Menace de Mme Muriel houri chez Flamand Noire Edition

Voici un premier roman qui fut une très bonne surprise, Menace de Mme Muriel houri chez Flamand Noire Edition.

Vous voulez passer des bonnes vacances en Bretagne Je vous conseille une location dans un petit village près de la mer mais surtout vous emmenez ce roman.

Vous aimez avoir peur et bien vous ne serez pas déçu.

« La douleur, c’est une chose à ressentir, mais c’est aussi une chose à voir. »

C’est un mélange ou tous les éléments sont là pour faire monter la mayonnaise et je trouve que c’est vraiment réussi.

Un roman qui doit être dans votre pal et un nom à se souvenir : Muriel Houri.

Car je suis sur qu’on reparlera de cette auteur.

 


ikiosque184807Voici un résumé du roman :

Léo et son fils, Thomas. Esther et sa fille, Morgane. Ils décident de passer des vacances ensemble. Les premières pour cette famille recomposée. L’endroit : une maison isolée, en bord de mer dans un coin perdu de Bretagne. Seulement, Thomas déteste son père. Il lui en veut de refaire sa vie après « le drame »… Il déteste aussi Esther, déteste ces vacances et déteste cet endroit. C’est vide. Dépeuplé. Il n’y a rien à faire ici… Il voudrait aussi détester Morgane. Il n’aime pas ses attitudes, ni la façon qu’elle a de le regarder fixement ou de toujours sourire quand il ne faut pas. Malgré cela, elle a des tas d’idées originales pour faire passer le temps. Elle le lui a dit,  » On va bien s’amuser… » Un jeu? NON. Des intuitions, des rumeurs. Des lettres anonymes, des objets qui disparaissent. Des bruits dans les murs, une maison au loin… Thomas DOUTE. Thomas COMPREND. Thomas SAIT… Mais à son âge, comment peut-il empêcher le pire d’arriver ? Léo en est sûr, tout se passera bien. Mais il a oublié un détail : ils ne se connaissent que depuis 6 mois…

 

 

La semaine prochaine pour la dernière interview de l’année 2014 nous partons rencontrer des écorchés vifs.

Je vous souhaite de bonnes fêtes de Noel à tous.

 

Bienvenue sur le divan du concierge, ma première question consiste a vous posez cette question : Parlez-nous de votre enfance et comment êtes-vous venue à écrire des romans ?

 

J’ai vécu une enfance heureuse et calme en banlieue parisienne. Je n’ai jamais été tentée par l’aventure ou les voyages, et encore aujourd’hui, je préfère l’imagination à la réalité. Je suis venue à l’écriture parce que c’est un merveilleux moyen de vivre ses rêves, en utilisant simplement le clavier de son ordinateur. Dans l’écriture, vous pouvez être qui vous voulez, inventer des vies, créer des décors ou même partir à l’autre bout du monde. C’est une forme de voyage intérieur qui ne trouve aucune frontière.

 

Vous avez découvert Le Mystère de la chambre Jaune et cela vous a donné envie d’écrire ? Quels sont vos écrivains préférés ?

Ce livre Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux restera pour moi le premier « polar » que j’ai lu, ou plutôt dévoré. Je devais être adolescente et pourtant j’en garde un souvenir très présent. Cet auteur est le premier à m’avoir véritablement donné le goût pour l’intrigue et le mystère, avec un peu plus tard Maurice Leblanc et son merveilleux ouvrage « 813 »

Quant aux auteurs actuels, je suis une inconditionnelle des romans de Franck Thilliez, Barbara Abel ou Paul Cleave pour le côté thriller, mais je garde aussi un gros « appétit » pour des auteurs de romans fantastiques comme Lovecraft, Cliver Barker ou Graham Masterton.

 

La première chose qui m’a plu dans votre roman « Menace » chez Flamant Noir Edition, ce sont les pourcentages qui commencent à chaque chapitre, la menace qui augmente. Comment vous est venue l’idée de ce roman ?

En ce qui concerne les pourcentages, je voulais que le lecteur se sente vraiment impliqué dans l’histoire, qu’ils en perçoivent l’évolution dramatique avant même les personnages. Je voulais qu’ils deviennent en quelque sorte complices de l’intrigue. Cette idée a vraiment été à la base de la création du roman, tout comme le lieu tient une part importante dans l’histoire, à savoir un coin de Bretagne perdu dont on ne donne ni le nom, ni la localisation précise. Pareil pour les personnages qui gardent une part de mystère tout au long du récit et qui ne se livrent que lorsqu’ils sont placés dans des situations difficiles. J’avoue que j’adore tromper le lecteur, le faire aller dans une direction et totalement retourner la situation pour le faire ensuite aller vers une autre. J’aime que la fin d’un livre déstabilise, qu’elle soit totalement imprévisible. En tant que lectrice, j’aime moi-même être « manipulée » par un auteur, comme dans La bête et la belle de Thierry Jonquet. Je défis quiconque d’en deviner la chute avant les dernières pages. Un régal ce livre.

 

Flamant-des-caraibesParlez-nous de vos personnages que l’on ne peut pas oublier de si tôt : Thomas – Léo – Esther et Morgane.

