Ressacs chez Fleuve Noir Edition de Mr David-James Kennedy

Auteur d’un premier roman remarquable  « Ressacs » chez Fleuve Noir Edition Mr David-James Kennedy. Voici l’interview de ce brillant auteur qui a réussit a m’enthousiasmer par son écriture et surtout par le suspens du roman qui se construit comme un puzzle et sa structure est vraiment géniale.

Un auteur du Nord à suivre absolument car je pense qu’il fera partie de cette génération d’auteurs Français qui seront en première ligne dans les années à venir et qui part sur la trace de Franck Thilliez.

Souvenez-vous de ce nom : David James Kennedy

Voici un résumé du roman :

71feAr1tS3LPar une nuit d’orage, dans l’un des derniers hôpitaux militaires de la Côte atlantique, un interne disparaît après qu’un de ses patients a été sauvagement assassiné. Bouleversé par la disparition de son confrère, Tom Castille se lance sur ses traces en même temps que les gendarmes. Bientôt il découvre une chose troublante. Dans cet hôpital, un ancien monastère construit par les Augustins mille ans plus tôt, d’autres disparitions ont eu lieu, dans des circonstances semblables… La route du Dr Castille croise celle de Sophie, une femme au comportement étrange, et celle d’un flic au physique de rugbyman. Ensemble, ils repoussent les limites du possible et remontent dix ans, trente ans, deux cents ans en arrière pour découvrir le secret des mystérieux ressacs du passé. Parce que c’est là que se trouve la clé, préservée par la roche et l’océan. Parce que ici plus que nulle part ailleurs, personne n’échappe à son destin. Il vous attend, vous guette et finit toujours par vous rattraper…

 

 

La semaine prochaine nous partons voler des roses et je vous souhaite une très bonne semaine de lecture noire.

 

 

 

 

Bienvenue sur le divan du Concierge, pouvez-vous nous parler de votre enfance et nous dire comment vous êtes venu à écrire ce roman ?

David-James KENNEDYMon enfance était plutôt dans le mouvement, j’ai très peu lu. Il y était surtout question de films, les livres sont venus bien plus tard. J’aimais l’action, le bicross, le sport… J’avais toujours une idée de héros dans mes jeux.

 

 

 

 

 

 

 Comment avez-vous construit votre roman chez Fleuve Noir Edition ?

En ce qui concerne « Ressacs », je l’ai envoyé chez Fleuve Edition par la poste. Franck Thilliez avait aimé le manuscrit et le leur a dit. Quatre mois plus tard, j’ai su qu’il était accepté.

 

 Parlez-nous de Tom et de Bost, deux personnages qui m’ont marqué.

Tom Castille est interne en médecine, il a des côtés très matures, sa vie n’a pas toujours été facile et lui a forgé un caractère débrouillard. Il possède en même temps un versant immature, il prend des risques inconsidérés. Son nom est issu d’un film que j’avais adoré quand j’ai petit, avec Tyrone Power, qui s’appelait  « Le capitaine de Castille ». Et Tom est un prénom que j’aime beaucoup.

Pour Bost, son physique et son nom sont inspirés d’un sportif de haut niveau. A part ça, c’est un gendarme, un militaire, il obéit aux ordres et ira jusqu’au bout. C’est un trait de caractère commun avec Tom, ils ont la hargne et ne vont rien lâcher.

 

Comment avez-vous choisi le lieu du roman : un hôpital militaire et aussi un ancien monastère ?

carte-postale-ecole-normale2-1En tant que pharmacien, j’ai effectué mon service militaire à l’hôpital Scrive de Lille, dans le service de santé des armées. C’était la dernière année du service obligatoire, les effectifs étaient réduits et l’on nous a confié des gardes, la nuit, en nous demandant des choses que l’on avait pas du tout l’habitude de faire, au cœur d’un monument historique où tout était propice pour faire courir mon imagination. J’ai transposé l’hôpital sur la côte Atlantique parce que j’adore cet endroit. L’océan, les vagues, les tempêtes apportent une dimension dantesque au roman. Les héros vont devoir lutter contre ces forces célestes et  la puissance des éléments, ce qui confère une atmosphère particulière à l’histoire. J’ai adoré les faire évoluer dans ce décor grandiose et toujours pris énormément de plaisir à m’y replonger.

