PRIX DES BLOGUEURS 2016 Garoupe

Bonjour à tous, voici un tout nouveau rendez-vous.

Un nouveau Prix qui me tient à cœur, nous allons connaître un peu plus de passionnées.

Oui je dis « Passionnées » car vous allez découvrir les coulisses de vos blogs préférés.

Et j’ai voulu leur rendre hommage par ce Prix et je les remercie d’avoir joué le jeu.

La règle de la compétition est simple, chaque mois Deux interviews de Blogueurs ou Blogueuses jusqu’à Fin AOUT 2016, les Adhérents à jour de leur cotisation en septembre 2016 voteront pour leur blog préféré et un splendide trophée en Bronze sera remis pendant la remise du Prix du Balai D’OR 2016 au Lauréat ou Lauréates par le Vainqueur Du Balai D’OR.

Huitième Blog à rentrer sur scène :

https://garoupe.wordpress.com

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Bon deuxième Blogueur du mois de Mars à passer sur le divan et qui me fut envoyé par un confrère .Mais comme je devais un service à ce confrère respecté…

(On sonne à la porte)….

Bienvenue sur le Divan, voilà vous êtes bien installé, je prends mon stylo et mon calepin. En vous précisant que c’est 60 euros de l’heure la consultation et que je prends que les chèques de Banque et que je ne m’occupe très rarement des cas désespéré comme le votre .

Donc la moindre réaction je vous fait interner direct !

 

 

 

Pouvez-vous vous présenter aux adhérents de l’association du Prix du Balai D’OR ?
Je m’présente, je m’appelle Garoupe

J’voudrais bien la gagner cette coupe

Avoir un blog super élégant

Puis surtout être le gagnant

Mais pour tout ça il faudrait que j’lise à plein temps

Sinon, je vous trouve bien curieux. Alors pour être plus factuel mais tout aussi peu sérieux, je peux dire ça :

Aime l’unicité de temps et de lieu et s’épanouit donc dans son premier poste depuis 1997 dans la même entreprise de services informatiques, même si celle-ci a plusieurs fois déménagé.

Malgré cet épanouissement tout à la fois intellectuel et alimentaire, a développé sur le tard une passion dévorante pour la littérature au point de commencer par poster des petites notes sur sa page Facebook après chaque lecture, petites notes qui ont ensuite pris de l’ampleur pour finalement, l’ego n’ayant décidément aucune limite, se transformer en blog (garoupe.wordpress.com).

Jongle donc depuis trois ans entre un travail (la journée), une famille (le soir et le week-end avec une femme – à partir de 1999 – et deux enfants adorables mais prenants – à partir respectivement de 2006 pour le garçon et 2011 pour la fille) et une « patrie littéraire » (le reste du temps en alternance avec un peu de sommeil) qui englobe tous les styles (blanche, noire, jeunesse, fantasy, science-fiction, BD… auteurs français ou étrangers… VO ou VF…) sans sectarisme.

A développé au fil du temps un humour que sa famille, ses amis et toute personne qui y est un jour confrontée appellent pudiquement « différent » mais l’assume pleinement même si c’est dans la plus grande solitude.

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Comment vous est venu l’idée de créer votre blog ?

Je viens d’y répondre mais vous n’écoutez pas… Pour résumer, j’ai commencé par poster des petits avis sur Facebook. Ce qui ne m’a attiré aucun nouvel ami, aucune notoriété mais ces avis, de fil en aiguille, se sont allongés (il faudra que j’en parle à mon psychanalyste), étoffés (là je vais plutôt aller voir mon nutritionniste) pour aboutir à un format qui n’était plus adapté.

C’est donc dans un état de frustration intense (mettez-vous à ma place mais pas trop tout de même) qu’écumant les rencontres avec des personnes intellectuellement supérieures à moi et donc particulièrement impressionnantes et me laissant sans voix en leur présence (oui, on appelle ça des auteurs ou des écrivains selon les patois rive gauche/rive droite), je rencontrais le Dieu du blog : le créateur du site le Vent Sombre me faisait rêver par la qualité de ses billets.

De là à vouloir faire pareil (enfin, pareil… entendons-nous bien, ici ça signifie avoir un blog, je ne visais pas (et ne vise toujours pas) le même degré d’exigence littéraire ni la même perfection de chroniques) il n’y avait qu’un pas franchi allégrement avec mes petites mains tapotant sur le clavier de mon ordinateur à la recherche de la meilleure solution technique. Et le tour était joué (oui parce que j’ai aussi toujours rêvé de faire magicien mais c’est une autre histoire).
Quel est le but de votre blog ?

La création d’un blog ne peut avoir qu’un seul but : régner sur la Terre puis l’univers en se faisant un maximum de pognon. Autant vous le dire tout de suite, j’ai revu mes prétentions à la baisse…

Aujourd’hui j’en suis revenu à des notions plus terre à terre de partage et de rencontre. La blogosphère est un merveilleux terrain où on trouve tout (et parfois n’importe quoi), où on échange sur tout (et parfois n’importe quoi).

