Le Député décapité de Claude Forand chez 14/18 Edition

Voici une très belle rencontre de la Foire du Livre de Bruxelles 2015, Mr Claude Forand pour son roman « Le Député décapité » chez 14/18 Edition.

Un roman dynamique et plein d’humour et que vous dévorez très vite tellement c’est bien.

Ce roman est aussi plein d’humanité et vous découvrirez une des très belles plumes du Québec.

Je suivrais dorénavant cet auteur qui a créé un personnage haut en couleur.

Voici un résumé de son roman :

le-depute-decapiteLe corps de Marc-André Plamondon, un député qui jouit d’une grande popularité, est retrouvé sauvagement assassiné dans une chambre d’hôtel, le soir même de la fondation de son nouveau parti politique. C’est le désormais célèbre détective Roméo Dubuc qui est chargé de l’enquête, accompagné de son fidèle comparse Lucien Langlois. Entre corruption et argent sale, ils auront besoin de toute leur ténacité pour faire émerger la vérité… Mais pourquoi diable a-t‑il l’impression que le mauvais sort s’acharne sur lui et qu’on ramène dans sa vie des fantômes du passé ?

 

 

 

 

 

 

La Semaine nous terminerons notre route à Little Rock, en Arkansas.

Je vous souhaite de très bonne lecture noire

 

 

 

Bienvenue sur le divan du concierge. Ma première question consiste à faire connaissance avec vous : Pouvez-vous nos parler de votre enfance et comment vous êtes venu à écrire des romans?

 

Auteur-ForandEnfance très normale, avec beaucoup de lectures obligatoires pour un futur auteur de polar : Sherlock Holmes, Agatha Christie, etc. L’écriture de romans policiers est venue à la suite de frustrations avec un dossier judiciaire qui n’aboutissait pas.

 

 

 

Comment est vu le polar au Canada, est-ce une littérature énormément lue?

 
37662_aj_m_585Le polar est très populaire au Canada, tant du côté anglais que français. Au Québec, la littérature policière provient de trois sources : la production locale en français, la production venue de France, et les bestsellers américains traduits en français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parlez-nous du sergent détective Roméo Dubuc, personnage principal de vos romans. Comment vous est venue l’idée de créer ce personnage?

 

dubucJ’ai longtemps pensé que l’inspecteur Dubuc était un amalgame de policiers que j’avais connu quand j’étais journaliste en région : un gros bonhomme assez bourru, amateur de malbouffe, mais fondamentalement persévérant et intègre. Il y a quelques années, j’ai découvert la vérité : Roméo Dubuc correspond beaucoup à la personnalité de mon père, décédé quelques années avant que je commence à écrire ders polars.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans votre dernier roman Le Député décapité, chez Polar 14-18 aux Éditions David, nous allons dans le monde politique et du trafic d’influence et de l’argent sale. Comment vous est venue l’idée de ce roman?

 

Depuis quelques années, on parlait beaucoup de corruption politique au Québec. C’était dans les médias et à la télé régulièrement. J’ai lentement compris que ce serait un sujet en or pour l’inspecteur Dubuc, et surtout pour créer des problèmes politiques et policiers avec beaucoup de ramifications.

 

Il y a un personnage que n’apprécie pas Dubuc et qui se nomme Bérubé. Parlez-moi de ce personnage.

 

Bérubé est un ancien collègue de Dubuc, quand tous deux travaillaient aux enquêtes criminelles à Montréal. Lors d’une opération anti-drogue, Dubuc a été convaincu que 2 kilos de drogue qui ont disparu avaient été détournés par Bérubé, en charge de l’opération. L’affaire n’a jamais été prouvée, mais les deux hommes se détestent depuis ce jour.

 

Parlez-nous de vos autres romans : Ainsi parle le Saigneur et Un moine trop bavard.

 

cover-claudeforandCe sont deux polars sur fond religieux. Dans Ainsi par le Saigneur, Dubuc est confronté à un sérial killer qui organise des mises en scène bibliques lors de ses meurtres (par exemple, lapider sa victime) et qui laisse des extraits tirés de la bible pour justifier ses actes. Dubuc devra faire preuve de beaucoup de ressources pour trouver ce fou de Dieu qui répète dans ses messages après chaque meurtre : Arrêtez-moi avant que je recommence.

Dans Un moine trop bavard, le frère Adrien qui déblatère contre les autres moines de sa communauté est retrouvé poignardé. Tous les moines sont cloitrés, donc la victime doit nécessairement être à l’intérieur des murs, se dit Dubuc au début de l’enquête. Le détective devra vite faire ses classes pour comprendre un monde qui lui est complètement étranger, s’il veut attraper le coupable.

 

Le concierge est curieux. Quelle sera la prochaine enquête de Roméo Dubuc?

 

Ainsi parle le SaigneurAh ça… le concierge devra patienter un peu. L’inspecteur Dubuc (et l’auteur!) n’aiment pas beaucoup parler d’une enquête avant qu’elle ne soit complétée. Tous les deux sont superstitieux!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’ou vient l’expression Bout de chandelle?

 

De nulle part, en fait. Et elle disparaitra probablement dans les prochains romans. Trop de lecteurs semblent accrocher sur les jurons, au détriment de l’histoire.

 

Comment écrivez-vous ?

 

Essentiellement la même routine chaque soir : dans mon bureau, de 21 heures à minuit (parfois plus tard, si l’histoire m’emporte!)

 

Quels sont vos écrivains préférés? Et que lisez-vous actuellement?

Agatha-CHRISTIE-Je me réfère parfois aux grands classiques, les valeurs sures qui ont survécu à l’épreuve du temps : Sherlock Holmes, Agatha Christie, et même l’inspecteur Colombo. Je lis peu, surtout des trucs sélectifs ou recommandés par des amis, etc. Mes préférés sont les romans du polariste américain Michael Connelly, pour la richesse des détails fournis durant l’enquête.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous êtes traducteur. Pouvez-vous nous en parler?

 

J’ai été journaliste pendant une vingtaine d’années. Il y a 15 ans, je me suis réorienté vers la traduction. Comme en journalisme, je me suis spécialisé : pharmaceutique et automobile. C’est une forme différente d’écriture, mais – tout comme le journalisme – ça contribue à enrichir mon style écrit.

 

Quel est l’endroit que vous préférez au Canada, et pourquoi?

 

2014-10-28-01-39-05-ChestervilleJe suis originaire du Québec, mais j’habite Toronto depuis une trentaine d’année. Ce n’était pas mon choix, mais celui de mon épouse. Malgré tout, l’écriture me permet chaque soir de rentrer dans ma coquille et de retourner dans la petite ville fictive de Chesterville, ou se déroulent les enquêtes de l’inspecteur Dubuc.

 

 

 

 

 

Quels sont vos films préférés?

 

Aucun. Depuis plusieurs années, je regarde surtout des séries télévisées (surtout policières, du genre Les Sopranos). J’estime qu’avec les séries, la télévision a nettement dépassé le cinéma, qui s’est diversifié au point d’être souvent insignifiant et décevant.

 

Quel sera votre mot de fin à cette interview?

 

Concierge masqué, prends garde à toi! Sinon, l’inspecteur Dubuc ira enquêter outre-mer pour résoudre ta disparition!