La Toile aux Alouettes Livre 1 : l’Inclus de Mme Lou Vernet chez Edition Border Line

Un coup de cœur énorme pour un premier roman original et très bien ficelé jusqu’aux la dernière page.

La Toile aux Alouettes Livre 1 : l’Inclus de Mme Lou Vernet chez Edition Border Line.

Une écriture qui m’a énormément plu et vous voyagerez entre ombre et lumière.

Des personnages que vous n’oublierez pas de sitôt et surtout un roman sans cliché et qui mérite d’être lu.

Mon petit doigt me dit et je ne prends aucun risque que cette auteure fera partie des grands écrivains Français du Polar dans les années à venir.

Je salue vraiment la Maison D’éditions Border Line de nous avoir permis de lire ce magnifique roman.

Voici le résumé du roman :

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle ciselle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rets. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

Je vous souhaite une bonne semaine à tous.

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Bienvenue sur le divan du concierge. Ma première question me permet de mieux vous connaître. Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs et lectrices qui ne vous connaissent pas ? Comment êtes-vous venue à l’écriture ?

 

De la même façon qu’elle est venue à moi…  en écrivant… très tôt. Puis les aléas de la vie ont interrompu notre besoin réciproque avant de revenir en force vers 35 ans. Depuis j’ai écrit plus de 10 romans, 3 recueils de nouvelles, des chroniques… Et mille et une histoires ou chansons que je ne publierai sans doute jamais. Mon lectorat impose le choix :-)

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Comment vous est venue l’idée d’écrire «La Toile aux Alouettes » ?

 

Comme pour chaque histoire. C’est souvent une image, une phrase, une situation qui déclenche la première phrase. Pour ce polar, c’est d’avoir assisté, impuissante, a une manipulation psychologique. Ensuite, l’imagination a pris le relais et a distordu le récit.

 

Vos personnages ont tous des cicatrices du passé, pouvez-vous nous parler de Clara ?

 

Clara est une jeune femme, douce, réservée, un peu effacée. Elle porte un lourd secret, sans le savoir et ne vit pas vraiment sa vie. A la révélation de ce secret, son monde intérieur se fissure et finit par exploser jusqu’à sa rencontre avec Mc Domino. Elle qui n’a jamais eu les moyens de vivre sa vie et de faire ses propres choix va être obligée d’agir. Accepter ou mourir.

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Et puis il y a deux personnage qui m’ont touché : c’est Pierre Blondin et Bastien. Comment s’est passée la création de ces deux personnages  que je ne risque pas d’oublier de sitôt?

 

Honnêtement je ne sais pas.  Mes personnages s’imposent toujours de force au détour d’une situation. Ils arrivent dans l’écriture, se nomment et après je n’ai plus qu’à les suivre. Ils s’emparent de moi avant que je ne retourne la situation à mon avantage et ne réussissent à les contrôler à mon tour. Souvent à la fin seulement !

 

Avez-vous une anecdote sur votre roman à nous raconter ?

 

Celle se découvrir la fin et la révélation du personnage Mc Domino en fin d’écriture. Comme vous lecteurs, je suis baladé par mes personnages et j’écris l’histoire comme vous la lisez. Ce qui demande, dans un second temps, un long travail de réécriture.

 

Les écrivains portent-ils une responsabilité de montrer les disfonctionnements d’une société ?

 

Arrogance de l’écrivain de croire qu’il peut à son niveau changer le monde… Je ne sais pas quelle conscience exacte j’ai de cette responsabilité. Je sais que je dois écrire lorsqu’une situation me touche ou me choque. Ce que je raconte s’impose dans un genre, parfois roman, parfois polar. Et même poème ou nouvelles. Si mes lecteurs y trouvent l’inspiration à revisiter leurs valeurs, pourquoi pas. Mais je ne détiens aucune vérité. Juste une passion qui m’oblige à leur parler…

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Quelle musique accompagnerait le mieux votre roman ?

 

Suis plutôt concert de silence que musique. L’intériorité à sa propre mélodie qu’il faut pouvoir entendre résonner en soi. Je ne sais pas réfléchir en musique. Mais si mes lecteurs ont une idée à me soumettre, je suis preneuse…

 

Devient-on auteur de roman noir pour exorciser ses envies de meurtre ? ;-)

Holala… L’inconscient est trublion… Envie de meurtre je ne sais pas mais régler des comptes avec la vie, certainement… Dans mon travail, c’est le récit qui impose le genre. Ici, le polar, parce qu’il y avait trop de méchant… :-)

 

Comment écrivez-vous ?

 

Ma seule exigence, un temps illimité devant moi pour écrire. Quand je plonge dans l’écriture, plus rien ne doit m’interrompre. Avant je compile à chaque heure du jour et de la nuit des bouts de phrases, d’images, des mots qui font « tilt ». Je laisse macérer longtemps et d’un coup, c’est parti…il me faut écrire.

 

Je lis « Livre 1, L’inclus ». Donc j’imagine une suite à votre roman ?

 

Oui… « Livre 2, La Virgule ». Pas vraiment une suite mais une autre enquête de mon duo de flics. Mais chutt… !

 

 

Quels sont vos écrivains préférés ? Et quel est votre livre de chevet ?

 

Comme ça d’emblée, Karine Giebel, Fred Vargas, Christophe Grangé, Maud Tabachnik, Pierre Lemaitre, Sylvie Germain mais aussi beaucoup de romans et d’essais. Aller sur mon site « louvernet.com », il y a une liste. Car faire des choix, c’est exclure des auteurs qui auraient leur place. Suis trop boulimique et admirative pour me restreindre.

Quand à mon livre de chevet « Le Dictionnaire ». Ma première bible. Grâce à lui, très jeune, le monde est devenu magique.

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Quel est votre premier lecteur ou lectrice quand votre roman est terminé ?

Deux amis correcteurs et une dizaine de personnes autour de moi en qui j’ai confiance. J’ai besoin d’un premier regard critique et non de complaisance.

 

Quels sont vos films préférés ?

 

Presque tous les films de Claude Lelouch et Coline Serreau. Suis une dingue de cinéma. J’y vais 3 à 4 fois par semaine.

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J’ai beaucoup aimé la Préface de Mme Maud Tabachnik. Comment s’est passée la rencontre ?

 

Le plus simplement du monde. Je l’ai abordé dans une soirée après avoir bu 3 verres (lol). Je lui ai expliqué que j’étais une jeune auteure qui publiait son premier polar et que j’envisageais de lui demander de m’écrire une préface. Elle a pris le temps de m’écouter et m’a dit Banco « je lis et si j’aime, je vous ferais une préface ». A priori, elle a aimé, non ?

Photo : Philippe QUAISSE / PASCO

Photo : Philippe QUAISSE / PASCO

Quel sera votre mot de fin à cette interview ?

 

Merci. A la vie, aux rencontres. Aux lecteurs. A tous ceux qui prennent le risque de me soutenir. Aux mains tendues. A l’inspiration. A vous.