Sinon, vu que la blogosphère est constituée essentiellement de femmes…

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Que pensez-vous de l’évolution du roman noir-policier et thrillers en ce moment ?

Voir plus haut : il y a tout et n’importe quoi.

Il y a autant de livres ou de genres que de lecteurs. Il y a du thriller pour les adeptes du thriller, du roman noir pour qui veut, du polar, du hardboiled, du roman social, du gore, and so on, und so weiter…

Coluche disait : « Dans la police, c’est comme dans tous les troupeaux, il y a des brebis galeuses. » Dans la littérature, polardeuse comme dans le reste, il en va de même : on peut prendre du plaisir à lire des histoires, sans y chercher un fond, on peut vouloir lire des livres engagés et ne pas se contenter d’une superficialité (parfois d’apparence), le tout est d’avoir entre les mains un livre bien écrit, ce n’est pas toujours évident.

Plus généralement, la branche « sociale » du polar joue de plus en plus des coudes et se fait une place non négligeable et méritée, dans une veine balzacienne ou zolaesque de critique de société, de classe, prenant véritablement position. Il y a là de quoi redorer le blason terni à tort d’un genre qui vaut largement mieux (pour une frange) que l’image qu’il traîne comme un boulet.

Je lui voue donc un culte lié à son évolution positive et son avenir radieux.

 

Quel avenir pour les Blogueurs dans l’avenir du livre ?

Vaste question existentielle ! Le blog est-il réellement prescripteur ? Les vrais prescripteurs sont les réseaux sociaux avec cet écueil crucial qui est de « tourner en rond ». Les réseaux (ou accointances) à l’intérieur des réseaux sociaux ne sont que très peu perméables, très spécialisés.

Le blog ne peut exister que si le blogueur crée un vrai relais de ses publications sur Facebook, Twitter ou des sites type Babelio, Onlalu, Lybfly, Sens critique, etc…

En résumé, le blogueur à un avenir dans l’avenir du livre mais il doit pour cela capitaliser sur sa crédibilité et ne pas la jeter aux orties. Au-delà de cette crédibilité, le blogueur doit savoir rester humble. Pour ma part, en tout cas, je suis bien incapable de dire qu’un livre est bon ou mauvais ; je peux dire si j’ai aimé ou pas et pourquoi, détailler ce qui m’a marqué dans le fond comme dans la forme, essayer de comprendre ce qu’à voulu dire ou montrer, éventuellement, l’auteur, garder en mémoire que j’ai lu et vais parler du travail de quelqu’un qui y a mis ses tripes et sa sueur.

Crédibilité et humilité passent aussi par le fait de pouvoir reconnaître qu’on s’est trompé, ça arrive. Lire un livre et ne voir qu’un aspect du propos, c’est donné à tout le monde. Il ne faut donc pas croire qu’on détient la vérité et accepter la contradiction et le dire.

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Une anecdote sur votre blog à partager avec nous ?

Un truc qui fait toujours plaisir, après la publication d’une chronique (ou avant si on connaît un peu l’auteur), c’est quand l’auteur dit qu’on a compris son livre, en totalité ou en partie, peu importe, mais en tout état de cause qu’on n’a pas dit une énorme connerie.

Mais j’en viens à l’anecdote : après avoir fait un retour mi-figue mi-raisin à un auteur, celui-ci m’a remercié pour mon honnêteté, a reconnu ses faiblesses, a écrit le début de la suite de son roman et m’a contacté pour une relecture (que je n’ai fait que partiellement).

Et j’en viens à la chute de l’anecdote : ce qui fait le plus plaisir, c’est que la suite est de bien meilleure qualité que le premier livre, édite avec un éditeur qui n’a pas fait son vrai métier d’éditeur en refaisant travailler l’auteur sur son texte et que l’auteur en question retravaille également son premier roman…

 

Ton Ecrivain préféré et cinq romans que vous nous conseilliez ?

C’est impossible de répondre à cette question. Et d’une c’est impossible de n’en avoir qu’un. Et de deux, cela varie avec les affinités de lecture, avec l’âge (le vôtre et celui du capitaine)…

Vous me l’auriez posée quand j’avais quinze ans (autant dire hier), j’aurai répondu Conan Doyle et Bram Stocker, sans hésiter. Vous me l’auriez posée quand j’avais trente ans (donc si vous suivez bien, il y a quelques heures), je vous aurai répondu Lovecraft ou Tolkien.

