« Le cercle de Whitechapel » au théâtre Lucernaire.

Aujourd’hui sur le divan sa ne sera pas un écrivain mais 1 Metteur en Scène et 3 Comédiens pour une pièce de théâtre « Le cercle de Whitechapel » qui se joue au théâtre Lucernaire.

Et quelle pièce ! Je me suis fais bluffer totalement par l’intrigue et le talent de tout les comédiens.

Je vous garantie vraiment un super moment de détente, l’atmosphère de l’époque est très bien rendu et le scénario est très bien construit.

Je vous recommande totalement cette pièce un pure bonheur !

Merci aux comédiens et Metteur en scène d’avoir répondu à mes questions.

http://www.lucernaire.fr/theatre/2006-le-cercle-de-whitechapel.html

 

Pièce qui sera joué jusqu’aux 15 Avril puis repris à Paris dès cet automne !
Avant une grande tournée dans toute la France de mi février à début juin 2019

 

Voici un résumé de la pièce :

 

1888, Londres. Alors qu’une étrange série de meurtres de prostituées vient de débuter dans le quartier défavorisé de

Whitechapel, un membre éminent de la gentry londonienne, Sir Herbert Greville, décide de réunir une équipe d’enquêteurs

D’un nouveau genre pour découvrir la vérité.

Le groupe se compose d’un romancier débutant et timide nommé Arthur Conan Doyle, d’un journaliste qui deviendra bientôt

le plus grand dramaturge du Royaume, George Bernard Shaw, du directeur d’un des plus prestigieux théâtres de Londres

Dont la carrière d’écrivain végète, Bram Stoker, ainsi que de l’une des premières femmes médecins de l’époque, Mary Lawson.

Réunis dans le quartier même des meurtres, dans un ancien atelier d’artiste loué pour l’occasion, ils vont découvrir au cours

de leurs rendez-vous discrets les fils invisibles qui expliquent l’une des plus grandes énigmes criminelles de l’Histoire.

 

Je voudrais remercier vraiment pour cette interview :

JULIEN LEFEBVRE

MISE EN SCÈNE

JEAN-LAURENT SILVI

AV E C

STÉPHANIE BASSIBEY

PIERRE-ARNAUD JUIN

LUDOVIC LAROCHE

JÉRÔME PAQUATTE

NICOLAS SAINT -GEORGES

 

 

Questions pour Mr Jean-Laurent Silvi :

 

 

Comment vous est venu l’idée de mettre en scène Le cercle de Whitechapel ?

 

Eh bien j’ai eu la chance qu’on me la propose ! Une chance pour plusieurs raison, à l’époque où l’on ma contacté, je n’avais pas de projet vraiment convaincant ; ensuite j’ai, pour les histoires, les romans et les séries policières une grande faiblesse ; pour finir j’ai fait la rencontre d’un auteur, en la personne de Julien Lefebvre, avec qui j’ai pu travailler, échanger et construire avec un plaisir et une évidence spontanée et rare.

 

 

Est ce que le crime Parfait existe ?

 

Est-ce que le Crime Parfait existe ? Je crois que tout est dans la question. Le Crime Parfait est une pierre philosophale, un mythe, et comme tous les mythes il demeure en suspens. Je dirai qu’un crime est parfait jusqu’au jour où il est démasqué. Il est l’ennemi premier de tous les auteurs de romans policiers qui veulent le réduire à néant en nous prouvant sa non existence. Mais avec Jack The Ripper, il continue encore et encore d’exister.

 

 

Questions pour Mme Stéphanie Bassibey :

 

Vous interprétez le rôle de Mary Lawson Docteur en Médecine, femme libre et moderne. Vous montrez, justement, les conditions de la femme à cette époque ; C’est ce qui vous as plu dans ce rôle ?

