La mort dans les veines de Samuel Sutra chez L’Atelier Mosésu

Et voilà nous sommes à quelques jours de la remise du Prix du Balai D’OR 2015 5eme Edition déjà !

Et cette semaine Mr Samuel Sutra vainqueur du Prix du Balai D’OR 2014 vient sur le Divan du Concierge pour nous parler de son roman « La mort dans les veines » chez L’Atelier Mosésu .

10eme aventure de Luc Mandoline, alias l’Embaumeur et qui mieux que Mr Samuel Sutra pour nous faire saliver.

Il arrive des les premières pages à nous captiver et à créer grâce à sa plume unique un très bon roman.

J’ai la preuve maintenant que pour qu’une intrigue soit excellente il ne faut pas 1000 litres hémoglobine pour captiver le lecteur mais plutôt un incroyable talent de conteur, et Mr Samuel Sutra nous en fait avec ce roman la preuve vivante.

Un roman que je vous recommande absolument et en plus tous les droits de ce livre seront reversés à l’association Trisomie 21 des Deux-Sèvres. (http://trisomie21-79.org/)

Voici un résumé du roman :

 

9791092100495Franck Morel, chercheur à l’Institut Pasteur, achève ses travaux sur un virus tueur, le plus dangereux qu’il ait été amené à étudier. Puis sans raison apparente, il décide de traverser Paris pour aller se jeter dans le canal Saint-Martin.

On ne retrouvera pas son corps.

Sa fille décide de raconter tout ce qu’elle sait, mais à un seul homme : Luc Mandoline, alias l’Embaumeur.

Dans cette affaire où tout le monde ment, on ne cherche pas la vérité. On court après un secret qui pourrait valoir de l’or, et que le cadavre introuvable de Morel a emporté avec lui…

 

La semaine prochaine nous partons en Angleterre et en Suède et vous aurez aussi le compte rendu de la Remise du Prix du Balai D’OR 2015 qui aura lieu le 28 Novembre à 18h à la Bibliothèque Parmentier 20 avenue Parmentier 75011 Paris, et si vous êtes dans le coin venez nous voir pour boire le verre de l’amitié.

Je vous souhaite une bonne semaine à tous ;-)

 

 

 

 

 

Bienvenue sur le Divan ;-) pour une nouvelle psychanalyse ;-)

Comment t’est venue l’idée du roman « La mort dans les veines » chez L’Atelier Mosésu ?

 Balai-2L’idée est née il y a longtemps, mais a changé de forme. À l’origine, mon premier contact avec l’Atelier Mosésu devait être dans le cadre de la préface à l’Embaumeur de Didier. Didier, aussi bon ami qu’auteur, m’avait proposé d’écrire la préface de son Na Zdrowie. J’avais naturellement accepté mais avais pris la précaution de contacter Sébastien Mousse, pour savoir s’il était d’accord. Au terme d’un échange sur ce sujet, Mousse m’a proposé d’écrire un Embaumeur également. De fil en aiguille, l’idée m’ayant séduit, on a décidé que je n’écrirais pas la préface de Didier, pour ne pas que mon nom soit redondant dans la série, et que je me consacrerais à l’écriture de ma propre histoire de Mandoline. Quant à l’idée même de l’histoire de ce roman, elle s’est imposée comme s’imposent toutes les histoires aux auteurs.

 

 

 

 

 

En plus ce roman est pour une bonne cause, peux-tu nous en parler ?

 Pour faire aussi court que discret, je suis comme tout le monde, je fais ce que je veux de mon fric (rire).

 

 

Comment es-tu rentré dans la peau de Luc Mandoline ?

 Visuel-4-de-couv-l-embaumeurJe ne suis pas entré dans la peau de Mandoline. J’ai refusé obstinément de calquer mon Mandoline sur ceux qui ont déjà été mis en vie par les auteurs précédents. Des plumes brillantes, toutes, mais si différentes que leur vision de l’Embaumeur étaient forcément personnelles. Sébastien m’a rappelé à l’ordre plusieurs fois avant la parution. « Trop Maigret, ton Embaumeur ! » m’a-t-il souvent répété. J’ai tenu bon, un peu parce que je croyais à mon personnage, et beaucoup parce que je suis têtu. Mon Mandoline est devenu, le temps de ce quelques pages, « mon » héros, tel que je le voyais, tel que je l’imaginais. Ni Houssin, ni Simenon, un entre deux. Un Sutra, quoi.

