Un zero avant la virgule de Mr James Holin chez Ravet-Anceau Edition

Bonjour à tous, première interview depuis fin mai, un plaisir de vous retrouver et de partager ma passion du Polar avec vous.

Et le premier écrivain à prendre place sur le divan en ce mois d’Août Monsieur James Holin pour son roman « Un zero avant la virgule » chez Ravet-Anceau Edition.

Et quel plaisir de retrouver cet écrivain de talent qui a écrit un premier roman de toute beauté que je vous conseille absolument de lire si vous ne l’avez pas fait «sacre-temps de chien ».

http://www.concierge-masque.com/2015/09/04/sacre-temps-de-chien-de-james-holin-chez-polars-en-nord/

 

Et bien son nouveau roman est un petit bijoux niveau polar et également plein d’humour qui fait de ce roman toute son originalité.

Des personnages qui vous resteront longtemps en mémoire et je résigne de suite pour un troisième tellement son écriture est convaincante.

Voici le résumé de son nouveau roman :

 

À Deauville, le festival du film américain ouvre bientôt ses portes. Cinéphiles, stars et politiques préparent ce rendez-vous incontournable. Pourtant, le commissaire Arnaud Serano n’a pas la tête aux réjouissances. Il enquête sur l’assassinat par empoisonnement de Jean-Guy Bougival, comptable du musée de la sculpture contemporaine. Un meurtre qui a lieu alors que les finances de l’établissement sont contrôlées par Eglantine de Tournevire, magistrate à la Cour des comptes. Simple coïncidence ? Peu à peu, Tournevire sort le nez des chiffres et se prend au jeu de l’enquête aux côtés de Serano. Sur le tapis rouge du festival s’étalent ambitions, magouilles et trahisons. Pour Eglantine et Arnaud, les mauvais comptes font les bons ennemis.

 

La semaine prochaine nous partons à Bordeaux.

Je vous souhaite de très bonne lecture et une bonne semaine.

 

11111

 

 

 

 

 

 

Bienvenue sur le Divan, comment vous est venue l’idée de votre second roman « Un Zéro avant la virgule » ?

 

J’avais envie d’écrire un roman mettant en scène des magistrats de la Cour des comptes et des Chambres régionales des comptes. Peu de romans ont abordé cet univers des juridictions financières. Je voulais mettre en lumière ces institutions aux missions passionnantes et variées.

 

maxresdefault

La ville de Deauville est le lieu principal de votre roman, pour quelle raison avoir choisi cette ville ?

 

J’aime beaucoup Deauville. J’adore sa lumière, son ciel couleur de dragée, ses constructions typiques, ses hauteurs mystérieuses. Petit, j’y allais à la mer. Plus grand, j’y retourne  avec le même plaisir. Je suis sensible à ce mélange harmonieux de chic, de pittoresque et de glamour. Écrire un roman à Deauville était une manière de remercier cette ville.

 

planches de deauville de nuit

planches de deauville de nuit

Dans vos deux romans l’humour a une place importante, est-ce important pour vous ?

 

L’humour est un moyen efficace de mettre la réalité en perspective, de prendre du recul, de faire passer un message sans assener une vérité. Le bouffon dit souvent beaucoup plus qu’un conseiller sérieux. L’humour est aussi une connivence. Quand on rit de concert, on se comprend nécessairement. Rire avec le lecteur, c’est entré dans une relation plus intime avec lui. Last but not least, s’essayer à l’humour, notamment l’autodérision, évite dans la vie quotidienne de se prendre au sérieux.

 

 

J’adore vos personnages principaux : Églantine et Arnaud pouvez-vous nous en parler ?

 

 

Églantine de Tournevire est une jeune femme de son temps. Belle, dynamique et entreprenante. Une trentenaire qui a déjà connu des souffrances, qui les affrontent avec détermination. Son cœur meurtri peine à aimer et elle trouve un remède dans l’action. Ce brillant sujet, sortie de la botte de l’ENA, tient les honneurs à distance. Elle n’est impressionnée ni par le pouvoir ni par ses attributs.