 

 

Oui, énormément, Mary Lawson est ce qu’on peut appeler une « femme moderne » mais à l’époque la qualification de la « femme moderne » n’avait pas la même signification que maintenant ! Le fait qu’elle fasse des études est déjà une prouesse, et à l’université de New York en plus ! J’aime sa liberté, son franc parler, son humanité, son naturel et son charme. Elle sait obtenir ce qu’elle veut à force de persévérance et c’est ce qui me rapproche d’elle. Dans le travail avec le costumier, il était impensable que Mary soit en robe (peu pratique pour arpenter les rues de Whitechapel) et pourtant aucune femme de cette époque n’aurait pu porter un pantalon ! Ce « détail » en dit long sur le caractère de cette jeune femme …

 

 

Vous avez interprété des pièces de Molière, Marivaux, Feydeau, Courteline, Lorca, Durringer… Qu’est-ce-que vous a attiré dans cette pièce ?

 

J’ai d’abord aimé ce que la pièce raconte, son histoire, son ambiance et ses rebondissements .Dans un deuxième temps, j’ai eu un coup de coeur pour cette écriture contemporaine mais qui se rapproche selon moi de certains auteurs « classiques » dans le style et le verbe. Pour finir, le caractère de ce personnage ambitieux et féministe m’a tout de suite plu et j’ai eu envie de l’interpréter tout en lui apportant beaucoup de féminité.

 

 

Questions pour Mr Jérôme Paquatte :

J’ai énormément aimé votre personnage, Bram Stoker, drôle, attachant et pourtant auteur de Dracula ! Ce rôle a l’air de vous convenir comme un gant ! Qu’est-ce-que vous a attiré dans ce rôle ?

 

Ce qui m’a plu dans le personnage c’est qu’il amenait une vision différente aux meurtres. Une vision ésotérique. Ravi de constater que cela me va comme un gant mais je ne suis pas comme cela dans la vie mais j’aime profondément ce personnage et j’ai eu envie de lui donner des choses et des couleurs qui me sont très proches. Il est le personnage qui amène une légèreté a une situation lourde et profonde. Il faut selon moi un contre-pied dans le drame pour amener de la fraîcheur Et de la décompression. Julien dans son écriture à amener l’idée d’un personnage entier, boudeur, excessif et excentrique qui aime s’écouter et parler. Il est directeur de théâtre et il se met naturellement en scène. Le but premier a été évidement qu’il fasse rire mais toujours dans sa sincérité excessive ! Une personnalité qui est trop tout le temps ! Le côté attachant vient aussi je crois de ma personnalité et de ma bonhomie d’acteur. C’est un point commun avec mes rôles précédents ! J’ai vraiment voulu qu’on se dise quand Bram stoker prend la parole : « Bon qu’est-ce qu’il va encore dire de drôle ? ». ça ne l’ait pas toujours bien sûr, car il passe aussi par des humeurs différentes et se met en colère quand des nouveaux meurtres apparaissent et que leurs hypothèses se sont avérées erronées.

 

 

L’humour est toujours présent dans cette pièce, qui pourtant parle d’un sujet grave, les crimes de femmes ; peut t’on rire de tout ?

 

Alors oui je crois que l’on peut rire de tout mais pas n’importe quand et surtout pas avec n’importe qui ! On a tous des sujets qui nous touchent plus que d’autres et a ton assez de recul su nous-même pour en rire ! Moi j’essaie de rire de tout pour rendre la vie plus joyeuse et harmonieuse ! Faire rire est une manière de se faire du bien à soi –même et aux autres !

 

Questions pour Mr Ludovic Laroche :

 

 

Cela doit être impressionnant d’interpréter le rôle d’Arthur Conan Doyle créateur de Sherlock Holmes. Dites moi votre impression sur ce rôle.

