« Le Mal en Soi » de Mr Antonio Lanzetta chez Bragelonne Edition

Bonjour à tous. Cette semaine, nous accueillons un écrivain italien, Mr Antonio Lanzetta, pour son roman « Le Mal en Soi », chez Bragelonne Thriller.

Tout d’abord, un grand merci à trois personnes sans qui l’interview n’aurait pas eu lieu : Mme Lila Seewald, Directrice de Collection Bragelonne Thriller, le traducteur en italien Mr Paolo Bevilacqua et Mme Stéphanie Moennard responsable presse Bragelonne.

 

Un véritable coup de cœur ce roman italien. Des personnages qui vous resteront en mémoire longtemps.

Une écriture noire sans fioritures.

Un grand 1er roman qui fera frissonner le moindre centimètre de votre peau.

L’histoire de la perte de l’innocence dans toute sa splendeur.

Merci vraiment pour ce roman, retenir ce nom Antonio Lanzetta un futur très grand écrivain Italien.

En voici un résumé :

 

Le petit bourg de Castellaccio, dans la région du Cilento, au sud de l’Italie, abrite un très vieux saule. À la fin de l’été 1985, on a retrouvé le corps de la jeune Claudia pendu à ses branches, sa tête décapitée gisant entre les racines. Trente et un an plus tard, pendue au même arbre, torturée de la même façon, la dépouille grouillante de vers d’une autre jeune fille contemple Damiano Valente, le Chacal, un célèbre écrivain de true crime. L’Homme du saule est revenu à Castellaccio.
Hypersensible, méthodique et acharné, le visage rongé de cicatrices et condamné à traîner sa jambe brisée, tenant grâce à la morphine, Valente est hanté par cet été de la peur où lui et ses amis Claudia, Flavio et Stefano ont été fauchés par la haine, la folie et la mort. Quand le commissaire De Vivo l’appelle sur l’enquête, la traque peut commencer.

 

Bienvenue sur le divan du concierge, installé à Quais du Polar 2018.

Ma première question pour mieux vous connaître. Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs et lectrices qui ne vous connaissent pas ?

Merci déjà de m’inviter. Le divan est très confortable.

Je suis originaire de Salerne au Sud de Naples.

Je suis auteur de polar et c’est un honneur pour moi d’être ici à Quais du Polar car c’est le premier pays à avoir traduit mon roman.

Je remercie mon éditeur et les lecteurs et lectrices de leur confiance.

Je connaissais Quais du polar et c’est un honneur d’être de l’autre coté de la barrière, de rencontrer les lecteurs et d’être reconnu au niveau international.

Il faut du temps et c’est le début de la reconnaissance, plus spécifiquement pour mon thriller psychologique et mon roman d’initiation pour ces jeunes qui découvrent la vie avec les difficultés et les choses plus simples.

 

 

Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

 

Avant d’être écrivain j’étais un grand lecteur.

Quand j’étais petit, dans mon immeuble, j’écrivais des scénettes pour mes copains.

Et mes copains lisaient ces scénettes en bas de l’immeuble et c’est comme ça que j’ai commencé à écrire.

Plus tard je me suis remis à écrire après la fac et j’ai écrit de la littérature Young Adulte; je suis un grand fan de Stephen King.

J’ai eu un grand choc émotionnel en lisant la nuit de Salem quand j’avais 13 ans.

En parallèle je lisais du Marc Twain, Agatha Christie et Stephen King a réussi à réunir les deux dans son propre univers et surtout parler de lui et de retrouver cette atmosphère dans mon roman.

Comment vous est venue l’idée d’écrire votre premier roman «Le Mal en Soi » ?

 

Avant de commencer à l’écrire j’y pensais depuis deux ans. C’est parti du personnage de Flavio, j’ai développé le personnage orphelin, de sa mère qui part à Castellaccio.

Je voulais mettre en rapport la mort et la vie dans ce genre de roman.

Pour moi la mort n’est pas le plus important, ce n’est qu’un passage, il ne faut pas trop le mettre en avant.

Je préfère montrer les gens au quotidien, comment ils trébuchent, mais le plus important, c’est qu’ils se relèvent.

 

J’ai adoré votre roman car ça se passe à notre époque et aussi en 1985, et ça m’a fait penser à un film célèbre « Il était une fois l’Amérique » Et dans votre roman comme dans le film ont voit les protagonistes grandir et évoluer.

Comment vous est venu l’idée de 1985 à notre époque ?

 

Déjà le film que tu cites est un très grand film, je suis cinéphile et j’adore les séries sur Neflix et c’est très dur de ce remettre à lire avec ces séries.

Je voulais tracer un arc de vie de l’enfance à maintenant.

La personne que tu es maintenant cela ce doit à ce que tu étais petit, à tes blessures. Ce sont ces blessures qui t’ont construit tel que tu es maintenant.

