« Répercussions » de Mr Xavier Massé IS Edition

Bienvenue sur le divan

Aujourd’hui je vais vous parler d’un premier roman, un coup de cœur énorme car j’ai trouvé vraiment original.

« Répercussions » de Mr Xavier Massé chez IS Edition.

Kévin amnésique partiel et séquentiel se retrouve au coeur d’un braquage … 3 millions ont disparus … Tout semble l’accuser et Kévin ne se souvient de rien … Est-il coupable ? Innocent ? Que s’est-il passé ? Est-il victime d’une machination ? Où est passé l’argent ? Il va tout faire pour essayer de se souvenir, mais comment faire lorsqu’on est amnésique ?

Un rythme soutenu sans aucun temps mort, une intrigue qui tient la route et qui sort des sentiers battus, une course à la vérité, une tension qui va crescendo, une écriture maîtrisée et dynamique.

Un premier roman qui m’a scotché vraiment, une belle maîtrise et plein d’humour qui font du roman une vraie belle réussite, je vous recommande ce roman absolument.

Je vous souhaite une bonne semaine à tous.

Bienvenue sur le divan du concierge ! Ma première question pour mieux te connaître : peux-tu te présenter aux lecteurs et lectrices qui ne te connaissent pas ?

Alors c’est parti je m’installe dans le canapé! Tout d’abord je tiens à te remercier. Car, quand je vois la liste des auteurs qui sont passés par là, me retrouver dans ton divan est tout simplement énorme !

Je m’appelle Xavier Massé, j’ai 39 ans et je vis à Ville sous Anjou (ça parle à tout le monde j’en suis sûr !) Cette ville en pleine campagne se situe à 50KM en dessous de Lyon. J’y suis installé depuis 10 ans avec mon amie, mon fils et mon gros boxer.

J’ai passé un Bac S et j’ai tenté un DUT en génie civil. Mais pas très passionné par les cours de « béton », au bout d’un an je suis parti et j’ai effectué mon service militaire dans la gendarmerie.

Par la suite j’ai passé un concours et je suis rentré à la SNCF comme conducteur de train. Quelques années plus tard j’ai passé des examens pour travailler dans la gestion des trains. Aujourd’hui je suis cadre et travaille pour le FRET Sncf.

Comment es-tu venu à l’écriture ?

Alors on va dire très tardivement. Je dirais même il y a 4 ans. A vrai dire, auparavant je n’y pensais pas. J’étais un gros sportif (les entrainements, les matchs le week-end…) rajouté au boulot et à la vie de couple, tout ça ne laissait guère de place à l’écriture.

Au fond de moi, j’avais toujours quelque chose qui bouillonnait. Mais rien ne me lançait à écrire. Et puis il faut dire je suis un fondu de cinéma depuis tout petit. Comme déjà évoqué dans des articles, je suivais mon frère dans sa passion et ses petites aventures de court métrage. Très jeune (5 ans) je regardais des films dirons nous interdit pour un gamin de cet âge.

Et puis un jour il y a eu des travaux sur la ligne SNCF, qui m’emmenait au boulot tous les jours. D’un voyage de 30 minutes, j’étais passé à quasiment 1h. (soit 2h/J). Au début et comme d’habitude, je matais des films dans le train. Mais après avoir écoulé mon stock rapidement, et surtout n’ayant pas envie de dormir…j’avais cette idée de scénario qui me trottait dans la tête. Et je me suis dit : «…et pourquoi pas… ».

Alors j’ai commencé à écrire. Et depuis la première page, c’est devenu une drogue et je voulais allez jusqu’au bout. Au final, je peux presque dire que c’est la SNCF qui m’a donné m’envie d’écrire J

Comment t’es venue l’idée d’écrire « Repercussions »

Alors cette idée n’est pas venue tout de suite. Au départ c’est l’idée du braquage insolite qui me plaisait.

Puis au fur et à mesure de l’écriture, ce sont surtout les rebondissements liés les uns aux autres qui m’ont donné l’idée de Répercussions.

Ce que je veux dire, c’est que rien n’était ficelé au départ de l’écriture. J’étais plus parti sur un délire. Et plus j’avançais et plus je rebondissais. Et à chaque fois que je rajoutais un élément, tout se complexifiait.

J’adorais la tournure que prenait mon roman. Mais le « hic » dans l’écriture c’est de ne pas se perdre. Et croyez-moi j’ai dû faire des plans dans ma chambre pour m’y retrouver !

 

Parle nous de ton personnage principal : Kevin White, ton personnage est super réussi.

Ah ah !! Rien que le nom est un délire… Alors pour le prénom, je voulais un passe partout et qui sonne bien. J’ai toujours trouvé ce prénom sympa et il s’apprête bien à mon personnage.

White : ça c’est pour l’anecdote du film « Réservoir Dog » : Mister Pink, Mister Black, Mister White…

Je vous le dit, au départ tout partait d’un délire de référence cinématographique.

Pour son caractère, au début je voulais d’un gars sympa. Et très rapidement, on s’identifie à son personnage. Soit pour mieux le faire vivre…ou soit parce qu’au fond, il y a toujours « du nous » dans notre personnage.

Oui sans blaguer, j’ai beaucoup de similitudes avec Kevin. Son humour un peu décalé, sa naïveté parfois faite exprès.

Et ce qui me plaisait le plus c’est d’avoir un gars complétement décalé sur le fond de l’histoire. Je trouve que ça donnait du piment à l’histoire.

J’aime bien les enquêteurs tu peux nous en parler ?