 

Conan Doyle … Donc le papa de Sherlock et de Watson (me suis inspiré des deux pour le rôle) Doyle était un vrai génie … Découvreur, inventeur, grand sportif ! On pourrait faire un bio pic sur lui

Oui Très impressionnant d’incarner ce personnage Et pourtant physiquement à part le style écossais et la moustache je ne suis pas totalement le physique Il mesurait 1m95 et pratiquait la boxe !!! Je me suis donc inspire plus des ces personnages comme Sherlock et Watson et tout l’imaginaire qui en découle

 

 

Je me rappelle du film Amélie au pays des Bodin’s. Qu’est-ce-que vous plais dans l’humour ?

 

au delà de l’humour C’est surtout les histoires et les émotions qui me fascinent … L humour n’en n’est que le support …ou le biais … Bien sur la comédie est certainement la chose la plus difficile à faire passer

 

Cette magnifique pièce sera t’elle jouée en province ? Plusieurs personnes me posent la question.

 

Je voulais ajouter que ce spectacle vu le succès sera repris à Paris dès cet automne !
Avant une grande tournée dans toute la France de mi février à début juin 2019

 

Pouvez-vous nous parler du théâtre Lucernaire ?

 

Entre le vieux Montparnasse et le jardin du Luxembourg, se trouve un lieu singulier, né au sein d’une ancienne usine désaffectée : le Lucernaire.

Bâti comme une rue, où pavés, fontaine Wallace, bancs publics et réverbères se croisent, le Lucernaire est une ruche où les arts se rencontrent et se côtoient avec le désir de favoriser l’échange entre le cinéma, le théâtre, des expositions d’art contemporain et la gastronomie. Depuis sa création, il accueille des projets dans diverses disciplines artistiques, et a pour mission d’être un vivier de création.

Le mot d’origine latine Lucernarium désigne « le moment où l’on allume les lampes », un mot qui indiquait une frontière et un changement d’état du réel entre le monde du jour connu et le monde de l’ombre. Le Lucernaire symbolise le moment où le jour tombe, où les lampes s’allument pour donner vie à une autre réalité. Un lieu qui brille la nuit, avec pour vocation de donner au spectacle une dimension nouvelle et contemporaine.

Tout débute en 1968, à l’époque des cafés-théâtres : anciennement situé rue d’Odessa, le Lucernaire a été créé par Christian Le Guillochet et Luce Berthommé, deux jeunes comédiens, auteurs et metteurs en scène, avec le soutien du comédien Laurent Terzieff. Ils imaginent un lieu unique à Paris, ouvert à toutes les formes d’expression artistique, et où se rencontrent les jeunes talents et s’inventent de nouvelles formes.

En 1975, l’équipe investit le 53, rue Notre-Dame-des-Champs.

En 1984, il reçoit le titre de Centre National d’Art et Essai, qui reconnaît son rôle et son travail en faveur de la création.

En 2004, le Lucernaire est mis en vente et racheté par les éditions l’Harmattan.

Aujourd’hui l’essentiel de ses recettes est dû à la billetterie et il a rejoint l’Association de Soutien pour le Théâtre Privé.

Le public revient avec enthousiasme au Lucernaire, la programmation exigeante répond au projet lancé et la politique de communication efficace du lieu a permis de séduire de manière pérenne son public et d’en conquérir de nouveaux.

De nombreux talents ont été découverts au Lucernaire, tout au long de son histoire jusqu’à aujourd’hui, où y ont joué : Gérard Depardieu, Michael Lonsdale, Laurent Terzieff, Michel Boujenah, Israel Horowitz, Louis Calaferte, Jean Giraudoux, Marie-Christine Barrault, Eugène Ionesco, Sylvie Joly, Claude Piéplu, Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, Marie Trintignant, Dany Boon, Vincent Macaigne, Sébastien Azzopardi ou Chris Esquerre…

Quel sera votre mot de fin à cette interview ?

 

Enfin Ce spectacle est une aventure incroyable Nous vivons à instar de nos personnages une épopée fantastique !!! Sans crimes certes mais avec une complicité et une amitié forte !!!