La voix des âmes de Laurent Scalese chez Belfond Edition

200 ème interview cette semaine et oui le temps passe et les belles rencontres continuent.

Je vous remercie de votre confiance envers ce blog, plein de belles rencontres avec des écrivains du noir de tous les continents.

Je vous prépare pour les mois à venir des voyages en Afrique du Sud, en Italie, en Angleterre et bien sûr en France également.

Pour cet évènement j’avais organisé un jeu pour gagner les 4 romans lauréats du Prix du Balai D’OR, voici les réponses :

 

1/Comment s’appelle le vieux veilleur de nuit zoulou dans mélanges de sang de Roger Smith ?

Benny Mongrel

2/En quelle année dans back up sont mort les musiciens du groupe de rock Pearl Harbor ?

1967

3/Sam Millar fut enfermé à l’âge de 17 ans dans une prison, quel est le nom de cette prison ?

 

Prison long kesh

 

4/Qui a écrit la préface de kind of black ?

 

Serge forte

 

5/Quels sont les deux auteurs depuis le début de la création du blog qui m’ont accordé 3 interviews ?

 

MR RJ Ellory et Mr Sam Millar

 

 

La gagnante du jeu Mme Anne Marie Gabriel a reçu les 4 exemplaires, bravo à elle.

 

 

Et pour la 200ieme interview  qui mieux que Mr Laurent Scalese pour son roman La voix des âmes chez Belfond Edition.

Ce brillant écrivain français, d’une gentillesse extrême m’a accordé une très belle interview pour son nouveau roman qui sortira le 12 Mars 2015.

Voici un roman qui m’a vraiment plu, déjà par l’atmosphère du roman qui arrive avec brio à nous donner la chair de poule.

Puis par l’intrigue qui marche impeccablement, on sent la plume du scénariste et c’est une vraie réussite !

Et puis c’est aussi une belle histoire d’amour, un roman que je vous conseille énormément car c’est un vrai bonheur de lire un tel roman.

Ce roman vous transporte de page en page dans un univers que Mr Laurent Scalese réussit à la perfection.

Voici un résumé du roman :

115941ScaleseElles sont partout, elles sont invisibles, elles se sont emparées de nos corps et veulent nous posséder. Ce sont les âmes noires de nos ancêtres. Un seul homme pourra les combattre. Pour sauver la femme qu’il aime…

 

Richard Neville est un flic français comme il en existe peu. En touchant la main d’une victime il parvient à reconstituer les derniers instants de la vie de celle-ci, et à identifier son assassin – ce qui lui vaut d’être régulièrement sollicité par les polices du monde entier. Cette fois à NY il est parti en mission accompagnée de sa femme Clara… assassinée en pleine journée à Central Park. Lui, le super flic, n’a pas pu protéger l’amour de sa vie, la mère des ses enfants… Mais dès le soir du meurtre d’étranges incidents surviennent : Richard pense d’abord que Clara cherche à communiquer avec lui de l’au-delà. Jusqu’à ce qu’une femme étrange le visite pour lui proposer un marché incroyable : revenir quelques instants avant le meurtre de sa femme pour qu’il essaie de la sauver, en échange de son obéissance aveugle…

 

 

La semaine prochaine nous irons dans un bal pour homme, je vous souhaite de très bonnes lectures.

 

 

 

Bienvenue sur le divan du concierge Mr Scalese, ma première question c’est pour mieux vous connaître : pouvez-vous nous parler de votre enfance et comment vous en êtes venue à écrire des romans ?

 

 

