L’Amante D’Etretat de Mr Stanislas Petrosky chez L’Atelier Mosesu

« Les histoires d’A

Les histoires d’amour

Les histoires d’amour finissent mal

Les histoires d’amour finissent mal en général »

Non je vais pas vous chanter la chanson de Rita Mitsouko mais vous parler du très bon roman de Mr Stanislas Petrosky « L’Amante D’Etretat » chez L’Atelier Mosesu.

Et il m’a bluffé par son histoire et je me suis fait avoir totalement.

Un roman court qui vous emportera totalement dans des abîmes noires de l’amour.

J’ai tout de suite accroché et j’en redemande encore tellement c’est bon!

Voici un résumé du roman :

 

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Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d’amour qui soit, passionnée et fusionnelle. Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l’homme qu’elle aime.

Vous trouverez ici sa première interview: http://www.concierge-masque.com/2015/03/18/ravensbruck-mon-amour/

 

 

Je vous souhaite une bonne semaine.

 

 

Bienvenue sur le divan du concierge ;-) Comment t’es venue l’idée d’écrire ce roman ?

 

Stanislas-PETROSKY__les-pictographistesMerci de m’y accueillir très cher…

Celui ou celle qui a déjà aimé a déjà souffert du manque de l’autre, nous avons tous vécu une rupture amoureuse par exemple, là j’ai voulu aller plus loin, jusque la mort, la rupture ultime. Et avec une personne officiant avec la mort, qui d’un coup se retrouve confronter au deuil, elle qui d’habitude réconforte, passe de l’autre côté de la barrière…

J’ai voulu rentrer dans la tête d’une dépressive, la suivre jusqu’au bord de la folie.

 

 

 

 

 

Il y a plusieurs chose qui m’ont plu dans ton roman, c’est d’abord que tu arrives à te glisser dans la peau d’une femme et on oublie que c’est un homme qui écrit, comment t’es venue cette idée et parle nous d’Isabelle.

 
J’adore me glisser dans une femme…

Je trouvais plus émouvant que cela soit une femme, sachant que la plupart des lecteurs sont des lectrices, je me suis dit que cela toucherai plus, donnerai plus d’émotion, un pari amusant car pas toujours facile de parler au féminin. Isabelle est une femme comme les autres, je dirai que j’ai mélangé plein de connaissances féminines pour arriver à créer ce personnage. C’est souvent le cas quand je crée un personnage, bon ou mauvais, je m’inspire des gens que je côtoie, que je croise… Audiard puisait son inspiration dans la rue, les bistrots, nous on a les réseaux sociaux, c’est pas mal non plus, et on risque moins la cirrhose…

 

 

120 pages, un roman court, est-ce voulu ? Ou si tu avais l’occasion tu approfondirais encore plus les personnages ?

 

108959289_oBon, je dois passer à table, c’est l’heure des aveux… Ce roman, au départ faisait quelques 50 000 signes de plus minimum. Lors de la correction, mon ami Maxime Gillio me fait savoir que c’est bien, mais qu’il se fait une peu chier. En effet « travailler » la dépression, c’est être redondant, le dépressif se répète fréquemment, retourne sans cesse le malheur qui l’a frappé dans tous les sens. Max me dit que je devrai revoir ma copie, être plus direct, et plus court. J’ai une confiance absolue en Maxime, j’ai donc créé une copie, et retravaillé.

puis j’ai lu les deux, mon pote avait raison, c’étais plus « foudroyant » ainsi, puis moins de pages, cela permet de faire un petit prix pour un grand format…

 

 

 

Pourquoi avoir choisi Etretat ?

 

J’habite juste à côté, c’est un lieu que j’adore. Quand je reçois des amis, souvent nous faisons l’ascension de ses falaises, sentir le vent te fouetter le visage, le parfum iodé, ce paysage… puis cela se prête à cette romance noire.

 

 

 

Est ce que l’amour finit toujours mal en général ?

 

thanatopracteurPartant du principe que nous sommes tous mortels, je suis bien obligé de te dire oui… il y aura toujours un malheureux ou une malheureuse… Après la question est combien de temps dure l’amour ? Un mois, six, un ans, dix ans, trente…

Après il faut aimer, être aimé pour créer, comme Rainer Maria Rilke le dit si bien dans son texte Pour écrire un seul vers : Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient…

 

Tu reviens sur ton métier de thanatopracteur dans ce roman, est-ce un clin d’œil ?

