Mme Katia Campagne pour son roman IVM tome 1.

Bonjour à tous sur le divan cette semaine nous accueillions Mme Katia Campagne pour son roman IVM tome 1.

Un magnifique roman sur la Manipulation et vraiment très bien réussi.

Un thriller psychologique époustouflant qui nous happe du début à la fin.

Enquête très bien menée, de très nombreux rebondissements qui m’ont surpris vraiment.

Je vous recommande fortement ce roman que j’ai lu en quelques jours.

Voici un résumé de son roman :

L’histoire commence au Canada. Eléane six ans, fuit les violences de son père : Son seul tort : être née fille. Sa mère pour se sortir de cet enfer s’enfuit avec elle, en abandonnant son frère Allan au main de ce père violent et embrigadé dans une secte masochiste, pensant que son statut de mâle le protégera. Eléane et sa mère commence une nouvelle vie en France, mais Eléane n’a pas oublié son frère déclaré mort dans un incendie, et survit difficilement. Un jour, un garçon prénommé Andrew l’aborde. De là, va naître entre eux une relation au-delà de ce qu’ils imaginaient. Au-delà de l’extraordinaire.

 

Je vous souhaite une bonne semaine et à bientôt pour de nouvelle séance de psychanalyse .

 

 

 

Bienvenue sur le divan du concierge! Ma première question pour mieux vous connaître. Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs et lectrices qui ne vous connaissent pas ?

 

Un grand merci de m’y avoir invitée sur ce divan ! Je veux bien un café du coup ! Pour ceux et celles qui ne me connaissent pas, je suis addict au café, je suis aussi une maman de trois enfants qui a toujours eu la passion de raconter des histoires, tout en ayant une trouille effroyable de les faire lire. C’est à l’aube de la quarantaine que j’ai décidé de me laisser et depuis je ne m’arrête plus.

 

Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

 

Une sorte de thérapie, un besoin de sortir les histoires que j’avais dans la tête et qui me revenaient sans cesse, comme une rengaine. Quand je commence à avoir une idée, elle a tendance à venir me titiller jusqu’à ce que je la couche sur le papier.  Je mets beaucoup de moi, de mes émotions dans mes romans, ce n’est pas juste des histoires que j’invente, il y a toujours quelque chose derrière.

 

Comment vous est venue l’idée d’écrire « IVM » ?

 

à la base (il y a très longtemps), je souhaitais raconter l’histoire d’un frère et d’une sœur dont l’amour transcende tout. Quelque chose de beaucoup plus fantastique. Dans le premier jet qui a une bonne vingtaine d’année, je n’y parlais pas de secte, juste d’une séparation. La famille est quelque chose de très important pour moi. Que ce soit celle du cœur ou du sang, elle est un pilier qui me permet d’avancer.

 

Pouvez-vous nous parler du parcours du combattant du roman niveau autoédition pour être publié ?

 

Je ne dirais pas que c’est à proprement parler un parcours du combattant. Un parcours oui mais dans lequel beaucoup de chose est possible, avec du travail et de la patience. Il y a beaucoup d’étapes dans l’autoédition, la couverture, la correction, l’édition et la pub, qui sont à la fois jouissives et rébarbatives parfois. On a la sensation de tout contrôler mais on peut faire beaucoup d’erreurs. C’est un parcours long, qu’on apprend chaque jour à maîtriser un peu mieux.

 

 

Le thème des sectes, de l’endoctrinement, les violences, les sacrifices, on se demande parfois comment les gens peuvent se laisser convaincre ?

 

On se demande effectivement ! C’est quelque chose qui me fascine et qui m’effraie en même temps. Cette facilité qu’ont certaines personnes de manipuler les autres au point qu’elles renoncent à leur propre vie. Quand j’ai préparé IVM, j’ai lu énormément de témoignages  qui font froid dans le dos. Des personnes qui tournaient le dos à tout ce qu’ils avaient connu, qui offraient leurs enfants sans vergogne aux membres de la secte et qui trouvaient cela totalement naturel.  Les manipulateurs ont le don d’appuyer sur ce qui fait mal, de trouver la faille, ils s’en servent en se plaçant comme des sauveurs, promettent une nouvelle vie remplie de bonheur. Il y a un mot qui résume assez bien cela : déprogrammation. Lorsque qu’un adepte est sorti d’une secte par sa famille, on parle de déprogrammation de l’esprit. Violent et sans équivoque.

