Serre-moi fort de Claire Favan chez la bête noire

Toujours un immense plaisir de lire Mme Claire Favan et la elle a fait très fort avec son roman « Serre-moi fort. »

Je trouve même que c’est son roman le plus accompli niveau écriture et intrigue.

Et je me suis fait littéralement enlevé par l’histoire, et qu’est que l’on demande à un bon roman ? C’est d’arriver à la dernière page et de regretter que ce soit déjà fini !

Non je vous recommande ce roman qui sera dans mes coups de cœur 2016 , un vrai bonheur je vous le dis !

Voici un résumé du roman :

9782221190395ORI« Serre-moi fort. » Cela pourrait être un appel au secours désespéré.

Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.

Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psycho logique d’une rare violence…

Vous trouverez également le tres bon papier de mon ami Pierre Faverolle :

https://blacknovel1.wordpress.com/2016/02/24/serre-moi-fort-de-claire-favan-robert-laffont-la-bete-noire/

 

La semaine prochaine nous partons rencontrer Le Balai de la Découverte 2015 ;-) Je vous souhaite une bonne semaine.

 

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Bienvenue sur le divan. ;-)Comment t’est venue l’idée de ton nouveau roman « Serre-moi fort » ?

Je souhaitais aborder le thème de la disparition que j’avais déjà partiellement survolé dans le tueur intime. J’ai donc opté pour que le frère de la jeune fille disparue raconte son vécu au sein de sa famille.

Cette fois, je souhaitais développer la notion de l’enfant qui reste le seul survivant et qui doit composer avec l’absence et l’obsession de ses parents.

Le roman est né à partir de ce point de départ.

 

Parlons construction de l’histoire de ton roman, fais tu un plan ?

Toujours. Une fois que je tiens mes personnages et quelques scènes clefs, je rédige un plan assez détaillé qui me permet de maîtriser ce que chaque chapitre va amener par rapport au précédent et de préparer la chute du roman. Je sais ainsi d’où je pars, où je vais.  C’est d’autant plus important pour moi, dans la mesure où mes livres comportent une part de manipulation qui se prépare dès les premières lignes de l’intrigue.

 

Je voudrais que tu nous parles de Nick et de Adam, deux personnages importants de ton roman.

Nick a toujours eu le second rôle dans sa famille, parce que sa sœur a toujours plus attiré l’attention de ses parents et de son entourage.  Avec sa
disparition, Nick espère que son dévouement va leur faire prendre conscience de sa présence et de ses besoins. Et c’est le contraire qui se produit. Après avoir été dans l’ombre d’une vivante, il se retrouve dans celle d’une absente. À partir de là, Nick n’a plus qu’une alternative : prendre la fuite et sauver ce qu’il peut de sa vie, de ses projets, de son avenir.

Adam vient de perdre sa femme. Par habitude, il se réfugie dans son travail en réclamant une enquête pour meubler son existence et mieux gérer son deuil. Cette enquête va le mener beaucoup plus loin qu’il n’aurait pu l’imaginer.

 

C’est aussi une belle histoire d’amour entre un père et ses enfants non ?

Adam aime ses enfants, cela va sans dire, mais la maladie de sa femme l’a fait fuir. Il s’est éloigné d’eux en se réfugiant dans le travail. Ensuite, sa peur d’affronter son statut de veuf et les larmes de ses enfants accentue le malaise entre eux. Il s’est exclu lui même du cercle familial et ne sait pas comment y retrouver sa place, et ce d’autant plus qu’il s’en juge indigne.

Ses enfants viennent de perdre leur mère et à cela s’ajoute un terrible sentiment d’abandon. En bons adolescents, ils vont chacun gérer la situation à leur façon : rébellion, renfermement sur soi…

 

 Les Serials Killers tiennent une part importante dans ton écriture. Comment affectent-elles ton imaginaire 

800_5abd96b3cb3645eb25f43f926e1d0d69Je compartimente, c’est essentiel vu que je suis salariée, mère de famille, épouse, auteur, lectrice. Je suis par exemple capable de lire un roman sur un tueur en série pendant que j’écris le mien sans que cela me perturbe. Ainsi, créer mes tueurs et leurs victimes, vivre pendant quelque temps avec tout ce petit monde dans la tête n’impacte pas du tout mon quotidien.

 

 

 

Si tu devais rencontrer un des personnages que tu as créés dans tes romans (depuis le début), lequel voudrais tu rencontrer ?

 J’ai toujours dit que j’éprouve une tendresse particulière pour Dany Myers. Et puis, c’est un des moins effrayants du lot !

 

Quand sais tu que tu tiens un roman ?

99556586_o Quand j’ai tous mes personnages avec la palette de leurs histoires, de leurs réactions, de leurs actions futures, quand j’ai mon plan, mes rebondissements, je me lance. Si tout cela ne vient pas facilement, cela signifie que je dois changer d’histoire ou travailler plus pour arriver à ce que j’attends.

 

 

 

 

 

Le monde de la Psychiatrie, comment as-tu découvert ce milieu ?

Comprendre ce qui se passe dans la tête des gens pour qu’ils agissent de telle ou telle façon, observer les comportements pour expliquer les actes, anticiper les réactions m’a toujours intéressée.

Les tueurs en série s’inscrivent dans ce questionnement permanent : comment, pourquoi ?

 

 

 

 

 

As tu une anecdote à partager avec nous sur ton roman ?

Même si j’ai déjà fait fort dans mes livres précédents, je pense qu’Adam restera une âme errante dans mon esprit pendant très longtemps.

 

Quelle musique accompagnerait le mieux ton roman ?

La musique ne fait pas spécialement partie de mon processus d’écriture. Alors, je n’ai pas de musique spécifique à associer à ce livre.

 

Quel est ton premier lecteur véritable de ton roman ?

Je dirais que mon premier lecteur, c’est moi. À chaque fois, je pense à une histoire qui me plairait et me surprendrait en tant que lectrice. Ensuite, c’est ma mère qui teste le roman, soit en cours d’écriture, soit une fois qu’il est achevé.

Est ce que tu lis les critiques dans la presse ou blog ?

 Au début, oui. Chaque parution est un nouveau challenge à relever. Savoir comment le livre est perçu est important. Cela permet de voir si ce que j’ai voulu envoyer a été reçu.

 Et puis avec le temps, je m’en détache parce que le livre doit vivre sa propre vie et que j’ai besoin de me reconcentrer pour écrire le suivant.

Dans chaque roman que tu as publié nous sommes aux Etats Unis, verra-t’on un jour un roman qui se déroule en France ? 

 Ce n’est pas prévu à l’ordre du jour parce que la France représente le quotidien. Ce mot à lui seul a la faculté d’éteindre mon imagination.

Quel est ton livre de chevet actuellement ?

trilogie silo hugh howey Silo de Hugh Howey.

 

 

 

 

Quel sera ton mot de fin ?

 Je retourne écrire. A plus !