LYNWOOD MILLER deMme Sandrine Roy chez Lajouanie Edition

Voici un roman qui a retenu mon attention. Du suspense, des rebondissements, de l’amour, beaucoup d’action, mélangez tout ça et vous obtenez « Lynwood miller » de Mme Sandrine Roy chez Lajouanie Edition.

Des personnages hauts en couleurs bien réussis.

En outre, cela change aussi, de tous les romans policiers habituels que je lis, il n’y a pas d’hémoglobine, pas de cadavres découpés, non, juste une enquête pour découvrir le passé d’un des protagonistes. C’est une preuve que l’on peut faire un bon roman sans 40 macchabés en mille morceaux.

Un bon millésime que ce roman et j’en redemande !

Second opus Lynwood Miller, retour des aventures en mars 2017

Voici un résumé du roman :

Elle est jeune, belle et capable de déplacer des objets à distance et de guérir par l’imposition des mains.

On cherche à la tuer.

Il est beau, américain et coule une retraite paisible et prématurée dans les montagnes françaises. Lynwood Miller est un ancien des forces spéciales. Il veut la sauver.

Ils se sont rencontrés dans des circonstances peu communes : deux malfrats avaient kidnappé la belle et projetaient de l’exécuter. Pas de chance, ils opéraient à deux pas de la bergerie de l’ancien soldat…

Gravitent autour de ce duo, deux psychiatres allemands au passé chargé ; un jeune hacker un brin introverti partageant son temps entre balades en montagne et curieuses missions à travers le monde ; une brigade de policiers d’outre-Rhin ; un commissaire français débonnaire et un sacré nombre de gens bien décidés à faire disparaître définitivement l’héroïne.

Je vous souhaite une bonne semaine et vous donne rendez vous pour le sud de la France la semaine prochaine.

 

Sur le divan du Concierge masqué :

 

Bienvenue sur le divan du Concierge. Ma première question me permet de mieux vous connaître. Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs et lectrices qui ne vous connaissent pas ? Comment êtes-vous venue à l’écriture ?

 

Tout d’abord, c’est un réel plaisir de figurer parmi les auteurs choisis par le Concierge masqué, je vous remercie donc pour ça. Ensuite, il est très difficile de parler de soi, je parle beaucoup mieux des autres. Mais ce que je peux dire, c’est que je suis quelqu’un de positif qui aime les gens et la vie. Je fuis les pessimistes et j’essaie toujours de voir les qualités des gens avant leurs défauts ; ce qui me joue des tours, mais ceci est une autre histoire. Je travaille dans un collège où je côtoie tous les jours des adolescents qui font mon bonheur.

L’écriture est venue très tôt. Dès l’âge de huit ans, je commençais à rédiger sur des cahiers en disant très sérieusement que j’écrivais un roman. Je n’ai jamais cessé depuis.

  Comment vous est venue l’idée d’écrire Lynwood Miller ?

 

Plusieurs personnages de ce roman existent depuis plusieurs années dans ma tête et sur le papier. Mais bizarrement, Lynwood en lui-même est apparu d’un seul coup et a été le déclic qui a donné vie au roman éponyme. J’avais envie de me placer du point de vue d’un homme, chose que je n’avais jamais essayé avant. Et comme j’ai une réelle passion pour la langue anglaise et les séries américaines, un héros de cette nationalité, c’était juste naturel.

 

Je voudrais que vous nous parliez de vos personnages que vous avez réussis magistralement : Lynwood Miller, Eli. Comment les avez-vous créés ?

 

Comme je le disais précédemment, Eli par exemple, même si elle a porté plusieurs noms au fil du temps, existe depuis très longtemps. Elle a toujours été énigmatique. Il lui fallait un protagoniste qui soit son opposé. Un militaire, c’était vraiment parfait. Le bad boy et la fragile Eli ne pouvaient que s’attirer.

Je commence toujours par avoir un personnage qui me trotte dans la tête. Le processus de création, chez moi, se fait d’abord par les personnages. Je leur donne un nom, un prénom, un passé qui n’est pas figé, et c’est à partir de ces êtres que se forge l’intrigue ; de leur interaction. Mes personnages ont une vie propre, un langage qui leur est propre aussi. Par exemple, Simon a toujours une phrase drôle qui fuse de mon stylo, je ne le maîtrise pas. Alors que Lynwood a le don d’attirer les situations dangereuses et Eli les mystères.

Votre roman mélange les genres et bouscule les codes et c’est bien vu, vraiment. Tout autant policier mêlant quête et enquête, il aborde le surnaturel et insère une histoire d’amour, non ?

 

Quand j’ai commencé la rédaction du tome I de Lynwood Miller, je sortais d’une période de dix ans durant laquelle je ne lisais quasiment que de la « fantaisie ». C’est un genre qui a l’avantage de vous transporter bien loin de votre quotidien et quand je lis, j’aime être embarquée dans un ailleurs, à des lieues du trivial. J’avais lu très peu de polars – je me suis rattrapée depuis !- je n’ai donc pas été influencée par qui que ce soit. L’intrigue policière est venue naturellement et j’avoue ne pas concevoir un roman sans histoire d’amour. L’aspect surnaturel représenté uniquement par le personnage d’Eli, n’est pas un étalage de pouvoirs paranormaux. C’est juste ainsi qu’elle m’est apparue, c’est difficilement explicable. L’un dans l’autre, ça a donné un livre où en effet, les genres se mêlent mais je l’espère, de façon harmonieuse.

