Papillon de nuit R.J. Ellory chez Sonatine Éditions

Voici, avec un énorme plaisir, la quatrième interview de M. Roger J.
Ellory pour le blog du concierge masqué.R.J. Ellory est né en 1965. Après l’orphelinat et la prison, il
devient guitariste dans un groupe de rythme and blues, avant de se
tourner vers la photographie. Après Seul le silence, Vendetta, Les
Anonymes, Les Anges de New York, Mauvaise étoile et Les neuf cercles,
Papillon de nuit est son septième roman publié en France par Sonatine
Éditions.Publié en 2003 outre-Manche, Papillon de nuit est le premier roman de
R.J. Ellory. Récit d’un meurtre, d’une passion, d’une folie, il nous
offre une histoire aussi agitée que les années soixante.

Et aussi un roman bouleversant qui vous prend aux trippes.

Vraiment une totale réussite et je félicite Sonatine d’avoir créer
cette collection.

 

Voici un résumé de son roman :

papillon-nuit-r-j-elloryAprès l’assassinat de John Kennedy, tout a changé aux États-Unis. La
société est devenue plus violente, la musique plus forte, les drogues
plus puissantes que jamais. L’Amérique a compris qu’il n’y avait plus
un chef, un leader du pouvoir exécutif, mais une puissance invisible.
Et si celle-ci pouvait éliminer leur président en plein jour, c’est
qu’elle avait tous les pouvoirs.

C’est dans cette Amérique en crise que Daniel Ford a grandi. Et c’est
là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Vernet,
son meilleur ami.

Nous sommes maintenant en 1982 et Daniel est dans le couloir de la
mort. Quelques heures avant son exécution, un prêtre vient recueillir
ses dernières confessions. Bien vite, il apparaît que les choses sont
loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air. Et que la politique
et l’histoire des sixties ne sont pas qu’une simple toile de fond dans
la vie de Daniel, peut-être lui aussi victime de la folie de son
temps.

Je vous recommande ce très bel article d’un blogueur de talent :

https://gruznamur.wordpress.com/2015/06/06/papillon-de-nuit-r-j-ellory/

Je souhaite aussi remercier Sandrine pour son travail de traduction
qui est vraiment formidable.

Je vous souhaite une très bonne lecture et je vous donne rendez-vous
la semaine prochaine avec un Octopode.

 

Bienvenue sur le divan du Concierge pour cette quatrième interview que
tu m’accordes pour mon blog. Dis-nous comment est née l’idée d’écrire
ce roman « Papillon de nuit »

AVT_RJ-Ellory_5939J’ai décidé d’écrire le genre de livre que, je crois, j’aimerais lire,
plutôt que le genre de livre que les autres pourraient apprécier. La
base de Papillon de nuit est simple. Je voulais couvrir la période qui
va des années 50 aux années 70. Je voulais écrire sur les Kennedy, sur
le Vietnam, sur l’affaire du Watergate et Nixon, je voulais un
arrière-plan d’Histoire véritable dans lequel je pouvais placer des
personnages en lutte, mis au défi et à l’épreuve. Je voulais placer
des gens ordinaires dans une situation extraordinaire et voir comment
ils s’en sortiraient. Les gens, on en revient toujours aux gens. Les
gens me fascinent plus que n’importe quoi. Le meilleur conseil que
j’ai reçu concernant l’écriture c’est d’écrire sur ce qui m’intéresse.J’ai toujours voulu en savoir plus sur les gens, et c’est ce que
j’essaie de faire à travers mon œuvre. Entrer dans leurs têtes,
examiner leurs raisons, leurs motivations, leurs rêves et leurs
aspirations. Les mettre dans des situations où ils sont confrontés à
des difficultés et voir comment ils vont s’en sortir, mais en même
temps essayer de refléter l’humour qui semble nous permettre de
conserver notre sourire face à l’adversité. Ça a vraiment commencé
avec l’idée de conflit entre ce qu’on attend de nous, et ce qu’on a
envie de faire. Il s’agissait de montrer des gens forcés de faire des
choix qui n’en sont pas vraiment. Comme un garçon blanc qui reste
loyal faec à un garçon noir et réciproquement, malgré le conflit, le
désaccord et les préjugés. Comme le Draft. Comme être en prison, dans
le couloir de la mort en fait, et sentir qu’il n’y a rien qui puisse
faire pour changer ce qui s’est passé. C’est ce sujet, celui de gens
ordinaires placés dans des situations extraordinaires, et ce qu’ils
font pour en sortir.