SCALESE LaurentJ’ai eu une enfance et une adolescence normales, pour ne pas dire banales. J’avais conscience de l’importance de l’école, même si j’étais pressé d’en finir et de me lancer dans la vie active. Après l’obtention de mon bac, B à l’époque, je me suis inscrit en BTS Action Commerciale. Au terme de la première année, j’ai demandé un rendez-vous avec les enseignants et je leur ai dit que j’arrêtais là. Ils ont été très surpris, d’autant plus qu’il ne me restait qu’une année à faire pour avoir le diplôme. J’avais bien réfléchi. J’ai fait mon service militaire – obligatoire en 1987 – dans la foulée, dans l’armée de l’air. Contre toute attente, j’ai passé une année formidable. Je me suis mis au sport, j’ai appris à vivre en communauté, et surtout je me suis bien amusé. C’est là que je me suis découvert une véritable passion pour la marche. Ces marches de nuit, avec tout le barda sur le dos, je les ai adorées, contrairement à certains de mes compagnons qui rusaient pour y échapper. En revenant à la « vie civile », comme disent les militaires, je n’étais pas plus fixé sur mon avenir. Alors j’ai enchaîné les petits boulots, dans la vente essentiellement. J’ai travaillé dans plusieurs boutiques de prêt-à-porter, dans des quartiers populaires, des quartiers huppés, j’ai appris beaucoup de choses. Entre deux clients, je pensais aux histoires que j’aimerais raconter. J’ai toujours été un gros lecteur, dès mon plus jeune âge. Les livres sont le sel de la vie, de la mienne en tout cas. Après avoir écrit des dizaines de nouvelles, je me suis lancé dans l’écriture d’un roman, de la SF. Refus des éditeurs. Puis j’ai participé à un concours de nouvelles policières organisé par le Seuil. J’ai fini parmi les cinq premiers, ce qui m’a valu de recevoir toute la collection Points et de gagner un voyage à New York. À partir de là, j’ai décidé de tenter l’aventure dans le domaine du roman policier, du thriller. Un an plus tard, j’envoyais par la poste le manuscrit de mon premier polar, «Le samouraï qui pleure », à une vingtaine de maisons d’édition. À l’époque, je dépensais une partie de mon salaire pour imprimer, relier et envoyer les manuscrits. Et un beau jour, moins d’une semaine après l’envoi, je reçois l’appel d’un éditeur, Pygmalion. C’était un lundi matin pluvieux. Un moment de grâce. Un moment où on sent que sa vie peut changer et qu’il ne faut surtout pas passer à côté.

 

 

Comment vous est venu l’idée d’écrire votre roman« La Voie des Âmes », aux Éditions Belfond ?

 

 

«La voie des âmes » est un roman auquel j’ai commencé à réfléchir fin 2009-début 2010. Au départ, il devait s’agir d’un thriller abordant le thème de la seconde chance, cette fameuse seconde chance à laquelle nous avons tous besoin de croire. Le livre devait être court. Très vite, je me suis aperçu que l’idée que j’avais en tête nécessitait un développement plus ambitieux, beaucoup plus ambitieux. Il fallait que le roman ait une certaine envergure, sinon il n’aurait pas été abouti, et j’aurais ressenti une immense frustration au final. J’ai compris qu’il me faudrait du temps et de l’énergie pour raconter cette histoire, ce serait un voyage au long cours, pas le choix. Et comme dans la vie tout arrive toujours en même temps, une production me demande à ce moment-là de réfléchir à un concept de série policière pour la télé. C’est ainsi que j’ai commencé à travailler sur « Cherif » avec mon co-auteur. La bible de la série a été rédigée durant l’été 2009, au moment où «La voie des âmes » prenait forme dans mon esprit. Le scénario du premier épisode de « Cherif » a été bouclé en 2010. France 2 a signé, et il a fallu mettre la série sur les rails. Chaque fois que j’avais du temps, j’écrivais un chapitre du roman. Le plus dur a été de ne jamais décrocher, de rester connecté à l’histoire, de ne rien lâcher, de ne céder à aucune facilité. Mais j’étais si sûr d’écrire un livre différent, humain, profond, que j’ai tenu bon. En avril 2014, la rédaction est enfin terminée. Le voyage s’achève. Le plus long et le plus beau voyage littéraire de ma carrière.

 

 

 Si vous pouviez changer un évènement historique de notre histoire de France, vous changeriez lequel ?

 

 

Si je pouvais changer une chose, une seule, cela concernerait l’humanité tout entière : faire en sorte qu’il n’y ait plus d’ignorance en ce bas monde, car l’ignorance conduit inévitablement à l’obscurantisme et à la violence, avec des actes semblables à ceux que la France a connus ces derniers mois. L’autre jour, j’ai pris un taxi pour me rendre à Paris. Comme j’aime beaucoup discuter, échanger, confronter mon avis à celui des autres, j’ai volontiers engagé la conversation avec le chauffeur. Contre toute attente, il a commencé à faire du prosélytisme, chiffres, affirmations et références historiques erronés à l’appui de sa thèse. Je trouve cela effrayant qu’une certaine parole, intolérante et catégorique, soit aussi décomplexée aujourd’hui. Ce sera le combat que tous les défenseurs de la liberté devront mener dans les prochaines années. La victoire passera forcément par la culture. La culture ouvre l’esprit, elle éduque, elle instruit, elle épanouit. C’est une arme à la fois simple et efficace. Nos dirigeants ont trop tendance à l’oublier, eux qui ne visent que la préservation du pouvoir et de leurs propres intérêts.