 

Le fil conducteur de ce thriller c’est La manipulation mentale

C’est l’amour… Jusqu’où peut-on aller pour ne pas perdre celui ou celle qu’on aime. Jusqu’où peut aller une mère pour protéger son enfant, ou un frère pour retrouver sa sœur. La manipulation mentale est un instrument dont je me sers pour masquer ce besoin irrépressible d’amour. Même mon tueur psychopathe n’y résiste pas.

 

Avez-vous une anecdote à partager avec nous sur votre roman ?

 

Oui ! En salon, une lectrice a été très surprise que j’ai des enfants !! Je vous rassure ils vont très bien :)

 

 

Quelle musique accompagnerait le mieux votre roman ?

 

Je peux demander l’aide d’un ami ? J’ai quelques musiques qui m’accompagnent quand j’écris mais je ne sais pas si elles déterminent mon roman. On m’a conseillé l’intro de Twin Peaks d’Angelo Badalamenti.

Devient-on auteur de Thrillers pour exorciser ses envies de meurtre ?

 

Peut-être !!! Mais c’est risqué comme réponse !! Dans la vraie vie je suis plutôt une sentimentale dotée d’une empathie débordante, donc très loin de la psychopathe qui aime taillader les gens. J’exprime plutôt ce qui me fait peur au travers de mes romans, cette violence qui sommeille en chacun de nous et peut nous déborder lors d’un événement traumatisant. Quand je crée un psychopathe, je pars du principe qu’on ne naît pas tueur. On le devient par la force des choses, par les coups pris. J’aime rechercher, imaginer ce qui l’a fait devenir comme ça et très souvent cela passe par une forme de violence.

 

Comment écrivez-vous ?

 

J’ai deux petits bambins de trois ans, j’écris donc quand ils me laissent du temps. Essentiellement le soir, voir jusque tard dans la nuit et parfois pendant leur sieste. Je n’ai pas de bureau, j’écris donc au gré de mes envies sur ma table de cuisine, dans un transat ou dans mon lit !

 

 

Quels sont vos écrivains préférés ? Et quel est votre livre de chevet actuellement ?

 

Je reste attachée à Stephen King que j’ai découvert dans mon adolescence et qui m’a à l’époque procuré quelques frissons. Je me suis diversifiée en vieillissant et je lis avec plaisir RJ Conelly, Grisham ou Vargas. Depuis que je suis autoéditée je lis énormément de copains. (Nick Gardel, Sandrine Destombes) En ce moment je lis le dernier de Michael Fenris Aaverhelyon, un roman fantastique au nom imprononçable !!

Quel est votre premier lecteur, ou première lectrice quand votre roman est terminé ?

 

Mes correctrices ! Trois copines qui me détestent pendant quelques semaines avant la version finale.

 

Quels sont vos films préférés ?

 

J’en ai beaucoup !  J’aime particulièrement la série Alien, Seven, Usual suspect aussi. Et comme je ne suis pas que fan des thrillers sanglants et films fantastiques, j’adore Love Actually et Moulin rouge. C’est mon côté fille qui s’exprime.

 

Le concierge est curieux ! Pouvez vous nous parlez de votre nouveau roman ?

 

Kuru c’est l’histoire d’un gentil virus guinéen qui pousse les gens à se manger entre eux. C’est à la base un virus existant dont la durée d’incubation peut être très longue, c’est ce qui m’a fasciné !  Certains cas se sont déclarés cinquante ans après l’interdiction du cannibalisme. D’une manière machiavélique je l’ai déplacé en France, dans la campagne chartraine que je connais bien puisque j’y habite, pour lui faire vivre une aventure horrifique à tendance zombie. Mais sans tomber dans le trop fantastique, j’aime bien rester sur le bord.

Quel sera votre mot de fin pour cette interview ?

 

FIN. Ce n’est pas de moi pardon, c’est un ami qui me l’a conseillé. Comme mot de la fin je dirais merci. Merci de vous intéresser aux auteurs peu connus qui se laisse porter par l’idée folle d’écrire. Sans des personnes comme vous, nous ne pourrions exister