 

 

Avez-vous une anecdote sur votre roman à raconter ?

 

Pas mal de collègues au travail de mon mari ont lu ce roman et il n’est pas rare que l’un d’entre eux s’adresse à lui en l’appelant Lynwood. Lui et moi trouvons cela très amusant.

 

 

Pouvez-vous nous parler de votre roman bientôt publié « Lynwood Miller, Pas de printemps pour Eli », chez Lajouanie éditions ?

 

Le 2ème volet de Lynwood Miller est encore plus rythmé. On change de continent, on fait connaissance avec ce qu’il reste de la famille de Lynwood et Eli passe de sales moments. Je sais, je suis cruelle… Je crois que l’on ne s’ennuie pas dans ce deuxième opus. Les détracteurs de Simon et Maurice me reprocheront sans doute de les avoir un peu évincés mais qu’ils se rassurent : ils sont de nouveau bien présents dans la 3ème aventure.

 

Quelle musique accompagnerait le mieux votre roman ?

 

Lynwood et Eli sont pour moi deux diamants à l’état brut. Leur chanson serait donc Diamonds de Rihanna.

 

Devient-on auteur de romans policiers pour exorciser ses envies de meurtre ?

 

Si la question est : ai-je déjà eu envie de tuer quelqu’un ? La réponse est oui (rires). Mais en ce qui me concerne, il me semble que mes histoires ne sont pas vraiment violentes. De toute façon, je crois que tous les auteurs sont plus ou moins schizophrènes. Je n’ai pas dit psychopathes, hein !

 

Comment écrivez-vous ?

 

J’écris quand il fait jour, je suis positivement une diurne. Le cliché de l’écrivain qui passe ses nuits à écrire parce qu’il est insomniaque, ce n’est pas moi ! Je peux écrire sur un canapé, sur une table de cuisine, à la terrasse d’un café ou dans une salle de classe bondée d’élèves, à partir du moment où on ne me parle pas et qu’il n’y a pas de musique, tout va bien. Je ne peux pas écrire à un bureau, dans un endroit qui serait spécifiquement destiné à ça.

 

 

Quels sont vos écrivains préférés ? Et quel est votre livre de chevet ?

 

J’aime vraiment beaucoup trop d’auteurs pour n’en citer que deux ou trois. J’en découvre chaque semaine et je les aime chacun leur tour avec passion. Mais ceux dont j’achète toujours le dernier né sont par exemple : Sam Millar, Jussi Adler Olsen ou Fred Vargas. J’attends aussi avec impatience le dernier de George R.R. Martin de la série A Song of Ice and Fire (oui, je lis en VO).

Quant à mon livre de chevet, c’est délicat. Disons qu’il y a 2 livres que j’ai lu chacun plusieurs fois : Le Grand Meaulnes d’Alain Fournier, et Un Prêtre marié de Barbey d’Aurevilly.

 

Quel est votre premier lecteur ou lectrice quand votre roman est terminé ?

 

Dès mon plus jeune âge, ma mère fut ma première lectrice. Malheureusement, la maladie d’Alzheimer l’empêche à présent de pouvoir lire quoi que ce soit et c’est une grande souffrance. Une de mes amies et collègue professeur de français me lit généreusement quand je termine un tome.

 

 

Quels sont vos films préférés ?

 

Il y en a aussi beaucoup mais ceux que je ne me lasse pas de regarder sont surtout : V pour Vendetta, La Momie 1 et 2 avec Brendan Fraser, les Harry Potter et les Seigneurs des Anneaux.

 

Si vous aviez en face de vous un écrivain que vous admirez énormément, quelle question aimeriez-vous lui poser ?

 

Je crois que si cela arrivait, il faudrait que ce soit lui ou elle qui vienne vers moi parce que je n’oserais jamais. Mais si cela arrivait, je lui demanderais certainement s’il accepterait d’écrire la préface de mon prochain livre (re-rire !)

 

 

Parlez-nous des éditions Lajouanie, une maison d’édition qui monte, qui monte…

 

Dès le départ, leur ligne éditoriale correspondait parfaitement à la série que j’avais à proposer. Tous les auteurs de chez Lajouanie – et j’en ai lu pas mal – ont un style bien particulier et nos romans sont très différents les uns des autres bien que notre point commun soit de ne pas nous conformer aux codes du genre policier.

Jean-Charles Lajouanie est un éditeur attentif et attentionné et Caroline Lainé, la directrice artistique, valorise nos textes avec des couvertures toujours pertinentes et esthétiques.

Quel sera votre mot de fin pour cette interview ?

Je déteste le mot FIN. C’est d’ailleurs pour ça que j’écris une série, pour ne pas avoir à mettre un point final.