 

 

Pouvez-vous nous parlez de Richard et de Mike que j’ai beaucoup aimés ?

 

central-park-new-york-sightseeing-in-manhattan-lahv77ra1Richard Neville et Mike Rosener sont les deux héros de « La voie des âmes ». Commandant à la brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres, Richard Neville a un don qui lui est très utile dans son métier : en touchant la main d’une victime, il parvient à voir et à identifier son assassin. Lorsque le roman débute, il est appelé à New York, à Brooklyn plus précisément, où un tueur en série insaisissable sévit depuis plusieurs semaines. Sur place, il rencontre son homologue américain, l’inspecteur Mike Rosener. Ce dernier est un homme cartésien, rationnel. Évidemment, il voit l’arrivée de Richard d’un très mauvais œil. Il ne croit pas une seconde que Richard puisse avoir le don qu’il prétend avoir. Certains événements vont pourtant ébranler ses convictions.

 

 

Et puis il y a dans la catégorie Méchante, un personnage que j’ai trouvé très réussi : Akatastasia, pouvez-vous nous en parler ?

 

 
p« La voie des âmes » est aussi un roman sur la lutte du Bien contre le Mal. J’y parle du mal à l’échelle de l’humanité, mais aussi du mal ordinaire, celui qui existe à l’échelle individuelle. J’ai choisi de personnifier le Mal, de l’humaniser en quelque sorte. J’ai toujours eu besoin de circonscrire la part d’humanité de mes personnages, qu’ils soient bons ou mauvais, ceci afin de toucher le lecteur, de l’amener à s’identifier, d’une façon ou d’une autre. Il est toujours possible de racheter un personnage a priori indéfendable, par une parole, un acte. C’est parfois troublant, dérangeant, mais cela renvoie le personnage à son humanité… On dit souvent que pour qu’un livre ou un film soit réussi, il faut un méchant vraiment méchant. J’ai donc soigné le personnage de la méchante. Sans en dire trop, vous ne pouvez pas imaginer un instant de quoi la méchante du livre est capable. J’en ai des frissons rien que d’écrire ces mots. J

 

 

Si je vous dis que votre roman est aussi deux belles histoires d’amour ?

 

 

Vous auriez raison. « La voie des âmes » est un thriller, mais pas que. Marié, deux enfants, Richard mène une vie de famille tout à fait normale. Avec des hauts et des bas, forcément. Et puis, il n’apprécie pas vraiment sa belle-mère. Un type ordinaire, en somme. Le meurtre de son épouse, Clara, assassinée à Central Park en pleine journée, va redéfinir ses priorités dans la vie. Quand une femme mystérieuse l’approche et lui dit qu’elle peut lui rendre Clara, la sauver, il est si désespéré qu’il accepte le marché qu’elle lui propose, sans penser aux conséquences d’un tel pacte. Un pacte qui va le conduire aux portes d’un monde dont il ne soupçonne même pas l’existence… Quant à lui, Mike est marié, sans enfant. Son couple va mal. Sa femme et lui ont laissé l’usure et l’incommunicabilité les éloigner l’un de l’autre, peu à peu. Pourtant, il y a encore de l’amour entre eux, il suffirait de peu de chose pour que leurs sentiments renaissent de leurs cendres. « La voie des âmes » est un thriller qui, au fil des chapitres, s’achemine vers une double résolution. La résolution de l’enquête à proprement parler : quelles sont les intentions réelles de la femme qui propose un marché à Richard ? La résolution des histoires d’amour de nos héros : jusqu’où Richard est-il prêt à aller pour revoir Clara ? La reverra-t-il un jour ? Mike et Kate Rosener réussiront-ils à recoller les morceaux et à prendre un nouveau départ ?