Alors eux c’est pareil…un bon délire. Mais ils ont plus été créés à la façon de Kevin. J’ai plus trop de souvenirs sur le détail de leurs créations. Mais je voulais qu’ils soient vus selon Kevin, car ça renforçait les traits de caractère de notre ami amnésique.

Par contre je voulais 2 flics bien différents. Mais ça c’est le gamin fou de cinéma qui a vu trop de films avec des duos de flics.

L’idée de L’Amnésie t’est venue comment ?

Dès le début. En fait il était le maillon essentiel de l’intrigue. Pour moi, tout le principe d’un braquage réussi est quelque chose de spectaculaire. Mais si vous rajoutez dans votre gâteau, aucun témoin, aucun braqueur et que le seul potentiel suspect est amnésique…vous avez votre cerise !

Mais je ne voulais pas parler d’amnésie simple. (Comme si l’amnésie était simple !lol). J’avais vu un film « Mémento » qui à l’époque était un film magistral en terme de scénario. J’avais adoré cet espèce de retour en arrière par chapitre.

Pour moi jouer sur une amnésie partielle était la clef pour travailler sur tous les rebondissements. Malheureusement elle était aussi l’idée la plus complexe qui soit, pour arriver à imbriquer toute l’histoire.

As-tu une anecdote à partager avec nous sur ton roman ?

Même 3 !

La première en référence au livre, j’avais posté plein de post-It sur le mur de ma chambre pour me retrouver dans l’histoire…comme quoi on ressemble toujours à son personnage J

La deuxième, c’est ma femme…elle n’a toujours pas lu mon roman !

La troisième : j’étais et je suis toujours nul en français… Même mes anciens professeurs n’en reviennent pas d’avoir écrit un roman ! (moi non plus d’ailleurs !)

 

Quelle musique accompagnerait le mieux ton roman ?

 

Facile ! Elle est dans l’histoire : Paint in black des Rolling Stones.

Alors elle me fait penser à trois films exactement. Même si son origine cinématographique était la série l’Enfer du devoir.

J’ai en tête le film Hypnose avec Kevin Bacon et le film de Full Metal Jacket et l’associé du diable avec Al Pacino et K. Reeves.

Devient-on auteur de thrillers pour exorciser ses envies de meurtre ?

Très bon !!! Ben…je n’espère vraiment pas !! Mais je pense à l’inverse qu’un bon meurtrier peut être un bon auteur de thrillers.

Comment écris-tu ?

Par la force des choses le soir. Car je me lève super tôt le matin pour aller bosser et le soir je m’occupe de mon garçon de 3 ans. (Il faut en profiter un max !!!) Donc il ne me reste qu’un petit créneau.

Il est vrai que lorsque j’ai écrit Répercussions, je n’avais pas d’enfant. Donc ça me laissait un peu plus de temps.

 

Quels sont tes écrivains préférés ? Et quel est ton livre de chevet actuellement ?

Je n’en ai pas beaucoup. Pour la simple et bonne raison que je ne lis pas beaucoup et je suis super sélectif.

Je vais dire Harlan Coben. Je m’y retrouve bien, l’écriture est simple et il y a toujours un bon scénario avec une claque finale que tu ne vois jamais venir.

« Tchoupi et Petit loup » sont mes livres actuellement avec mon fils. Ça pète comme lecture !! J Je ne trouve aucun temps pour lire. Et si j’en trouve, je le consacre pour avancer dans l’écriture.

Quel est ton premier lecteur, ou ta première lectrice, quand ton roman est terminé ?

Ma mère, ma sœur et ma belle-sœur.

J’ai une autre anecdote qui me vient. J’ai perdu mon père d’une maladie foudroyante quelques jours après avoir terminé mon livre. Il ne l’a pas lu et il ne savait même pas que j’écrivais une histoire.

C’est mon plus grand regret. Car passionné aussi par les bons films, je pense qu’il aurait adoré.

VOILA ! J’ai pété l’ambiance ! Bravo Xavier et merci !! LOL. Non sans blaguer c’est le pourquoi qui explique cela. L’avis de ta famille est deux fois plus important.

 

Quels sont tes films préférés ?

Olala !!! J’en ai plein ! La soupe au choux et les Goonies ! Ok je sors !

Alors on va dire : Seven, Alien, La guerre des étoiles, Retour vers le futur, Inception… il y a de tout. (Mais je t’avoue que j’ai adoré les Goonies !!)

Le concierge est curieux ! Es-tu en train d’écrire un nouveau roman ?

Il est en cours de correction… Mais je ne maitrise pas l’avis de mon éditeur si celui-ci sera édité. (Harald Bénoliel président de chez IS Edition que j’embrasse !) et j’ai 2 autres scénarios dans ma tête. (Un qui est déjà, très très ficelé et il ne me manque plus que le temps pour le démarrer et un autre que je commence à construire)

Quel sera votre mot de fin pour cette interview ?

Merci est le premier mot qui me vient. Si j’avais imaginé un jour qu’on me demande une interview…

Répercussions est une superbe aventure. Elle n’est pas finie et je prends les choses comme elles viennent sans me prendre la tête. J’espère que je vivrais encore d’autres aventures avec d’autres romans.

En tout cas je remercie tous ceux qui m’ont soutenu, encouragé. L’ensemble des lecteurs, bloggeurs, chroniqueurs qui vous font voyager sur les réseaux.

On écrit pour soi avant tout, c’est vrai. Mais par la suite on a envie de faire découvrir son roman. De voir si le chemin que l’on a pris est le bon. Alors on se jette à l’eau…

 

Merci à Richard Contin pour cette interview. C’est comme les bonbons et les gâteaux…il y a toujours un gout de « reviens-y ».