Mme Johana Gustawsson pour son roman « Mör » chez Bragelonne Thriller.

Cette semaine nous accueillions sur le divan la Lauréate de la quatrième édition du Prix du Balai de la Découverte 2016 Mme Johana Gustawsson pour son roman « Mör » chez Bragelonne Thriller.

Son premier roman Block 46 m’avait totalement convaincu, mais son deuxième m’a apporté la confirmation de son grand talent.

Un roman rythmé, une intrigue super bien ficelé, des personnages crédibles et une force d’écriture vraiment réussie.

Je confirme que Mme Gustawsson fait maintenant parti des grands écrivains de Thriller.

Efficace jusqu’au bout , vous passerez un agréablement moment de lecture.

Voici un résumé du roman :

 

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande. 

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.

Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.

Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

 

Je vous souhaite une bonne semaine, la semaine prochaine une interview exclusive d’un écrivain Australien qui m’a énormément touché.

 

 

 

Bienvenue pour la deuxième fois sur le divan, ma première question concerne Le Prix du Balai de la Découverte 2016, quels sont tes impressions sur ce prix et tes souvenirs ?

 

C’était un moment fort, riche en émotions. J’ai beaucoup apprécié la soirée organisée autour du prix, qui nous donne l’occasion de célébrer notre travail avec d’autres passionnés, lecteurs et auteurs. Une formidable soirée. Merci pour ce prix qui m’a énormément touchée…

Comment tes venu l’idée de ton second roman «  MOR » ?

 

C’est en me promenant à St Katharine Docks, à Londres, après une visite à une fête de Noël avec mon fils, qui, épuisé, dormait dans sa poussette, que j’ai eu l’idée de Mör. En me promenant dans le coquet port de plaisance, j’ai tout de suite imaginé des femmes dépecées, abandonnées sur le pavé ! Oui, je sais, j’ai un esprit particulièrement tordu, mais tout a vraiment commencé comme cela ! Je me suis ensuite documentée sur le district de Tower Hamlets et j’ai découvert que le quartier de Whitechapel, où avait sévi Jack l’éventreur, en faisait partie. J’ai donc lu sur le sujet, et lorsque j’ai vu qu’un des victimes de Jack avait vécu à Torslanda, pas très loin de Falkenberg, où mes intrigues sont basées, je n’ai pas résisté : je ne pouvais pas laisser passer une telle occasion !

Grâce à des chapitres courts et nerveux qui alternent à la fois les lieux et les narrateurs, tu arrives magistralement à nous envoûter, explique nous ton travail niveau écriture.

 

Je n’ai pas le sentiment de travailler dans une certaine direction. Écrire c’est un peu comme la respiration, un souffle : il s’accélère ou s’apaise en fonction de notre état…

 

Comment s’est passé tes recherches sur le Cannibalisme ?

 

Elles ont été passionnantes ! J’ai étudié le cannibalisme sous toutes ses formes et son symbolisme m’a tout particulièrement intéressée et je me suis rendue compte que le thème était d’ailleurs très présent dans la littérature, comme chez Voltaire ou Jonathan Swift. Évidemment, la partie la plus effroyable a concerné les tueurs en série cannibales : des histoires plus inhumaines et barbares les unes que les autres. Le meurtre cannibale d’une étudiante néerlandaise par Issei Sagawa à Paris en 1981 m’a particulièrement marquée…

 

J’aime également toujours dans ton roman ce voyage entre l’Angleterre et la Suède.

 

Ce voyage est un peu à l’image de ma famille : mon mari est suédois et nous vivons à Londres ; la culture scandinave est extrêmement présente à la maison et encore plus depuis la naissance de mon fils, qui parle également le suédois.

 

 

Quelle musique pourrait être complémentaire à ton roman ?

 

Mör traverse tellement d’époques et de lieux qu’il faudrait une playlist complète ! Au moment des recherches, j’écoutais beaucoup Lisa Ekdahl, une chanteuse de jazz suédoise, peut-être qu’elle peut aussi vous accompagner au moment de votre lecture ?

 

As tu une Anecdote à nous raconter sur ton roman ?

 

Le roman devait s’appelait Mor, qui signifie « mère » en suédois ; mon éditrice m’a dit : « avec un tréma sur le « o », ce serait mieux ! » Je lui ai répondu : « ça tombe bien, Mör signifie « tendre », lorsqu’on parle de viande ! »

 

Devient-on auteur de thriller pour exorciser ses envies de meurtre ?

 

C’est très possible ! En tous cas je suis certaine que c’est un processus très cathartique ! Tuer sur le papier me rend plus sereine au quotidien !

 

 

Comment vois tu évolué ton duo d’enquêtrice dans tes prochains romans ?

 

Elles vont de plus en plus révéler d’elles et de leur vie privée ; je n’en dirai pas plus !

 

Quel est ton livre de chevet actuellement ?

 

 Un livre sur le franquisme, pour préparer le bouquin numéro trois, ainsi qu’un livre du profileur John Douglas intitulé « Journey into darkness ».

 

 

Quels sont tes films préférés actuellement ?

Je suis en train de regarder la formidable série sur le procès d’OJ Simpson, merveilleusement interprétée. Passionnante.

O.J. Simpson shows the jury a new pair of Aris extra-large gloves, similar to the gloves found at the Bundy and Rockingham crime scene 21 June during his double murder trial in Los Angeles. Depety Sheriff Roland Jex(L) and Prosector Christopher Darden(R) look on. AFP PHOTO / AFP / POOL/Vince BUCCI

 

 

Quel a été ton premier lecteur ou lectrice quand ton roman est terminé ?

 

 Mon père le lit chapitre après chapitre et ma sœur le découvre une fois terminé : ils sont implacables !

 

 

Comment tes venus la recette «  Lobes à ma façon » ?

 

 De mon imagination morbide, perverse et alambiquée ! Je ne suis vraiment pas une fille fréquentable !

 

 

Comment est tu partit sur les traces de Jack L’éventreur, as tu fait des recherche et vu les endroits des crimes ?

 

Je comptais tout d’abord aller sur place, mais en lisant un livre sur les lieux des meurtres de l’Éventreur, je me suis rendu compte que la plupart avaient énormément changé et certains n’existaient même plus… Je me suis donc plongée dans les livres des spécialistes sur le sujet, les journaux de l’époque ainsi que des ouvrages sur la vie quotidienne durant l’époque victorienne. C’est après que je suis allée me balader dans le Londres du Ripper avec mes recherches en tête…

 

Quel sera votre mot de fin pour cette interview ?

 

Merci. Un colossal MERCI pour le Prix du Balai de la Découverte et un gigantesque MERCI aux lecteurs grâce à qui j’ai pu écrire Mör et me lancer maintenant dans la troisième enquête de notre duo d’enquêtrices.