 

 

Y aura-t-il une suite et quels sont vos futurs projets littéraires ?

 

Une suite à « La voie des âmes », pourquoi pas ? Cela dépend de la réaction des lecteurs, de mon envie de poursuivre cette histoire. Même si j’ai déjà une idée très précise de ce que pourrait être la suite… Concernant mes projets littéraires, je suis actuellement en pleine rédaction du prochain roman. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il est porté par un personnage fort, comme je les aime. Car pour qu’une histoire fonctionne, il faut avant tout un bon personnage.

 

 

Avez-vous une anecdote à partager avec nous sur ce roman ?

 

Chaque roman est une nouvelle aventure, un nouveau voyage, une nouvelle expérience. J’ai vécu différemment l’écriture de chacun de mes livres. Il y a cependant une constante : c’est toujours un mélange de plaisir et de souffrance. « La voie des âmes » me tient plus à cœur que les autres car c’est la première fois que j’écris précisément le roman que je voulais écrire. Je ne regrette rien, si c’était à refaire, je le referais, je raconterais cette histoire de la même façon, au mot près, à la virgule près. C’est un aboutissement, l’heureux aboutissement de plusieurs années de travail acharné. J’ai l’immense satisfaction d’avoir écrit le roman que je rêvais d’écrire. Et ça, ça n’a pas prix.

 

 

Comment écrivez vous?

 

Le matin est consacré à la réflexion. C’est la phase préparatoire, en quelque sorte. Je pense à ce que je vais écrire, j’ordonne mentalement les éléments. Après le déjeuner, je lis un peu, puis je m’installe devant mon ordinateur. De 14h30 à 20h30 environ, je m’enferme dans ma bulle, dans mon monde, et j’écris. Certaines séances d’écriture sont plus productives que d’autres, cela dépend de ma concentration, de mon énergie, de mon état d’esprit. Mais chaque phrase écrite, écrite comme je l’entends, est une petite victoire que je sais savourer. Ce n’est ni plus ni moins que de l’artisanat. Chaque jour, avant de me mettre au travail, je n’ai qu’un souci, qu’une préoccupation, qu’un but : donner le meilleur de moi-même, et faire honneur à la syntaxe. Pour moi, le style est aussi important que l’histoire que je raconte. Sinon, à quoi bon aligner des phrases sur l’écran de son ordinateur ?

 

 

Pouvez-vous nous parler de la série policière « Cherif », dont le succès grandit, comment s’est passée sa création ?

 

kader_cherif_movie_coversLa création de la série « Cherif » a débuté fin 2009. L’idée était de prendre le contre-pied des séries policières françaises de ces dernières années. Elles mettent souvent en scène des flics froids, qui ont beaucoup de mal à se détendre et à simplement sourire. L’ambiance est souvent oppressante, il n’y a qu’à voir les scènes d’interrogatoire pour s’en rendre compte. En fait, les personnages passent après les intrigues. « Cherif », c’est tout le contraire. La série repose avant tout sur un duo de personnages : les capitaines Adeline Briard et Kader Cherif. Kader n’a rien en commun avec tous ces flics taciturnes, aux traits tirés, qui ne croient plus vraiment en la nature humaine : il est bien dans ses baskets, il aime son job, et… il sourit ! Miracle, il sourit ! Le public a adhéré au concept car je pense que Cherif dégage de bonnes ondes, il a une attitude positive et altruiste. Les femmes sont sous le charme, les hommes voudraient s’en faire un ami, les enfants et les ados aimeraient avoir un père comme lui…C’est un personnage fédérateur, profondément humain. Son sourire, sa douceur et son humour donnent envie de le suivre au bout du monde ! Le succès de la série a dépassé tout ce qu’on pouvait imaginer, les derniers épisodes de la saison 2 ont même battu TF1, fait rarissime. « Cherif » est devenu une « marque », une référence. On espère que la série va s’installer dans la durée et continuer à faire rêver les gens, ce serait la plus belle récompense.