 

Je voudrais avoir ton avis sur la peine de mort qui est toujours
pratiquée aux États-Unis, car tu détailles dans ton roman « le couloir
de la mort » comme si tu étais là-bas.

 

etats-unis-peine-mort-2014
Je me souviens d’une citation : « Qu »y a-t-il donc dans le meurtre qui
nous enseigne que tuer des gens est mal ? » La peine de mort existe.
C’est un sujet de débat et de dispute. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Et
bien, peut-être devons-nous seulement nous demander, est-ce que ça
marche ? La réponse est non. Si on supprime la peine de mort, est-ce
que ça empêche le nombre de meurtres d’augmenter ? Non. Ça ne paraît
pas être déterminent, et certainement pas un remède. Cela pour moi
résout la question de est-ce bien ou mal. L’autre question est :
pourquoi avons-nous la peine de mort ? Simplement parce qu’il y a des
gens tellement dangereux qu’on ne peut leur permettre d’exister dans
une société. Ce problème existe parce que la race humaine ne comprend
pas l’esprit humain. Interrogeons-nous sur ce manque de compréhension
et nous ferons peut-être des progrès sur la criminalité, la folie et
autres problèmes existant sur cette planète. Pour ce qui est de ma
description détaillée du couloir de la mort, elle est due à mon
imagination et à la façon dont je me figure cet endroit. C’est mon
boulot, en fait. Je dois décrire ces choses de façon à donner
l’impression qu’on y est. Si j’y arrive, alors je suis content.

 

Parle-nous de deux personnages primordiaux de ton roman, Daniel et
Nathan, à qui on va voler leur jeunesse par un drame.

 

C’est l’histoire de deux gars, un noir, un blanc, qui grandissent côte
à côte dans la Caroline du Nord des années 50. On les suit à travers
cette période, celle de l’assassinat de JFK et de Martin Luther King,
celle de Nixon et du Watergate, tous les événements politiques et
sociaux significatifs de cette époque-là. L’histoire est racontée sous
forme de flash-back du point de vue du personnage principal, Daniel,
qui a maintenant une trentaine d’années, qui est dans le couloir de la
mort pour avoir assassiné son ami, Nathan. Les événements sont
racontés à un prêtre catholique envoyé pour confesser Daniel avant son
exécution. Il expose les événements qui l’ont conduit là et comment il
a été consigné à un tel destin. C’est une histoire sur la loyauté et
l’amitié face à l’adversité. C’est une histoire sur la culpabilité et
le Salut. Mais surtout, c’est une histoire sur un être humain placé
dans une situation inhumaine.

 

Souvent dans tes romans, il y a le thème du Bien et du Mal. Là, il se
montre sous la forme de deux gardiens de Prison : Mr West et Mr
Timmons.

 

Oui, absolument, mais il n’y a vraiment pas d’analogie ici. Timmons et
West sont juste là pour personnifier les deux versants de la vie en
prison. Timmons est un lâche qui se convainc lui-même qu’il ne fait
que son travail, West est un lâche parce qu’il est vicieux envers les
prisonniers. Timmons a réussi à garder une petite parcelle d’humanité,
alors que West a perdu toute humanité.

 

Il y a aussi tout dans ton roman sur l’après assassinat de Kennedy. On
voit changer les États-Unis, la société devient encore plus violente.
Raconte-nous ce que tu as voulu montrer.

