Les roses volées de Alexandre Geoffroy chez Editions Ex æquo

Voici un premier roman que m’avait conseillé mon ami Pierre Faverolle blogueur, les roses volées de Alexandre Geoffroy chez Editions Ex æquo.  https://blacknovel1.wordpress.com

Et ce fut un énorme coup de cœur, merci Pierre !

Une très belle découverte et un diamant à l’état brut.

Une écriture à fleur de peau et qui ne vous laissera pas insensible.

Et en plus il évite les clichés sur ce sujet très délicat

Un auteur à surveiller absolument.

Voici le lien du superbe article de Mr Pierre Faverolle.

https://blacknovel1.wordpress.com/2014/11/23/les-roses-volees-de-alexandre-geoffroy-editions-ex-aequo/

 

CVT_Les-roses-volees_3337Voici le résumé du roman :

Un soir de pluie glaciale à Biarritz, un homme recherche le meurtrier de sa petite fille. Cloîtré dans sa voiture, avec une bouteille de vodka pour seule compagnie, ce père se demande s’il sera capable d’ôter la vie à celui qui a détruit sa famille. Une chasse à l’homme désespérée, un face à face gluant, où chaque round plonge Paul toujours plus profond dans la folie. La sienne et celle des autres…

 

 

 

 

 

 

 

La semaine prochaine nous partons faire de l’escalade en Albanie.

Je vous souhaite une bonne semaine à tous.

 

 

Bienvenue sur le divan du concierge, ma première question : Parlez-nous de votre enfance et comment vous êtes venue à écrire ?

Merci de me recevoir. Le divan c’est une bonne idée… Je parle peu de moi, alors une discussion en privée, c’est l’idéal.

201410202135-fullJ’ai grandi dans une auberge, celle de mes parents, dans un petit village du sud ouest. La campagne et mon vélo ont forgé mes premières aventures. Une vie de bohème avec une foule de personnages différents. Puis avec la famille s’agrandissant et quelques déménagements plus tard, nous vivions au dessus d’un restaurant dans une ville plus grande. Mes plus précieux souvenirs c’est la découverte des premiers copains, qui sont encore là pour la plupart, et un esprit de création omniprésent. Au début, c’était la peinture. En quantité astronomique, ou boulimique. Comme un besoin féroce de s’exprimer, mais je les gardais pour moi, contrairement à l’écriture. J’y suis venu avec la Bande Dessinée, qui elle, était pour les copains. Puis au lycée j’ai planché sur un abécédaire humoristique (à la Desproges), toujours pour faire rire mes amis. J’ai commencé plusieurs romans avant «  Les Roses Volées », sans jamais parvenir à boucler l’intrigue, ou parce que la vie m’avait éloigné du clavier. L’envie d’écrire était devenu une frustration, bien enfoui au fond de moi. Puis, un jour fallait que ça sorte !

 

 

Comment vous est venu l’idée de votre roman « Les Roses Volées » ?

 

p_dophilie_faire_taire_les_enf-1728x800_c Je me suis toujours intéressé aux histoires sombres, très sombres. — ce qui ne veut pas dire glauque. Et l’essence pour écrire « Les Roses Volées » est arrivé d’un coup. Comme une évidence. La multitude de faits divers,  relatant la disparition d’enfants, est inquiétante, mais leur répétition les rend presque banals, et l’opinion publique les oublie rapidement. Depuis que je suis devenu père, c’était une souffrance à chaque fois que j’entendais parler d’un enfant disparu, et chaque fois je me demandais ce que je ferais, moi, à la place du père. Alors mon esprit a divagué, longtemps, et l’histoire s’est assemblée d’elle-même., bien avant que je ne commence à l’écrire. Puis une fois les premiers chapitres couchés sur le papier, j’étais content du résultat, alors je me suis mis à travailler plus sérieusement, en prenant grand soin du lecteur, qu’il ait envie de tourner les pages.

 

C’est une descente aux enfers pour Gontrand, parlez nous de ce personnage qui m’a énormément touché.

 

Il me ressemble un peu. Il ressemble à tout le monde en réalité. Car c’est un personnage lambda, un homme ordinaire confronté à la pire expérience en ce monde : la perte de son enfant. Mais pour le rendre intéressant, il fallait le faire basculer dans les ténèbres, petit à petit, à mesure de sa contre-enquête. Que le lecteur s’identifie et qu’il l’accompagne dans sa révolte. Gontrand n’est pas flic ou détective, il n’a pas de pouvoirs surnaturels, alors il fait avec ce qu’il a, parfois maladroitement, mais c’est ce qui le rend touchant. Il réagit à l’instinct, car il ne lui reste que ça. Et cette énergie primitive, on l’a tous au fond de nous. Le lecteur glisse alors avec lui, page après page.

 

Doit-on ôter la vie à celui qui détruit sa famille ?

  La première réponse, celle qui justement vient instinctivement, c’est oui. Et elle ouvre le champ des possibles, et mon roman. Sinon, personnellement, et même après avoir imaginé cette histoire, je ne sais toujours pas comment je réagirais face à telle situation. La colère et la perte d’un être cher ne doivent pas nous faire oublier que nous ne vivons pas au Moyen-Age. Mais allez donc raconter ça à Paul Gontrand !

 

 En fait-on assez pour débusquer les réseaux de pédophiles en France ?