 

 

Parlez-nous de votre nouvelle « L’Encre et le Sang » écrite à quatre mains avec Mr Franck Thilliez, rien que ça ! ;-)

 

 

encre-et-sang-thilliez-scaleseQuelle belle aventure, la création et la rédaction de la novella « L’encre et le sang » ! Je connais Frankie depuis dix ans maintenant. Je me rappelle notre premier coup de fil, il travaillait encore en entreprise à l’époque. Un respect s’est immédiatement installé entre nous. Notre amitié s’est consolidée au fil des ans car elle repose sur la franchise, l’honnêteté, une parfaite transparence. On communique beaucoup, on dissipe toujours les malentendus, et surtout, surtout, on conçoit ce métier et tout ce qu’il y a autour de la même façon, avec le même recul. Je peux dire que je le considère aujourd’hui comme mon meilleur ami. Un frère de plume. Un frère tout court. Dans les milieux artistiques, où rivalité, concurrence et hypocrisie font des ravages, c’est très rare de se faire des amis, de vrais amis. Pour en revenir à « L’encre et le sang », nous avons pris beaucoup de plaisir à concevoir cette histoire. Nous étions à un salon, à Val d’Isère. Nous nous sommes isolés une petite heure pour boire un café et réfléchir à ce que nous voulions écrire. Ensuite, il nous a fallu deux ou trois semaines pour boucler le récit.

 

 

 

Quels sont vos auteurs préférés ? Et quel roman lisez-vous actuellement ?

 

 

la_planete_des_singesLe livre qui m’a donné envie d’écrire, c’est « La planète des singes », de Pierre Boulle. J’avais neuf ans quand je l’ai lu pour la première fois. Je l’ai relu par la suite parce que, forcément, je n’avais pas tout compris. Depuis, je n’ai jamais cessé de lire. Les classiques de Balzac et de Maupassant. «Le désert des Tartares » – LE roman sur la condition humaine – et le recueil de nouvelles « Le K », de l’immense Dino Buzzati. Dans la littérature de genre, mon maître absolu reste Richard Matheson, dont le plus beau fleuron demeure pour moi « Je suis une légende ». Je conseille vivement la lecture de l’intégrale de ses nouvelles, elles sont toutes formidables. Stephen King lui-même reconnaît s’être beaucoup inspiré de Matheson.

Dans le domaine du roman noir, j’adore Raymond Chandler, Dashiell Hammett, William Irish, Horace McCoy, James Hadley Chase, James M. Cain et surtout Jim Thompson, pour moi l’un des plus grands romanciers américains. Je vous recommande chaudement « 1275 âmes » et « Les arnaqueurs », deux chefs-d’œuvre. J’ai également beaucoup d’admiration pour des écrivains comme Anne Rice (sa saga sur les vampires), Jack Finney (« L’invasion des profanateurs), Isaac Asimov (ses romans sur les robots sont des modèles de la SF), Philip K. Dick (le plus visionnaire et le plus fou de tous, un pur génie)… « Histoire de ma vie », l’autobiographie de l’illustre Casanova, reste l’une des œuvres les plus marquantes que j’ai lues, miroir de la société européenne du XVIIIe siècle. Un sacré pavé, il faut de la patience et de la persévérance pour aller au bout, mais la satisfaction n’en est que plus intense… En fait, il y a tellement de romans que j’ai aimés, je pourrais passer des heures, des jours à en parler… Actuellement, je lis « Mémoires d’outre-tombe », de Chateaubriand.

 

 

Quelles sont vos passions dans la vie ?

 

Ma famille, la littérature, le cinéma, les séries télé, la musique. Impossible de vivre sans eux.

 

Parlez-nous de la Ligue de L’Imaginaire, comment vous est venue l’idée de création de cette association?

 

 

10291772_671368896233365_6151923342333064639_nLa Ligue de l’Imaginaire est née fin 2008, d’une envie commune. D’une passion commune. Les auteurs du collectif ont tous attrapé le virus de la lecture, et celui de l’écriture. Avec l’expérience et le recul, nous avons compris que le but est vraiment de transmettre notre passion pour les littératures de l’imaginaire. Et de nous amuser. On s’est aperçus que les lecteurs aimaient cette ambiance décontractée. Nous perdrions beaucoup à nous prendre au sérieux Nous sommes accessibles, toujours prêts à rencontrer et à échanger avec nos lecteurs.

 

Quel sera le mot de fin à cette interview ?

 

 Merci, cher Richard, de m’avoir si chaleureusement accueilli sur votre blog ! J’espère que nous aurons bientôt l’occasion de nous rencontrer pour parler littérature de vive voix !