 

Arnaud Serano est un homme mystérieux. Son parcours dans la police est empreint d’ombres, de coups et de secrets. Il n’a pas de famille connue. Personne ne sait réellement ce qu’il a fait au sein de l’Unité Tactique Spéciale. Cet individu pudique met les choses à distances avec le sourire, ce qui lui vaut une réputation erronée de dilettante. Il possède un côté enfantin qui tranche avec des aspects très virils.

 

Ces deux individus au fond assez pur vont s’attacher l’un à l’autre, car ils se retrouvent sur l’essentiel. Malgré leurs différences, en dépit de leurs blessures, ils vont tisser un lien.

 

 

Le proxénète Moldave aussi m’a marqué, comment s’est passée la création de ce personnage ?

 

Je suis parti d’un animal. Un bison. Je me suis demandé quel truand pourrait sortir d’un bison. Le physique, la psychologie de ce personnage se sont alors dégagées  peu à peu. Il est brutal, court sur pattes avec un buste taillé en V. Il est primaire dans ses actes, ses pensées. Je m’excuse par avance auprès des bisons.

 

 

Vous nous montrez le monde sombre de la Politique dans votre roman comme dans votre premier roman, vous aimez bien ?

 

Plus encore que la politique, c’est la comédie du pouvoir qui me fascine. Elle trouve son paroxysme dans une certaine vie politique, mais existe également dans toute structure humaine. L’hypocrisie, le mensonge, la flagornerie sont d’inépuisables sources de comique et de tragique.

 

 

Il y a une chose qui m’a fait énormément rire c’est l’épisode de la Baleine, comment vous est venue l’idée ?

 

 

Lors de vacances, un oncle m’avait raconté avoir vu une baleine échouée sur la plage. Il m’avait narré la curiosité des promeneurs, les gonflements de la bête, ses odeurs, les délicates opérations pour la retirer. J’avais trouvé cela totalement incongru. En me documentant, j’ai par la suite, découvert que de nombreuses baleines venaient chaque année s’échouer sur nos plages. Je me suis dit que cela serait original de mettre un de ces beaux cétacés dans la Touques entre Deauville et Trouville.

d33031ab-3e1c-45bc-80cc-b2dceee135be_16x9_WEB

 

Avez-vous une anecdote à partager avec nous sur votre dernier roman ?

 

Tous les personnages de ce roman sont imaginaires. Excepté un. Le chat à trois pattes, Skippy, existe bel et bien. Il a effectivement été amputé suite à un accident. Il est comme dans le roman des plus gloutons. Il demeure actuellement dans une maison bretonne. Mais, pour préserver son intimité, je lui ai promis de ne pas dévoiler sa véritable identité. J’espère qu’il m’en sera reconnaissant.

 

 

Quand savez-vous que vous tenez un roman ?

 

 

Au moment où je me mets à aimer mes personnages. A l’instant où je prends du plaisir à les faire vivre.

 

 

Quel est votre premier lecteur ou lectrice quand votre roman est terminé ?

 

Ma mère et mes sœurs.

 

 

Le concierge est curieux ! Déjà entrain d’écrire un troisième roman ?

 

 

Je prépare un troisième roman qui sera très différent du dernier, comme le deuxième l’était du premier. Je le veux plus au Nord. Je souhaiterais un jeune héros ambitieux issu d’un milieu modeste et une héroïne beaucoup plus âgée, très bourgeoise. Je voudrais aborder le thème de l’alimentation.

 

 

Quelle est votre lecture de chevet actuellement ?

 

Trois livres sont posés sur ma, petite, table de nuit : le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas, Parcours commando de Marius et les Pensées de Marc-Aurèle. J’alterne entre les trois au grès de mes humeurs.

 

 

Le Comte de Monte-Cristo - T01

Devient-on auteur de polars pour exorciser ses envies de meurtre ?

 

Pas en ce qui me concerne, docteur ! J’écris des polars pour me faire plaisir et dès lors, faire plaisir aux lecteurs.

 

 

Quel sera votre mot de fin à cette interview ?

 

Mon dernier mot sera pour dire merci. Merci à mes lecteurs qui me lisent. Merci à mon éditeur qui m’édite. Merci à ceux qui m’ont aidé et que j’essaye de ne pas oublier.