 

C’était simplement un moyen de montrer que l’assassinat de Kennedy
avait détruit le Grand Rêve Américain. Il n’y avait peut-être pas de
rêve, mais il y avait certainement une croyance en ce rêve. La seconde
guerre mondiale était terminée, et la classe moyenne de l’Amérique
blanche a connu une poussée de l’emploi et de la qualité de vie. Il
semblait que l’Amérique devenait effectivement le pays de la liberté
et de la justice, du moins pour les classes moyennes blanches.
Cependant, en toile de fond il y avait quand même de la corruption, du
racisme, des préjugés, une société dans laquelle l’égalité des droit
entre les sexes et entre blancs et noirs n’existait pas. L’assassinat
de Kennedy et l’implication continue de l’Amérique dans la guerre du
Vietnam ont vite rendu évident que le rêve avait peut-être été
imaginaire, que ce n’était qu’une hallucination.

 

La Caroline du Sud, le Ku Klux Klan, cette organisation qui fait froid
dans le dos et que tu décris dans ton roman… Parle-nous de ça.

 

Eh bien, il y a eu beaucoup de livres et de films au sujet du KKK. Que
puis-je en dire ? C’est une organisation dévouée à la croyance erronée
et irrationnelle que la couleur est une ligne de partage entre
différentes classes de gens. Le KKK, les White Supremacists, Les
National Socialists, les Far Right Movements … Tous sont de la même
veine, l’ignorance est peut-être ce qu’il y a de plus dangereux chez
un homme, et ces gens sont vraiment, vraiment ignorants.

 

As-tu une anecdote à partager avec nous sur ce roman ?

 

brahmaeidae-papillon-nuitJ’ai commencé à écrire à 22 ans. J’ai écrit 22 livres dans les 6
années qui ont suivi. Ces livres ont été refusés par plus d’une
centaine d’éditeurs, aussi bien au Royaume Uni qu’aux États-Unis. Les
éditeurs britanniques ont dit « Nous ne pouvons pas vendre un livre
sur les États-Unis écrit par un Britannique, essayez auprès d’un
éditeur américain » . Les éditeurs américains ont dit «  Nous aimons
beaucoup vos livres, mais nous pensons que nous ne pouvons vraiment
pas vendre les livres d’un auteur britannique chez nous ». Et ça a
duré comme ça de 1987 à 1993. J’ai arrêté d’essayer un jour de juillet
1993, et n’ai plus rien écrit pendant 8 ans. J’ai recommencé le
lendemain du 11 septembre 2001  avec, dans l’esprit, la pensée que la
veille 3500 personnes s’étaient levées pour aller travailler et
n’étaient jamais rentrées chez elles. Ça m’a rappelé une chose que
disait ma grand-mère, « Ne construis pas ta vie sur des « et si … ? »
Ne deviens pas un de ces personnes qui se demandent « et si j’avais
accepté ce travail ? Et si j’avais demandé cette fille en mariage ? Et
si j’étais parti vivre en Australie ? » Sois une de ces personnes qui
disent, « J’ai fais ceci, et cela, beaucoup de ces décisions étaient
des erreurs mais elles m’ont appris quelque chose et je ne regrette
rien ».Alors j’ai recommencé à écrire. J’ai écrit 3 livres, et celui du
milieu était Papillon de nuit. Des trois livres, c’était celui que je
préférais, alors je l’ai photocopié 36 fois et envoyé à 36 éditeurs
britanniques différents, que35 m’ont renvoyé. Celui qui ne me l’avait
pas renvoyé était Bloomsbury et, après 3 mois d’attente, j’ai appelé
pour savoir si je pouvais récupérer le manuscrit car j’avais prévu de
les envoyer à des éditeurs américains pour tenter une dernière fois de
me trouver un éditeur. Alors j’ai appelé Bloomsbury et j’ai parlé à
une directrice de publication, et elle m’a dit « Oui, j’aime votre
livre…Je vous ai écrit à ce sujet en novembre dernier. » Je lui ai
dit que je n’avais jamais reçu cette lettre. Elle a pris mon numéro de
téléphone, dit qu’elle allait rechercher la lettre et me rappeler, ce
qu’elle a fait- à ma grande stupéfaction. Elle m’a beaucoup
complimenté au sujet du livre, mais pensait qu’il n’était pas fait
pour Bloomsbury. Elle m’a alors demandé si j’en avais d’autres
exemplaires. Je lui ai répondu que oui, alors elle m’a dit « Envoyez-m
‘en un autre… Je voudrais le faire lire à quelqu’un d’autre. » J’ai
fait ce qu’elle demandait.

