Derniers jours à Alep de Mr Guillaume Ramezi FRENCH PULP ÉDITIONS.

Bonjour à tous voici une interview d’un jeune écrivain de talent, je vous recommande absolument son roman Derniers jours à Alep de Mr Guillaume Ramezi chez FRENCH PULP ÉDITIONS.

 

Jusqu’où sont-ils prêts à aller pour instaurer la terreur ? 

Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. 

Quand Mathias était enfant, son père est mort emporté par un cancer foudroyant. Alors il a décidé de devenir médecin afin de soigner cette pathologie. 

Seulement, quand 25 ans plus tard, Mathias voit apparaître le visage de son père sur une chaine info. Il est quelque peu interloqué. Surtout que l’homme est recherché comme terroriste… 

Mathias va se lancer dans une traque pour retrouver son géniteur. 

Il ne peut se douter de tous les dangers qui l’attendent… 

Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à vouloir le mettre à ses pieds… 

Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

 

Mathias est un petit garçon de six ans qui ne guérira jamais du décès de son père. D’ailleurs, pour vaincre la malédiction, il décidera, une fois adulte, de lutter contre le mal qui lui a pris son père et deviendra médecin.

Mathias est un jeune homme bien dans sa peau, médecin respecté. Son univers va brutalement basculer quand, par le plus grand des hasards, il croise, à la télévision, le regard d’un homme qui ressemble comme deux gouttes d’eau à son père.

Qui est cet homme ? Pourquoi les médias ne parlent que de lui ?

Autant de questions qui ouvriront dans l’esprit de Mathias le besoin de connaître la vérité et de peut-être découvrir que son père ne les a pas tout à fait quitté comme on a bien voulu lui dire !

Ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il n’est pas donné à tout le monde de se transformer en enquêteur et que les portes qu’il va ouvrir risquent bien de cacher quelques monstres !

Derniers jours à Alep est le premier roman de Guillaume Ramezi…. et ce récit d’espionnage, remarquablement bien ficelé, aux rebondissements judicieusement placés, à la psychologie des personnages juste et à l’écriture précise et agréable annonce incontestablement un nouvel auteur sur lequel il va falloir compter.

Les romans d’espionnage français se font rares mais Guillaume Ramezi a su moderniser le genre, lui faire frôler les limites du polar moderne et ainsi offrir au lecteur une histoire aux multiples facettes : histoire familiale, portraits d’hommes, course contre la montre, plongée dans le monde du bioterrorisme (mais quelle idée d’attaque géniale !!!), folie humaine !

Un premier roman parfaitement maîtrisé, sans temps mort, passionnant…. mais surtout glaçant !

La première phrase :

« Aujourd’hui, papa est mort. »

 

 CeciBon… de Lire

 

 

Bienvenue sur le divan du concierge ! Ma première question pour mieux vous connaître, pouvez-vous vous présenter aux lecteurs et lectrices qui ne vous connaissent pas ?

 

Bonjour cher Concierge et tout d’abord un grand merci pour m’avoir proposé cet entretien! J’ai 38 ans, je suis marié et père de deux garçons. Mes origines sont à chercher dans le Finistère, du coté de Morlaix, mais je vis aujourd’hui en Vendée où je travaille depuis plus de dix ans. A la base, j’ai un profil plutôt scientifique et j’ai une formation d’ingénieur, comme quoi, tous les chemins mènent à la littérature!

 

Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

 

L’écriture et surtout la lecture ont toujours fait partie de ma vie. Enfant, je lisais déjà beaucoup et à l’adolescence, je m’étais déjà pris au jeu de l’écriture (je me rappelle d’un Noël quand j’avais dix ou onze ans où j’avais demandé une machine à écrire en cadeau, une vraie, à l’ancienne !). Je n’ai rien gardé de mes écrits de l’époque (plutôt de la SF que je lisais beaucoup plus jeune). La vie étant ce qu’elle est, je m’étais un peu éloigné de ma plume avec les études et la vie de famille mais il y a deux ans et demi, je m’y suis remis de manière beaucoup plus assidue. Une combinaison d’événements familiaux et de lassitude professionnelle (j’ai changé de boîte depuis !) m’a poussée à me demander ce que j’aimais vraiment faire et l’idée d’écrire ce premier roman s’est imposée d’elle-même. Une sorte de petite crise de la quarantaine un peu en avance quoi !