Vos personnages m’ont marqué dans votre roman, Flavio et Damanio Valente dit le Chacal.

Des personnages marqués dans leur corps et dans leur passé. Comment c’est passé la construction de ces personnages ?

L’idée est venue en 2013, j’ai eu des problèmes personnels psychologiques, j’étais un peu interné en clinique et là, j’ai vu des gens physiquement meurtris, et, tout à coup, ces meurtrissures physiques racontaient une histoire sur les gens.

D’ailleurs ses blessures physiques tu ne peux pas les oublier. Elles sont toujours avec toi. Je connais l’individu avec de la chair, non pas avec des os, mais plutôt avec du verre brisé à l’intérieur.

Ces verres brisés tu ne peux pas les reconstruire ; il faut juste vivre avec. Le titre du roman en italien justement, c’est « L’Obscurité à l’intérieur ». Il y a de la noirceur à l’intérieur de nous, soit tu réussis à vivre avec et tu le dépasses, soit tu n’y arrives pas et elle te tire vers le bas.

Avez-vous une anecdote à partager avec nous sur votre roman ?

 

Je n’ai pas une anecdote précise. Depuis longtemps je pensais écrire ce roman et je n’osais pas franchir le cap. Maintenant que j’ai franchis ce cap, je suis ultra content, surtout qu’en Italie cela se passe très bien. Cela me donne la satisfaction de penser que, ce que j’ai réalisé était bien.

Pourtant, j’ai faillis ne pas l’écrire. Mais comme l’écriture est une vraie passion, y renoncer n’était pas envisageable. Voilà pourquoi je me suis mis à l’écriture.

 

Quelle musique accompagnerait le mieux votre roman ?

 

En fait, j’étais musicien avant d’être écrivain ! J’écoute toutes les musiques sauf la musique Electro.

J’ai écrit ce roman en écoutant un album du groupe Mettalica « Black Album » et spécifiquement pour le roman un morceau que je conseille Until it sleeps de Mettalica.

 

Devient-on auteur de Thrillers pour exorciser ses envies de meurtre ?

 

En fait, les gens que je ne supporte pas … je l’ai tue dans mon roman !

Ecrire sur les sérial Killers c’est ce qu’il y a de plus difficile je pense.

Par contre quand j’ai du temps libre je ne suis pas un sérial killer … ha ha ha.

J’aime étudier la psychologie du personnage qui va devenir d’un coup un meurtrier.

Pour moi un bon écrivain c’est un bon acteur. Pour que tes personnages soient crédibles tu dois t’exprimer comme tes personnages.

Tu dois agir comme tes personnages, voilà pourquoi tu dois être acteur… mais attention, « je n’ai tué personne » ! Ha ha ha.

 

 

Comment écrivez-vous ?

 

Comme j’ai un boulot en semaine je le fais entre 18h et 20h et j’écris tout le week end. J’ai l’avantage d’avoir plein de chats qui viennent me réveiller à 5h du matin ! Impossible de me rendormir alors je me mets à écrire.

Je ne gagne pas bien ma vie en écrivant des livres. Je suis donc obligé de bosser, mais je n’arrête pas de penser à mon roman et à mes personnages toute la journée ! Je n’ai qu’une hâte, c’est de rentrer à la maison et de continuer d’écrire !

Une primeur pour le blog du concierge masqué ? Une autre histoire avec le chacal ?

 

Oui je peux vous le dire en exclusivité, c’est le héros du prochain roman dans une nouvelle affaire.

A la fin du premier roman le Chacal ne veut plus écrire mais il va être contacté par le commissaire qui l’emmène sur une plage ou il y a un corps qui sera égorgé.

Et dans la gorge ils trouveront un petit papier ou il y a écrit deux mots « LUI VOIS » et pour lui c’est un challenge de ce remettre à enquêter.

 

 

Quels sont vos écrivains préférés ? Quel est votre livre de chevet actuellement ?

 

C’est Jo Nesbo pour son roman Nemesis que je lis actuellement.

Et j’étudie beaucoup le polar Nordique pour me donner des idées.

Je lis également du Stephen King et George Martin grand maître de la Fantaisie. Et aussi « Moi je suis une légende » de Richard Matheson.

Quels sont vos films préférés ?

 

Seven que j’ai vu 10 fois !

J’ai aimé aussi la première saison de True Detective.

J’ai usé le DVD tellement je l’ai regardé !

Et, rien à voir avec le polar, mais, j’ai adoré le dernier Wolverine «  Logan » Justement pour cette arche de transformation du personnage à travers le temps, puis, j’adore les anti héros.

Quel sera votre mot de fin pour cette interview ?

 

Toujours lire, et quoi qu’il en soit il faut lire, toujours lire …

Un grand merci à vous pour cette interview.