 

 

Avez-vous une anecdote à partager avec vos lecteurs et lectrices ?

falaise_veules-les-rosesOui, l’anecdote du surf quand Tom se retrouve bloqué à quelques dizaines de mètres du rivage. Cette aventure m’est arrivée à Moliets, dans les Landes, il y a quelques années. C’était en Octobre, j’étais seul sur l’océan et je me suis retrouvé en grande difficulté mais hélas, aucune sirène n’est venue me secourir !

 

 

 

 L’écriture et le métier de pharmacien, ça va bien ensemble ?

Ils n’ont pas grand chose en commun. Le métier de pharmacien m’apporte une certaine rigueur et un côté scientifique, mathématique dans la construction des intrigues. Et aussi beaucoup de « matière » puisque l’intrigue médicale me fascine.

 

 Le concierge est curieux! Etes-vous entrain d’écrire un deuxième roman. Pouvez-vous nous en parler ?

Oui, je l’ai entamé dix jours après avoir envoyé le manuscrit de « Ressacs » fin 2012. Je suis actuellement en phase de « relecture ». Mais ces relectures peuvent être nombreuses jusqu’à ce que je trouve le rythme nécessaire, celui qui vous emporte au début et ne vous lâche qu’à la fin. C’est une histoire de course-poursuite à travers le monde, de vengeance par rapport à un événement qui s’est passé à l’aube des années 90 et qui pour une raison obscure, ressurgit aujourd’hui en 2014.

 

 david-james-kennedy-loos-2014Comment écrivez-vous ? Le matin, le soir, dans un bureau?

J’écris tout le temps, à l’ordinateur, dans mon bureau ou ailleurs. J’ai toujours un dictaphone avec moi ou un I-Pod près de mon lit qui me permet de noter une idée lorsqu’elle vient en pleine nuit.

 

 

 

 

 

 Quels sont vos écrivains préférés ? Et pourquoi ?

Je n’ai pas d’écrivain préféré, j’ai adoré certains livres écrits par des auteurs très différents. Le premier a été « Remember » d’Higgins Clark. Puis « les rivières pourpres », ma bible. « Créances de sang » de M. Connely. « Ne le dis à personne » d’Harlan Coben. La série « Millénium »…

franck_thilliezc2a9didier_cohen1Si je devais citer un auteur, ça serait Franck Thilliez. Vous me direz peut-être que je ne suis pas objectif mais si, pour la constance de son œuvre. Il y a une telle mathématicité dans la construction de ses intrigues, une telle rigueur. Et cette façon de toujours creuser un sujet, de nous apprendre plein de choses sans avoir l’air didactique. Il nous emmène par le rythme et toutes ses fins ont été à la hauteur. Il m’a encore surpris très récemment avec « Angor ».  13e ou 14e roman, sujet canon,  la mémoire cellulaire après une greffe d’organe, et la découverte de nouvelles facettes de son talent comme l’exploration des sentiments amoureux ou l’avènement de nouveaux héros en utilisant des personnages jusqu’à présent secondaires.

 

 

Quelle actualité vous chagrine actuellement ?

La cruauté. L’irrespect de la vie sous toutes ses formes.

 

 Vous avez reçu le Grand Prix Sang d’encre 2014, quelles sont vos impressions sur ce beau prix?

C’était absolument magique et complètement inattendu. Je faisais partie des « outsiders » puisque je n’étais pas à Vienne. En découvrant  le nom des auteurs qui l’avaient décroché avant moi : Maxime Chattam, Michel Bussi, Sylvie Granotier, Olivier Truc… j’ai été ébahi !

 

Si vous aviez pu être un personnage de roman policier, lequel auriez-vous choisi ?

Arsène Lupin ou Karim Abdouf dans « Les rivières pourpres ».

 

Quels sont vos films préférés?

« Basic Instinct », « Le fugitif » et « La guerre des étoiles ».

 

Quel sera votre mot de la fin ?

Très touché que vous m’ayez contacté. J’admire beaucoup la passion qui vous anime dans ce que vous faites.

Merci à vous.