 

Comment vous est venue l’idée d’écrire votre roman « Derniers jours à Alep » ?

 

Le pitch de départ de ce roman, je l’avais en tête depuis très longtemps. Les premiers écrits sont souvent les plus personnels. Comme mon héros Mathias, j’ai perdu mon père d’un cancer quand j’avais six ans. A cet age-là, il est plus facile de digérer en rêvant un peu que la réalité est peut-être différente… Mais rassurez-vous, tout le reste est le fruit de mon imagination ! Mêler mes personnages à des histoires de terrorisme était bien sûr un moyen de coller à l’actualité mais aussi de m’interroger avec le lecteur sur les décisions extrêmes que l’Homme peut prendre d’une part pour obtenir des réponses et d’autre part pour arriver à ses fins, quelles que soient ses convictions. Et dans ce domaine, la réalité dépasse bien souvent la fiction …

Pourquoi avoir choisi la ville de Alep ?

 

Lorsque j’ai construit le squelette de ce roman, je me suis interrogé sur les revendications de « mes » terroristes et donc sur leurs lieux de replis. Alep et la Syrie étaient bien sûr d’actualité mais je ne voulais surtout pas faire de ce livre un propos religieux. Une autre idée a alors germé, sans trop en dévoiler, disons que le fameux savon d’Alep tient un rôle important dans ce roman !

 

Des personnages qui m’ont énormément marqué, Mathias et Al Mansour, pouvez vous nous en parlez ?

 

J’aime beaucoup ces deux personnages. Mathias, c’est le gars qui se retrouve embarqué dans une histoire de fou. Il a mis le doigt dedans et il ne peut plus faire marche arrière. Je pense qu’on peut tous se retrouver un peu dans un personnage comme celui-là et mon objectif avec lui c’était que le lecteur se pose la question « merde, qu’est-ce que je ferai à sa place? ». Al Mansour est un personnage plus complexe, il est difficile à cerner et là aussi, c’était l’objectif. J’ai sans doute mis un peu de moi dans ces deux bonhommes …

 

Avez vous une anecdote sur votre roman à partager avec vos lecteurs ?

 

 

Figurez-vous que j’ai écrit le premier jet de ce roman entièrement avec un bon vieux crayon et du papier. Quand je me suis lancé, j’avais le sentiment que la rédaction « filerait » mieux à la main que sur un clavier. La conséquence c’est qu’après, il faut rajouter un délai non négligeable pour tout retaper… J’ai revu ma copie depuis, maintenant, je tape tout en live !

 

 

Quelle musique accompagnerait le mieux votre roman ?

 

 

J’ai eu plusieurs périodes pendant l’écriture de ce roman où je mettais de la musique. J’ai des goûts musicaux assez variés mais si je veux accompagner mon écriture, j’évite les chansons dont je connais trop les paroles sinon je me mets à fredonner et j’avance plus ! Donc je mets plutôt des musiques « d’ambiance ». J’ai pas mal écouté Ludovico Einaudi (une de ses plus connues est la BO d’ »Intouchables ») et le requiem de Mozart pendant la rédaction de Derniers Jours à Alep.

Comment écrivez-vous ?

 

Arf… ça c’est le plus compliqué… Je pense qu’on est beaucoup dans ce cas-là, c’est parfois compliqué d’allier écriture, boulot et vie de famille. Alors j’essaie de rentabiliser les « temps morts ». En fait, maintenant, une bonne partie de mes écrits se font le midi sur la pause repas. Je mange vite fait une salade ou un sandwich et je prend trois petits-quarts d’heure pour écrire dans la voiture… Ça oblige à se mettre très vite dans l’histoire, mais l’un dans l’autre, j’arrive à avancer quand même. Mais c’est vrai aussi que quand j’arrive à me poser une paire d’heures le week-end dans le bureau, c’est plus efficace!