Quelques jours plus tard, j’étais au travail et ma femme a reçu un
appel. C’était quelqu’un de chez Orion qui voulait me parler. Ma femme
pensait que c’était une blague d’un ami. Ce mec, « Jon », a dit qu’il
voulait me parler de la publication de mon livre. Elle a dit « Mais
oui bien sûr…. » Et il a dit « Non, sérieusement, je veux réellement
lui en parler », alors elle a dit « OK, si vous êtes sérieux, rappelez
demain ». Elle ne m’a pas parlé de cette conversation. Il a rappelé le
lendemain. Elle lui a redit la même chose. Il a rappelé le troisième
jour, j’étais encore absent, et le quatrième jour (un vendredi) j’ai
reçu une lettre un peu étrange de lui me disant qu’il avait essayé de
me joindre, et que je pouvais l’appeler. Je l’ai appelé le lundi
suivant, il m’a dit qu’il aimait le livre, mais qu’il devait
maintenant le faire lire à d’autres éditeurs. Les publications
devaient être décidées à l’unanimité. Ok, ai-je dit. Il m’a dit
d’appeler son assistante une quinzaine de jours plus tard pour
connaître leur décision.

J’ai marché sur des œufs pendant 15 jours. Je l’ai appelée. Elle a dit
« j’ai de très bonnes nouvelles ! Il l’a fait lire à d’autres
personnes et ils l’ont beaucoup aimé aussi ! » « Oh », ai-je dit. «
Donnez-lui encore deux semaines. » C’est ce que j’ai fait. J’ai
rappelé. Trois personnes l’avaient lu. Bon, alors c’est comme ça que
ça allait se passer. Ça a pris encore 4 mois, puis Jon m’a appelé, a
hésité 10 secondes (ce qui est très long quand on attend que quelqu’un
vous parle), puis il a dit, « M. Ellory, est-ce que ça vous plairait
de signer un contrat ?« Et voilà, 15 ans après que j’avais pris la
plume pour la première fois, ça y était, Orion avait accepté de
publier « Papillon de nuit », et il est sorti en juillet 2003. Jon est
encore mon éditeur. Nous avons sorti 13 livres ensemble. Je viens de
signer un contrat pour deux autres. Et Candlemoth » sort en France 12
ans plus tard sous le titre « Papillon de nuit ».

 

Et ce qui est génial, c’est que cette année nous avons la chance
d’avoir deux romans qui paraissent en France, Papillon de nuit et je
voudrais que tu nous parles de ton roman qui sort en France en août :
Les Assassins, chez Sonatine Edition.

 

Ellory-Assassins-GrisJe voulais écrire un roman sur le serial killer qui mettrait fin à
tous les serials killers. J’ai créé un tueur qui copie certains des
plus célèbres meurtres en série de l’histoire des Etats-Unis, le jour
anniversaire de la date où ils ont été perpétrés. J’ai représenté tous
les serials killers depuis Arthur Shawcross jusqu’à John Wayne Gacy,
des Tueurs du crépuscule au Zodiac et jusqu’à l’horrible tueur
d’Amityville. C’est l’histoire d’un homme plutôt autiste qui a survécu
à un meurtrier en série, un homme qui en sait plus sur les serial
killers que n’importe qui au FBI, et sa collaboration avec un
détective de la police criminelle de New York pour identifier et
arrêter ce Tueurs aux anniversaires. C’est là aussi un roman sur un
homme ordinaire plongé confronté à une situation extraordinaire, et
sur la façon dont non seulement il surmonte ce qui lui est arrivé,
mais s’en sert en plus pour découvrir la vérité. Je pense que c’est un
roman puissant et plein d’émotions, très noir, quelque peu perturbant,
mais qui explore vraiment les motivations et les raisons profondes de
ce genre de personnage. C’est un livre dont je suis très fier car je
pense qu’il y a un bon équilibre entre fiction et réalité, et je pense
que c’est un roman auquel on pense bien après avoir fini de le lire.