A l’heure où je réponds à ce questionnaire, je vous lâcherai en vrac : Coulon Cécile, Karine Tuil, Antoine Bello, François Médéline, Jérémy Guez, Jim Thompson, Donald Westlake…

Les 5 livres à conseiller sont tirés de mes coups de cœur plus ou moins récents :

  1. Antonia de Gildas Girodeau : merveilleux roman sur le destin politique engagé puis humanitaire engagé (c’est un peu kiff kiff) d’une italienne qui a dû fuir son pays
  2. La faux soyeuse d’Eric Maravelias : un roman terriblement noir et réaliste et pourtant aussi poétique sur un drogué, largement inspiré de faits autobiographiques
  3. Les échoués de Pascal Manoukian : roman excessivement fort sur les migrants, écrits avant les récents développements et d’une brûlante actualité
  4. Les rêves de guerre de François Médéline : roman politico-policier, fulgurant dans le style. On adhère ou pas, mais si on se laisse emporter, on va loin, très loin
  5. Tous les livres de Cécile Coulon qui se bonifie avec l’âge et elle a à peine la vingtaine, de quoi sombrer dans la jalousie la plus féroce

Mais je voudrai aussi parler de maisons d’éditions qui construisent des catalogues cohérents et qui ne se dispersent pas ou qui à tout le moins conservent leur idée de départ, leur fil conducteur éditorial : Mirobole, Rue des Promenades, La Manufacture de Livre, Jigal, etc…

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Imaginer que vous êtes devant les adhérents de l’association du Prix du balai D’OR, quel serais votre discourt pour les convaincre que votre blog est le meilleur ?

 

Bonjour,

Je tiens tout d’abord à remercier l’association du Prix du Balais d’Or d’avoir organisé ce prix pour les blogs, il s’agit là d’une reconnaissance méritée et justifiée pour l’ensemble des blogs et le mien en particulier. J’ai une pensée toute particulière pour le Président de l’association qui par son implication, sa motivation, son enthousiasme, son imagination et sa passion est un exemple pour nous tous.

C’est un bonheur, que dis-je, un honneur, d’être devant ce parterre de professionnels de la profession, aux curriculums vitae aussi impressionnants que somptueux.

En fait, pour être honnête, même si j’adore ce que je fais, je pense que d’autres blogs ont su trouver un ton différent. Celui de Bob a toute sa place dans ce concours : il a un ton gouailleur qu’on ne trouve pas ailleurs. Il sait se démarquer même si je pense que c’est de sa part un choix de cœur plus qu’une tactique.

Le mot important dans la phrase précédente c’est « cœur » parce qu’il faut être d’abord passionné de lecture ou avoir un genre de prédilection et ensuite rester honnête.

On a tous tendance, il faudrait être particulièrement faux-cul pour soutenir le contraire, à mettre un peu de douceur dans nos chroniques. Pas tout le temps mais parfois. Et moi le premier parce qu’un livre ça représente certes notre propre expérience de la lecture mais c’est aussi en premier lieu le travail d’un auteur. Je cherche toujours à respecter ce travail dans mes billets sans dire que c’est génial quand ça ne l’est pas. Je n’ai pas fait énormément de mauvais billets en trois ans, on va dire un par an qui descend vraiment un livre parce que tout le monde à ses propres limites au-delà desquelles même l’inacceptable ne peut pas être sauvé.

Bref, tout cela pour dire que si je ne suis pas le plus original, je suis certainement le plus honnête, ce qui ne vous aura pas échappé (je vous demanderai simplement, si je ne suis pas le vainqueur, de me rendre les billets glissés dans ce questionnaire et que vous pourrez découper proprement).

Très très très amicalo-cordialo-tendrement.

Garoupe

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Comment préparez-vous un article pour votre blog ?

Parfois, je « travaille » juste à la mémoire, par mots ou concepts clefs à partir desquels je vais pouvoir détailler. Il suffit parfois de quelques mots pour en faire quelques paragraphes.

Parfois, j’ai besoin de noter ces choses-là par peur de les perdre de vue. J’ai un petit carnet avec moi. Je note aussi des passages qui m’ont marqué même si en général je n’en garde qu’un ou deux quand j’en relève quatre ou cinq que je voudrai citer dans le billet. En général, sortis du contexte de la lecture, les extraits deviennent souvent plus fades pour qui n’aurait pas lu le livre, alors j’écrème. Il m’arrive aussi de prendre une page en photo si je n’ai pas le carnet sous la main ou la possibilité d’écrire tout de suite. Quand je ne peux ni prendre une photo ni noter l’extrait, j’essaie de mémoriser le numéro de page : autant dire que trois fois sur quatre, je ne retrouve pas l’extrait !

Une fois que j’ai tapé le billet, je vais le laisser reposer comme une bonne pâte avant de le mettre au four… enfin de le publier. Je vais y revenir plusieurs fois sans le changer de fond en comble, ce serait trop fastidieux. Mais si une idée me revient que j’aurai oubliée de mettre dans le billet, je m’arrangerai pour l’ajouter.

Par contre, une fois publié, je ne retouche plus au billet. En fait cela ne m’est arrivé qu’une seule fois parce que ma lecture n’avait pas tenu compte d’un élément de contexte propre à l’auteur. J’ai donc rajouté un paragraphe. Cela faisait suite à un lien mis en commentaire, que j’ai bien entendu laissé.

Sur les commentaires, j’en ai très peu à gérer mais je ne me souviens pas d’en avoir supprimé un depuis le début.

 

Quel sera votre mot de fin à cette interview ?

Toutes les informations communiquées dans ce questionnaire sont strictement confidentielles. Les membres du jury s’engagent à ne les divulguer sous aucun prétexte ou alors que si celui-ci est fallacieux. C’est bon maintenant ? Je peux retourner lire ?

MERCI !

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