Là aussi, vaste débat… Sans rentrer dans les thèses complotistes, je pense que bon nombre de coupables rôdent encore parmi nous. Le Vatican est toujours secoué par ces terribles histoires, et les autorités préfèrent les étouffer. Les nouvelles technologies aident les enquêteurs à démasquer les pervers anonymes qui surfent sur l’internet. Mais ils ne peuvent rien concernant le pervers intime, celui qui agit sur les enfants qu’il côtoie. Malheureusement, on ne l’apprend que lorsque c’est trop tard. 

 

Avez-vous une anecdote sur votre roman à partager avec vos lecteurs et lectrices ?

 

J’ai écrit le manuscrit en cachette. Même ma femme n’était pas au courant ! J’écrivais très tôt le matin, ou tard le soir, et je rangeais tout avant qu’elle ne tombe sur mes travaux. Un jour, j’ai imprimé les 160 pages et je les posées sur la table,  elle a cru à une blague. Elle a pensé à une lubie qui finirait par me passer, car ce n’est pas une grande lectrice et encore moins de ce genre littéraire. Mais depuis que je suis publié, elle regarde mon travail différemment, et me pose beaucoup de questions sur le roman en cours…

 

Le Concierge est curieux ! Pouvez-vous nous parler de votre prochain roman ?

 

1719447_7274040_800x400En ayant achevé « Les Roses Volées », j’avais le double sentiment du travail bien fait, d’avoir bouclé mon histoire, mais aussi l’irrésistible envie que cette aventure ne s’arrête jamais. Avant d’apprendre la bonne nouvelle de ma future publication, j’avais rédigé les premiers chapitre d’une suite, car une idée intéressante avait fait son chemin dans mon esprit, sans qu’une fois encore je ne la cherche : un changement de protagonistes, une histoire en flashback, un croisement de deux destins.

A la sortie en librairie de mon premier roman, et face aux réactions des lecteurs, je jubilais intérieurement en révélant une suite aux « Roses ». Car on imagine difficilement comment l’auteur va bien pouvoir s’en sortir… Pourtant, l’évidence était devant mes yeux : Le père Latour. Cet affreux personnage méritait à lui tout seul un roman. Alors, j’ai imaginé son histoire, à partir du moment où il se réveille dans une clinique suisse, complètement amnésique, incapable de se souvenir de sa vie d’avant (et des « Roses Volées »). Il cherche le chemin de la rédemption, mais celui-ci est semé d’embûches. Enfin, surtout Une ! Je vous laisse deviner laquelle… Peut-être est-ce une de ses Roses ?

 

 Comment écrivez-vous ?

 

Je n’ai pas de règle, ni d’heures. Je prépare mentalement beaucoup de mes idées. Et je saisie un moment de calme à la maison pour les rédiger. Parfois, je peux m’isoler un long moment, jusqu’à ce qu’enfin j’expulse mon chapitre et me soulage de toutes ces heures de réflexion. C’est une vraie délivrance à chaque fois !

 

Quels sont vos romans préférés ? Et que lisez-vous actuellement ?

 

Sans aucun doute : « La Route » de Cormac McCarthy. Un roman hallucinant. Je suis rentré dedans sans connaître l’histoire, et j’ai mis du temps à m’en remettre.

Sinon, je suis friand des polars de Chattam et Thilliez, et dernièrement de Minier. Des grands classiques du suspens, avec des histoires de fond.

En ce moment, je me suis plongé dans différentes biographies de groupes légendaires du rock : Led Zeppelin, Stones, etc. D’ailleurs, je me dis à chaque page, que ces gars-là, on vraiment eu une vie romanesque !

 

Dans l’actualité nationale ou internationale, quelle est l’actualité qui vous énerve ?

 

Incontestablement la froide efficacité que l’être humain déploie pour détruire sa planète dans l’unique but de se remplir les poches. Chaque jour, on apprend une nouvelle ingéniosité !

 

Quelle musique choisiriez-vous pour accompagner votre roman ?

 

Comme les références et les clins d’oeil dans mon roman : le rock des années 70. Déjanté, furieux et créatif, toujours indémodable. Mais aussi les longues mélodies en ritournelle, qui vous saisissent et ne vous lâchent plus comme le thème de Heat par Moby.

 

Une Dent contre Bocuse ? Vous préférez Ducasse ;-) ?

 

      Au non, ni contre l’un, ni contre l’autre. Bocuse c’est celui que nous avons appris à l’Ecole Hôtelière, la référence.

Et Ducasse, a été à la même école que moi (Bordeaux), et la plupart de mes copains de promo ont travaillé pour lui.

C’était, là encore, un clin d’oeil !

 

 Parlez-nous de votre vision du Pays Basque, qu’aimez-vous de cette région ?

52990_lumiere-du-soir-sur-le-casino-de-biarritzLa douceur de vivre, les plaisirs simples de la table et des amis.

L’Océan qui change de visage tous les jours.

L’impression d’être très souvent en vacances ;-)

Mais aussi l’effervescence des touristes venant de tous les coins du monde, qui envahissent le territoire pendant les beaux jours, ça réveille un peu les autochtones !

 

Quel sera votre mot de fin à cette interview ?

Une grande fierté d’être dans vos colonnes.

On écrit d’abord pour être lu et quand en plus, on récolte des compliments, alors je signe !