 

 

Quels sont vos écrivains préférés ? Et quel est votre livre de chevet actuellement ?

 

 

Vaste question ! J’ai eu plusieurs périodes en fait dans ma « vie de lecteur ». J’ai beaucoup lu de SF quand j’étais ado, des classiques du genre: Herbert, Bradbury, Hamilton ou Simmons. C’est d’ailleurs peut être des gars comme Dan Simmons qui m’ont amené vers le polar, il fait partie des auteurs capables d’exceller dans plusieurs genres. J’ai eu une période Chistian Jacq aussi ! Ma grand-mère était fan et on partageait un très fort attrait pour l’Egypte ancienne (Heureusement, je ne suis pas allé jusqu’à partager sa passion pour les Harlequins ! A son décès, on en a eu plus de 4000 à débarrasser… merci Emmaüs !) En mûrissant, je suis venu au polar et au thriller en dévorant les Chattam ou Thilliez par exemple ou les block buster américains comme Coben ou Crichton.

En ce moment je termine le Loup Peint de Jacques Saussey avant d’attaquer Christophe Dubourg (au sens figuré ;-)!)

 

Quel est votre premier lecteur, ou première lectrice quand votre roman est terminé ?

 

 

Mon épouse, Marie. C’est elle qui a su en premier dans quoi je me lançais (même si je l’ai gardé un peu secret au début, le temps de savoir vraiment où j’allais mais elle a fini par me griller !). Ensuite c’est resté notre petit secret jusqu’à ce que le point final soit mis (même les garçons n’ont rien dit !). Je ne lui ai fait lire que lorsque j’ai eu fini la première relecture, je ne voulais pas lui gâcher l’histoire s’il y avait eu trop de modifications. Et avant de le faire lire plus largement, j’avais besoin de son avis. Je savais qu’elle me dirait franchement si je devais ranger mes crayons ! Mais heureusement, ça lui a plu. Ensuite mes autres bêtas-lecteurs sont mes frères et belles-soeurs.

 

 

Quels sont vos films préférés ?

 

Là aussi, j’ai des goûts plutôt éclectiques ! Dans la famille des films vus et revus dont je peux citer les dialogues, on va retrouver pèle-mêle « Les Bronzés » (1 et 2, pas 3…), « Le Père-Noël est une ordure », « Star Wars » ou « Full Metal Jacket » par exemple … J’aime beaucoup aussi les films de Fincher et Soderbergh. En fait je suis assez bon public, je ris facilement devant les comédies, même bien lourdes, et il n’y a pas beaucoup de films auxquels je n’accroche pas un peu (à part Tom Cruise, lui j’y arrive pas…)

Le concierge est curieux ! Êtes-vous en train d’écrire un prochain roman ?

 

Oui, tout à fait ! En fait, je me suis pas vraiment arrêté. Quand Derniers Jours était en relecture à droite ou à gauche ou parti en quête d’éditeurs, je me suis tout de suite plongé dans autre chose plutôt que d’attendre à rien faire. Je suis dans la phase de relecture de mon second roman, un polar.

 

 

Qu’aimes tu dans les romans d’espionnage ?

 

Etre surpris ! Mais en fait, je ne suis pas un spécialiste du roman d’espionnage. J’écris et je lis ce qui me fait envie sans chercher à rester enfermer dans un style ou un auteur. Ce que j’aime surtout, c’est le jeu des apparences et la mise en scène des vices que tout le monde cache un peu.

 

Quel sera le mot de fin de cette interview ?

 

J’aimerais bien trouver un bon mot ou une bonne vanne pour finir sur cette dernière question mais en fait j’avoue que le seul mot qui me vient spontanément c’est merci.

Merci French Pulp pour ce que je vis depuis quelques mois,

Merci Richard pour ce très agréable entretien,

Et merci aux lecteurs de découvrir ma plume!!