 

Thomas, c’est l’adolescent rebelle qui ne trouve sa place nulle part et qui préfère détester les autres, et jusqu’à son père, plutôt que de devoir souffrir de les perdre. Il n’accepte pas l’absence de sa mère, mais sans parvenir à l’exprimer. Quant à son père, c’est quelqu’un qui s’oblige constamment à croire que tout est parfait autour de lui, et qui dérape très vite quand les choses tournent mal.

Le personnage de Morgane est sans doute le plus mystérieux. Je ne voulais aucune fragilité chez elle, aucune peur, juste faire de cette adolescente le pivot de la famille. L’amener à prendre des décisions pour les autres, quand l’histoire le demande. Sa mère, Esther, est totalement à l’opposé de sa fille, et paraît être le personnage le plus effacé (au départ), même si on devine très vite que sa vie n’est pas aussi anodine qu’elle le prétend.

Je crois que d’une certaine manière, les personnages principaux ne sont pas simplement chaque individu pris à part, mais plutôt les duos mère-fille et père-fils.

 

Chaque personnage a ses tourments, chaque personnage a ses cicatrices, comment ont crée t-on de tels personnages ?

Il était nécessaire que chaque personnage laisse apparaître ses faiblesses et ses failles au fur et à mesure de l’avancée du roman. C’est par leur attitude ou leur peur que l’histoire peut se mettre en place, même s’ils n’en sont pas les seuls rouages.

Pour créer chacun d’entre eux, je me suis simplement mis à leur place. Je suis devenue eux. Leurs sensations, leurs hésitations ou leurs frayeurs, je les ai ressenties de la même façon.

 


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Pourquoi avoir choisi La Bretagne comme décor de votre roman ?

Je suis moi-même issue d’une famille de Bretons. J’ai passé toutes mes vacances étant enfant à Brest ou sur les côtés bretonnes. Je garde un profond attachement à cette région magnifique et je voulais qu’elle soit le décor de ce roman, qu’elle en devienne presque un personnage à part entière.

 

 

Avez-vous une anecdote sur votre roman à partager avec nous ?

A l’origine, la fin du livre devait être totalement différente, se terminant sur la mort de plusieurs des personnages (avec un petit pas de côté vers le fantastique). Mais cette fin ne plaisait à personne, j’ai donc décidé de la modifier pour qu’elle soit plus crédible, et surtout qu’elle donne au lecteur le choix d’imaginer ce qui pourrait advenir de certains des personnages à la fin de l’histoire.

 

Le Concierge est curieux ! Pouvez-vous nous parler de votre prochain roman, juste quelques mots pour nous faire saliver !

Il s’agira également d’un thriller. L’histoire tourne autour d’un homme amnésique, enfermé dans une pièce sans lumière et enchaîné au mur. Il ne sait plus ni qui il est, ni où il se trouve et se voit contraint chaque jour de faire un choix entre deux personnes. L’une d’elles mourra tandis que l’autre sera sauvée. Et gare à lui s’il se trompe…

 

e4fdbc_dbfcdcf4d7574f729baac0484456878bPouvez-vous nous parler de votre rencontre avec les Edition Flamant Noir ?

J’ai adressé mon manuscrit aux Editions Flamant Noir parce que j’avais lu un article sur le site leparisien.fr sur lequel la directrice faisait part de son cheminement dans la création de sa maison d’édition. J’ai aimé sa ténacité et sa volonté de se faire une place parmi les « grands » de l’édition. Plus tard, j’ai rencontré une femme pleine de passions et soucieuse d’un véritable soutien et accompagnement de ses auteurs. Être édité chez Flamant noir, c’est comme faire partie d’une famille où chaque membre à sa place à part entière.

Comment écrivez-vous ?

Je dirais surtout quand je trouve le temps, donc beaucoup le week-end. Un peu le soir, parfois. Mais j’ai cette très mauvaise habitude d’avoir besoin de lire tout haut ce que j’écris (enfin, je chuchote), et ça peut devenir très vite agaçant pour les personnes qui me côtoient…

Quelle musique pour vous accompagnerait très bien votre roman ?

 Sans doute Gnossienne n°4 d’Erik Satie pour son côté mélancolique et tout à la fois oppressant.

 

Si je vous dis qu’il y a une touche à la Stephen King dans votre roman ?

Effectivement, j’ai lu presque tous les romans de Stephen King. J’adore cet auteur qui sait manier le fantastique à merveille. Le père de famille peut parfois faire penser par certains côtés à Jack Torrence, le personnage principal de Shining, même si heureusement, il ne devient pas aussi fou !

 

Si vous aviez étiez un personnage de roman, qui auriez-vous choisi ? Et pourquoi ?

Sans nul doute, j’aurais été Chantal Prévost dans L’impure de Guy des Cars. Cette histoire est magnifique d’un bout à l’autre, et profondément humaine.

82831379_oQuels sont vos films préférés ?

 

Si je ne devais en citer qu’un, je dirais « La grande menace » avec Lino Ventura et Richard Burton. Ce film me procure toujours des frissons à chaque fois que je le regarde. Et puis un deuxième quand même, Sunshine de Danny Boyle, un film de science-fiction à part, où l’esthétisme et la poésie comptent tout autant que les effets spéciaux.

 

Quel sera votre mot de fin à cette interview ?

D’abord, un grand merci à vous pour me permettre de faire cette interview. Et puis un autre grand merci à mon éditrice, Nathalie Brault, pour m’avoir fait confiance depuis le début de cette aventure.