 

Visuel-4-de-couv-l-embaumeurOui et non, mais quelqu’un qu’il soit thanatos, légiste, infirmier en palliatif, morguiste, bref un homme ou une femme qui bosse avec la mort toute sa vie et qui va la croiser un jour, et ce n’est pas forcément lui, ou elle, qui sera le plus préparé. Comme quand l’oncologue apprend qu’il a un cancer…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

As tu une anecdote à nous raconter sur ce roman ?

 

Oui, dans ce roman, trois de mes amis sont présents, pour rire, si je puis dire, et l’AFITT existe vraiment, c’est une école de thanatopraxie où je suis formateur…

AFITT – Assistance Formation Internationales Thanatopraxie Thanatoplastie

Quand sais-tu que tu tiens un roman ?

 

La première chose c’est la vitesse d’écriture, une fois les recherches faites, s’il y en a, si ça va vite, que c’est fluide, c’est déjà une bonne étape. Ensuite si à la relecture je ressens moi-même les émotions que j’ai voulu transmettre, je me dis que oui, ça devrait le faire.

Mais rien n’est encore fini, faut le faire lire et relire, que l’on vous sorte les défauts, les lacunes afin d’essayer d’être au mieux.

 

 

Quel est ton premier lecteur ou première lectrice ?

 

1760277058Ben ça dépend du livre en fait, en ce moment c’est une de tes collègues blogueuses, Cécile Bontonnou. Nous nous sommes croisés à Montargis alors que nous sommes voisins, on est devenus amis. Un jour j’ai demandé à Cécile de lire un manuscrit, pas un des miens, je voulais un autre avis sur le texte, j’ai aimé son oeil avisé, ses critiques constructives, et du coup lui ai envoyé mon travail en cours. Depuis nous collaborons ensemble, elle est même devenue l’un des personnages du roman…

 

 

 

 

 

 

Quelle musique accompagnerait ton roman ?

 

Toutes celles citées dans le livre : tête en l’air d’Higelin, la Superbe de Biolay, les Doors mais plus particulièrement Reggiani interprétant la mort des amants de Baudelaire.

video serge reggiani la mort des amants

 

Il y a aussi la magnifique couverture, peux-tu nous parler de sa réalisation ?

 

Je savais ce que je voulais, un crâne et les falaises d’Étretat, j’en ai parlé à Fleurine RÉTORÉ, du monde de Fleurine qui a été très inspirée et à fait cette sublime couverture, presque meilleure que le livre…

 

 

Le concierge est curieux ! Déjà en train d’écrire un prochain roman ?

 

Non, en fait le prochain est déjà fini et sortira pour l’été aux éditions Lajouanie, le titre est Je m’appelle Requiem et je t’…

Je travaille donc sur une autre aventure de Requiem, qui logiquement et je l’espère devrait devenir un personnage récurrent…

 

Quelles sont les prochaines sorties littéraires de Atelier Mosésu ?

 

logo-atelier-long-ombreCe sera un nouvel opus de la collection Dirty Girls, dans un gros mois, fin avril, Fight girls, Tokyo Tournaments un livre de Marie-Alix Thomelin sur le MMA, un sport de combat assez violent.

Ensuite viendront deux opus d’une nouvelle collection, la collection SLASH, la collection qui tâche, à suivre…

 

 

Tu fait également des conférences, peux-tu nous en parler ?

 

On va plus parler de causerie, je préfère, je ne suis pas conférencier, juste un grand bavard, j’ai discuter avec les gens de sujets qui m’interpelle, me font sourire, mal, réfléchir. c’est un très bon moyen pour aller au devant de ses lecteurs, de se faire découvrir, et aussi de découvrir les autres.

 

 

Quel est ton livre de chevet actuellement ?

 

9782265099487Et bien je lis le dernier livre en date de ma préfaciere, en effet Requiem est préfacé par Nadine Monfils, et je suis en pleine lecture d’Elvis Cadillac, et je me bidonne…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne connaissais pas : « Le Dr Gillio.. au 157 de la rue Paul Colize au Havre ;-), c’est un bon praticien ?

Très bon, il soigne les troubles de esprit et avec un énergumène tel que moi, il a du boulot.

 

 

Quel sera ton mot de fin à cette interview ? 

 

Concupiscent… tant de vulgarité en si peu de lettres.