difficultés? À quel moment bascule-t-on dans la folie?

L’écriture est habile et manipulatrice et je dois dire que je me suis laissé berner. Qu’est-ce que vous aimez dans le thriller psychologique ?

 

Justement ça! Berner le lecteur. Le prendre par la main et l’emmener pour une voyage dont il n’a aucune idée. Un séjour dont il ne sortira pas indemne. Je désire qu’au fil des pages, il se sente aussi oppressé que mes personnages. Qu’il se pose de nombreuses questions. Qu’il soit persuadé du dénouement. Qu’il se rende compte qu’il a tout faux, finalement. J’aime l’atmosphère sombre qui provoque des sensations au lecteur similaires à celles ressenties par mes personnages. Le temps d’un roman, je veux que le lecteur sois en apnée.

 

Avez-vous une anecdote sur votre roman à partager avec vos lecteurs ?

 

Je n’ai pas vraiment d’anecdote croustillante…
Disons que j’ai finalisé « Claustrations » à moitié nu sur une plage des Maldives.
Je n’aime pas les plages (je l’ai dit plus haut, j’ai la bougeotte, alors faire la crêpe toute la journée…), mais je me suis retrouvé malgré moi sur sable blanc avec aucune architecture, aucune histoire, juste Némo et Dory à saluer. C’était le moment idéal pour mettre la touche finale à mon roman. En réalité, je n’avais pas le choix, car mon éditeur avait déjà fixé une date de publication…

Comment écrivez-vous ?

En tapant des mots sur mon clavier. (rires)
Plus sérieusement, j’écris dès que possible. Parfois, le matin. Souvent, le soir. Ma pièce préférée est ma bibliothèque où j’ai placé un bureau provenant de Thaïlande. J’adore l’Asie, sa culture, son art, sa cuisine. Une fois installé face à mon ordinateur, les personnages prennent possession de mes doigts et s’expriment. Je n’ai aucun plan. Je ne sais pas où ils m’emmènent. Je suis le premier surpris pas le dénouement des me histoires.

 

Quels sont vos écrivains préférés ? Et quel est votre livre de chevet actuellement ?

 

Salvatore Minni, non, je plaisante! (rires)
J’aime beaucoup Dean Koontz, Maxime Chattam, Franck Thilliez, Yasmin Khadra, Barbara Abel, Karine Giébel, Bernard Werber (univers très différent, je le conçois, mais il a cette capacité rare de me faire rêver!), Amélie Nothomb, et beaucoup d’autre. Je lis énormément de thrillers, vous vous en doutez, mais je peux tout aussi bien dévorer un Guillaume Musso ou un Eric-Emmanuel Schmitt, par exemple.

Je viens de terminer « Juste une ombre » de Karine Giébel. Il m’a laissé sans voix!

 

Quel est votre premier lecteur, ou lectrice, quand votre roman est terminé ?

 

Ma moitié.

 

Quels sont vos films préférés car dans votre roman plus d’une trentaines de référence cinématographiques ?

Vous avez trouvé une trentaine de références cinématographiques dans mon roman?! Il faudra qu’on en reparle un de ces jours! (rires)

Mes films préférés:
The Others
Shutter Island
The Number 23
The Help
Matrix
12 Years A Slave
Identity
Quatre jours à tuer
La famille Bélier

Je l’avoue, je ne suis pas très cinéma français… (dit-il en se faisant tout petit)
Actuellement, je préfère les séries, merci Netflix. Certaines d’entre elles sont d’une qualité et d’une intelligence rares!

Le concierge est curieux ! Êtes-vous en train d’écrire un prochain roman ?

 

Le concierge est très curieux. La curiosité n’est pas un vilain défaut, mais une preuve d’intelligence. Ce concierge me plaît! (rires)
La réponse à cette question est oui! Je travaille actuellement sur un nouveau thriller psychologique. Il sera à la fois plus lumineux et plus sombre que « Claustrations ». Quant à une date de publication, il est encore trop tôt…

 

Devient-on auteur de Thrillers pour exorciser ses envies de meurtres ?

 

Bien entendu! Je passerais mon temps à assassiner des gens si je n’écrivais pas! (rires)
Je pense que l’on se met à écrire pour exorciser toute une série d’événements vécus. Tout artiste, qu’il soit écrivain ou peintre, exprime ses rêves, ses peurs, ses doutes, ses malheurs, à sa manière. Dans mon cas, je ne l’ai pas choisi, mais c’est le thriller qui s’est imposé. Tout ce que j’écris finit toujours « mal »! (rires)

 

Quelle musique accompagnerait le mieux votre roman ?

« Homogenic » de Björk.

Quel sera le mot de fin de cette interview ?

Merci pour votre enthousiasme à l’égard de mon roman!
À bientôt!