 

Tu as aussi une actualité musicale avec un album : The Whiskey Poets’,
‘Low Country’, peux-tu nous en parler ? À quand un concert en France ?

 

PHO02aa66cc-46f9-11e3-994e-5663204920db-805x453J’ai toujours été passionné de musique, et tout comme j’ai ressenti
une grande empathie pour la littérature américaine, j’ai ressenti une
grande empathie pour le jazz, le blues et la musique country. Un jour
quelqu’un m’a dit que la musique était le moyen par lequel une
personne peut traduire en sons ses émotions, puis transmettre ces sons
à une autre personne qui, à son tour, les traduit en émotions. Je suis
d’accord avec ça. Je pense que la bonne littérature agit sur le plan
émotionnel, et je pense absolument que la bonne musique aussi agit sur
le plan émotionnel. En ce qui concerne les longues improvisations, je
ne suis pas vraiment ce genre de musicien. Quand j’écris une chanson,
j’aime penser que je délivre un message émotionnel, et quand le
message est délivré alors la chanson est finie. The whiskey poets est
un groupe que j’ai formé récemment, et nous venons d’enregistrer notre
premier album. Je joue de la guitare et je chante, et il y a quelques
vidéos sur You tube. L’album va sortir bientôt, nous donnerons un
concert à Londres et dans d’autres lieux au Royaume-Uni très bientôt.
J’espère venir en France avec le groupe, bien sur ! C’est très
important pour moi.

 

Quelles sont tes lectures actuelles ?

 

Je lis « Trilobites » de Breece D’J Pancake. Avant ça, j’ai lu «
Berlin » de Anthony Beevor qui est un excellent livre documentaire sur
la chute de Berlin à la fin de la seconde guerre mondiale.

 

Dans les remerciements de ton roman Papillon de nuit, tu dis une
phrase qui m’a surpris : Remerciements à tous ceux qui ont cru que je
ne vaudrais jamais rien.

 

Oui, c’est ma façon de dire que le fait que Papillon de nuit est le 23
ème roman que j’ai écrit, mais le premier qui a été publié. C’était ma
façon de dire à tout ceux qui m’ont dit que je devrais arrêter que je
n’ai pas arrêté, et que j’ai fini par trouver quelqu’un qui croyait en
mes livres autant que moi !

 

Tu as écrit 13 romans, comment vois-tu ton évolution au niveau de
l’écriture et qu’aimerais-tu améliorer ?

 

imageSi on prend en compte tous les romans que j’ai écrits avant de trouver
un éditeur, et tous ceux que j’ai écrits qui n’ont pas été publiés,
j’en ai en fait écrit 41. Ça ne fait pas loin de 6 millions de mots.
En quoi ai-je changé ? Je suis devenu plus succinct. J’en dis plus
avec moins de mots. Je suis plus direct. C’est le changement
essentiel. Je suis curieux de voir ce que mes lecteurs français
pensent de Papillon de nuit, car ils n’ont connu que des romans
récents et la comparaison sera intéressante.

 

Quel sera ton mot de fin à cette interview ?

 

Eh bien, comme d’habitude, je suis très excité par la sortie d’un
nouveau livre en France. Cependant, cette année nous sortons deux
livres et j’espère qu’ils seront bien accueillis par mes lecteurs.
Aussi bien les anciens que les nouveaux. J’espère revenir en France
très bientôt. Quand je ne suis pas en France, ça me manque beaucoup !