Les ombres innocentes de Guillaume Audru chez Caïman Edition

Voici le deuxième roman de Mr Guillaume Audru «Les ombres innocentes »chez Caïman Edition que l’on attendait avec impatience suite à son très bon premier roman « l’ile des hommes déchus »qui fut récompensé par le Prix du Balai de la Découverte 2014 qui récompense un premier roman.

http://www.concierge-masque.com/2014/03/06/guillaume-audru-lile-des-hommes-dechus/

Un roman qui n’a rien à voir avec son premier, l’atmosphère est complètement différente et totalement réussie.

Un drame va être le fil conducteur dans ce roman et je trouve que la description de notre campagne française est superbement réussie.

Des personnages secrets et repliés sur eux mêmes.

Un roman maitrisé et que vous ne lâcherez pas jusqu’à la dernière page.

Une seule chose à faire, allez voir votre libraire.

Voici un résumé du roman :

imageMassif Central, été 2013. Un vieillard est retrouvé hagard sur une route de Corrèze. Il a été frappé mais refuse de dénoncer ses agresseurs. Dans une ferme du plateau de l’Aubrac, une femme âgée, pendue à un croc de boucher de sa propre ferme, est découverte par son fils. Dans une clinique psychiatrique proche de Clermont-Ferrand, une femme oubliée de tous hurle sa haine. Trois affaires sans lien apparent. Trois personnes dont la vie va basculer. Matthieu Géniès, journaliste dans un canard de Corrèze. Serge Limantour, gendarme revenu de tout. Jeanne Roussillon, aide-soignante qui, jour après jour, tente de comprendre le mal qui ronge sa patiente.

 

 

 

 

 

 

La semaine prochaine nous partons à Stockholm, je vous souhaite une bonne semaine à tous.

 

 

 

 

Bienvenue sur le Divan Guillaume, ma première question : Comment va le Lauréat du Prix du Balai de la Découverte 2014 ?

 

GuillaumeJe vais bien. Plutôt fier de mon deuxième roman même s’il a fallu, bien sûr, passer par des moments de doute. Les premiers retours de lecture sont positifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous changeons complètement d’univers à comparer à ton premier roman, comment t’es venue l’idée d’écrire Les ombres innocentes ?

 

A partir de la publication de L’île des hommes déchus, j’avais commencé plusieurs suites éventuelles. Mais, à force, j’avais l’impression de vivre avec mes propres personnages. Et puis, je suis tombé sur un documentaire et plusieurs reportages traitant de la thématique des Ombres innocentes. J’ai été choqué, mais pas naïf, du peu de retentissement que connaissait cet événement.

 

 

Sans dévoiler l’intrigue du roman, dans ton roman tu mets le doigt sur ce drame Humain qui m’a énormément touché.

 

Justement, j’avais aussi besoin d’écrire quelque chose de beaucoup plus social que mon premier polar. A ma manière, j’ai voulu aussi montrer qu’en France, il y a certaines histoires que l’État préfère laisser sous le tapis.

 

 

 

J’aime bien aussi tes personnages, peux-tu nous parler de Serge Limantour et Elie Sarrabé et Héléna Roussillon.

 

 

Merci. Serge, c’est l’homme qui a vécu beaucoup de choses, pas forcément agréables, mais qui éprouve des difficultés à en parler. Ce qui se passe dans les Ombres innocentes ne l’étonne plus. Élie, de son côté, a cru bien faire. Il veut se racheter pendant qu’il en a encore la possibilité. Enfin, Héléna, est une grenade désamorcée. Il lui reste la colère pour s’exprimer.

 

 

Tu nous montres également dans ton roman une campagne désertée, une atmosphère réellement réussie. Une atmosphère que tu as voulue ?

 

 

IMG_PIERREFORT0001Pour l’atmosphère, pour le cadre, j’ai voulu partir à contre-courant de ce que j’avais fait pour L’île des hommes déchus. Du vent et de la pluie, je suis passé au soleil et à la canicule. Pour ce que est de cette campagne presque déserte, je n’ai fait que retranscrire le cadre naturel. Ça fait longtemps que je n’y suis pas allé mais c’est une région que j’aime beaucoup. On respire, loin du stress urbain.

 

 

 

 

As tu une anecdote à partager avec nous sur ton nouveau roman ?

 

D’un strict point de vue physique, l’un des personnages existe réellement. Je ne sais pas s’il se reconnaîtra.

 

 

Comment va la Maison d’édition du Caïman et qu’as-tu ressenti en voyant cette maison d’édition en difficulté?

 

 

Le chemin a été long et compliqué mais le Caïman, grâce à l’investissement de ses auteurs, de ses lecteurs, des libraires, des blogueurs, est sauvé. C’est une nouvelle aventure qui démarre. En ce qui me concerne, j’ai l’impression que nous sommes une petite famille, au Caïman. Je n’avais pas envie de voir la maison s’écrouler.

 

 

Retrouverons nous un jour une suite de L’ile des hommes déchus ?

 

C’est une question qu’on me pose de plus en plus. Disons que j’essaye d’y travailler…

 

 

Quel est ton livre de chevet actuellement ?

 

 

Je n’ai pas vraiment de livre de chevet en ce moment. Je suis, à la fois, dans une phase documentaire, et dans une phase d’écriture. J’évite de me laisser disperser et de me laisser influencer. Toutefois, j’ai eu quelques coups de cœur dernièrement : Les initiés de Thomas Bronnec, Les fauves d’Ingrid Desjours, Battues d’Antonin Varenne.

 

 

Quelle musique ou chanson choisirais tu pour refléter l’atmosphère de ton roman les ombres innocentes ?

 

 

imageComme pour L’île des hommes déchus, j’associe toujours des musiques à la phase d’écriture. Des chansons qui constituent la trame musicale du roman. Il y a deux titres qui collent particulièrement à l’intrigue : Wiped Out d’Archive et Insoluble de Dave Gahan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelles sont tes passions actuellement ?

 

ob_1cc30a_615Mes passions n’ont pas changé. Ma femme, mes enfants. Le rugby, les whiskies tourbés, les bières trappistes, les vins du Languedoc-Roussillon et du Jura ainsi que du bon rock !

 

 

 

 

 

 

 

As tu déjà des dates ou l’on pourras te voir sur un salon en France ?

 

En ce qui concerne les salons, je ferai au moins la seconde édition de L’Instant Polar à Saint-Cyr (86).

 

Est ce que l’écrivain que tu es a connu le syndrome de la page blanche ?

 

C’est un syndrome que j’ai déjà connu. Souvent aux alentours de la page 57 du manuscrit (dédicace à Michel Embareck).

Quel sera ton mot de fin à cette interview ?

 

polar audru 005 Merci pour l’entretien. C’est toujours un plaisir. Et merci pour tout le travail que tu accomplies pour les Balais.