 

 

 

 

 

 

 

Rentrer dans le monde de la recherche des virus et antidotes, un sacré pari, non ?

 

a0a5c810ae823f038e1e4e5b5db99301_large Pas vraiment. N’allez pas chercher dans ces pages une exactitude scientifique qui ferait plier le lecteur sous le poids de ses révélations. Le décor m’attirait, c’est tout. J’aime le milieu scientifique dans le sens où la rigueur et la vérité sont peut-être plus présentes que dans d’autres domaines humains. Prendre comme décor un domaine aussi rigoureux que la recherche m’a permis de tisser une intrigue dans laquelle on se focalise sur les personnages. Si vous cherchez le mensonge, cherchez l’Homme, pas la discipline.

 

 

 

 

Tout le monde ment dans ton roman ?

Pourquoi « dans mon roman » ? Tout le monde ment, c’est un fait, le niveau de mensonge dépendra du montant. À partir d’une certaine somme, il n’y a que mensonge et, à partir d’un certain niveau de pouvoir, la vérité devient un concept qui fait doucement rire.

 

 

 

Si je te dis que j’avais l’impression d’être dans un roman de Nestor Burma en le lisant ?

54f437b2-be70-4410-90ab-777113a11a1e.1.10Mais dis-le, Richard. Je ne le prendrai pas mal. Il y a pire que d’être comparé à Malet. À notre époque, au vu de tout ce que la littérature a pu produire, écrire est et doit rester un hommage. Prétendre écrire en révolutionnant l’exercice serait, à mon niveau, d’une prétention impardonnable. J’ai beaucoup de noms en tête quand j’écris. Des gens dont j’ai pris l’accent, forcément. Il y a Dard, Simenon, Malet oui, aussi. Je ne les renie pas, encore une fois par hommage.

 

 

 

 

 

 

As tu une anecdote à nous raconter et à partager avec nous sur ton roman ?

 

Une petite, oui. Marie ne m’a pas donné sa réponse tout de suite pour la préface. Elle tenait à lire le manuscrit avant. Et comme mes échanges avec Sébastien remontaient déjà à loin, je ne savais plus trop quelle version des manuscrits que j’avais sous la main était la définitive. Et, évidemment, je lui ai envoyé la mauvaise. Une des premières, truffée de coquilles et bancale à souhait. Bref, la préface a failli ne pas voir le jour.

 

 

 

 

Une préface de Mme Marie Vindy, raconte nous, ça doit faire plaisir ?

 

C’est surtout le fait que le livre ai su lui plaire qui fait plaisir. D’autant que « La mort dans les veines » est le premier livre qu’elle a lu de moi, je n’avançais pas en terrain conquis.

 

 

 

Quels sont tes futurs projets littéraires ?

Tonton, encore et toujours. Aujourd’hui plus qu’hier, je m’accroche à cette littérature drôle. J’en ai besoin. Les psychodrames écrits font un peu doublon en ce moment. J’ai besoin de légèreté. Et que quelques lecteurs me suivent de près en avouant qu’ils ont besoin de lire mes âneries suffit à me motiver.

 

 

 

Quel est ton livre de chevet actuellement ?

Je ne te le dirai pas. Je suis supposé lui remettre un trophée sous peu, alors pas de nom, malheureux !!

 

 

Qu’as-tu pensé des moments tragiques que l’on a vécu avec ces attentats ?

 Comme tout le monde, comme chaque fois. Un sentiment d’impuissance, et cette guirlande de questions que je me pose sur ce monde que l’on va laisser à nos enfants. Mais qu’aimer ses enfants jusqu’au bout est la plus belle des formes de résistance.

 

 

Un petit mot pour convaincre les gens de venir à la remise du Prix du Balai D’OR 2015 ;-) ?

 Tu sous-entends de les convaincre, au vu des récents attentats ? Non, je ne souhaite pas les convaincre. Je peux comprendre que les gens aient encore peur. Mais combien de choses allons-nous arrêter de faire si on laisse la peur nous envahir ? Est-ce que ce ne sera pas, au final, arrêter de vivre ? Ces balais d’Or sera une occasion rare de voir des gens que l’on ne croise que très rarement.

 

Quel sera ton mot de fin ?

 Lisez ! Faites lire vos gosses ! M’adressant à des fidèles de ton blog, je sais que je prêche des convertis de longue date, mais plus le temps va passer, plus c’est le rapport aux livres et aux infinies connaissances qu’ils nous offrent qui fera la différence.