Piste Noire de Antonio Manzini chez Denoël Edition

Antonio Manzini réussit réellement dans sont roman Piste Noire chez Denoël Edition à nous captiver tout au long de son roman et une fois les dernières pages tournées, on a hâte de retrouver notre ronchon préféré et de sourire de ses réflexions. On en apprend également sur les provinces italiennes, sur les guéguerres régionales que l’on peut retrouver en France.

Bref c’est un chouette roman à découvrir, venez détester Rocco Schiavone, venez avoir envie de le gifler, mais surtout venez lever les yeux au ciel à certaines de ses réflexions. Après vous vous rendrez compte que vous êtes sous le charme de ce roman.

Voici le résumé du roman :

 

9782207118580_1_75Séducteur, corrompu, sarcastique, Schiavone est aussi antipathique qu’attachant. Le genre de héros qu’on adore détester…

 

Le commissaire Rocco Schiavone est romain jusqu’au bout des ongles : snob, macho et ronchon, il est doté d’un humour noir dévastateur. Muté à Champoluc dans le val d’Aoste, il vit son départ en province comme un exil. À son corps défendant, il doit quitter sa paire de Clarks adorée pour porter de répugnants après-ski et considère ses nouveaux collègues comme des ploucs.

Peu après son arrivée, on trouve le cadavre d’un homme sur une piste de ski, écrasé sous une dameuse. Accident ou meurtre? Quand le médecin légiste découvre un foulard dans la gorge de la victime, le doute n’est plus permis. Schiavone se plonge alors dans une enquête rocambolesque, freiné par son ignorance, voire son mépris, de la région et de ses usages. Mais certains habitants de cette vallée hostile et glaciale trouvent grâce à ses yeux. Notamment une habitante : la somptueuse Luisa

 

La semaine prochaine nous partons à Belém, je vous souhaite de bonne vacance.

 

 

Bienvenue sur le Divan du concierge masqué. Ma première question consiste à vous connaître, pouvez-vous nous parler de votre enfance et comment êtes vous venu à l’écriture ?

 

DSC1358J’ai toujours écrit en secret juste après mon adolescence. J’étais un peu déprimé et je jouais la batterie avec un groupe métal. Pendant les 25 ans de carrière d’acteur, j’écrivais pour le théâtre sans jamais montrer mes écrits. Jusqu’à ce que, à ma quarantaine, un monologue est tombé en mains d’un éditeur, et j’ai publié mon premier livre « Sangue marcio ».

 

 

 

 

Je vois que vous avez joué dans plus de 24 films, et, que vous êtes scénariste et réalisateur, parlez-nous de votre carrière.

 

Je viens de l’Académie Nationale d’Art Dramatique Silvio d’Amico de Rome et j’ai commencé à faire du théâtre. La Télévision. Le Cinéma. J’ai travaillé avec beaucoup de metteurs en scène, de Guicciardini à Camilleri, de De Pasquale à Missiroli. Au Cinéma avec Taymore, Tognazzi, Bernini, De Lillo et de nombreux à la télévision. Depuis 5 ans, je ne joue plus. J’écris. Des scénarios et des livres. Pour le cinéma, deux films avec Ammaniti (Il siero della vanità et Come Dio comanda). Pour la télévision de nombreuses séries en tant que scénariste et rédacteur en chef.

 

 

Comment vous est venu l’idée d’écrire votre roman «  Piste noire » ?

 

champDepuis quelque temps déjà, je pensais à ce policier à la limite de la légalité, un peu violent mais au grand cœur. Piste noire est né un soir où je me trouvais avec ma famille à Champoluc, au milieu des pentes d’un refuge, le Vieux Crest, à regarder la neige qui tombait. L’histoire a commencée là.

 

 

 

 

Votre personnage principal le commissaire Rocco Schiavone est odieux, irascible, magouilleur, pouvez-vous nous en parlez ?

 

Rocco n’est pas un exemple de gardien de l’ordre. Je voulais parler d’un homme avec un passé presque criminel entré dans la police sans difficulté, avec des zones obscures de sa vie et de son caractère, un gardien de l’ordre sui-generis, qui, cependant, conserve parfois un cœur et une humanité surprenante et émouvante. J’aime les personnages malchanceux et pleins contradictions. Je ne crois pas aux héros sans peur et sans reproche. Je suis attiré par les personnalités complexes, et il me plaît toujours de parler des derniers de la classe. Les premiers je les trouve peu intéressants et un tristounets.

 

 

Retrouveront nous le commissaire Schiavone dans d’autres aventures ?

 

Certainement. En Italie, nous en sommes à la quatrième ! J’espère qu’il sera de même en France.

 

 

Et si je vous dis qu’il y a un mélange de Simenon et Camilleri dans votre roman ? (Ce qui me plais énormément). Qu’en pensez-vous ?

 

Camilleri a été mon professeur à l’Académie et je partage avec lui des années de théâtre. Simenon est un de mes écrivains préférés. J’ajouterais sur la liste Lansdale Burke et Derek Raymond.

 

 

 

 

 

Avez-vous une anecdote à nous raconter sur votre roman, à partager avec vos lecteurs et lectrices de France ?

 

Piste noire n’est pas le premier roman de Rocco. Il y en a eut un avant où Rocco s’appelait Frederick ; c’était un sacré meurtrier. Ce roman n’a jamais vu le jour. Heureusement, ma femme, la meilleure critique que je ne jamais eut, m’a dit après lecture : Si tu sort ce bouquin tu peux dégager et vivre ailleurs !

 

 

Comment écrivez vous ? (Le matin, le nuit, dans votre bureau…)

 

Le matin et l’après-midi. La nuit je ne le fais pas.

 

 

Quels sont vos écrivains préférés ? Et que lisez-vous actuellement ?

 

Je suis un lecteur avide. Les préférés sont tellement nombreux, qu’il n’y a pas de place sur cette feuille !

 

 

Quels sont vos films préférés au cinéma ? (Vos films cultes qui vous ont donné envie de faire du cinéma)

 

shiningLes fils de Monicelle et Stanley Kubric. Tout est là dedans.

 

 

 

 

 

 

Avez-vous une passion pour les chaussures « Clarks » ?

 

Non, c’est Rocco.

Quel sera votre mot de fin à cette interview ?

MERCI !