Jacques Saussey :: Colère noire

IMGP0296Voici un petit bijou de roman noir, Colère noire, de Jacques Saussey chez les Nouveaux Auteurs. Roman dans lequel j’ai fait la connaissance avec l’officier de police judiciaire Daniel Magne. Quel souvenir et quel personnage attachant ! Le roman se dévore en quelques jours et on demande déjà la suite !

Je vous recommande  de commencer par ce roman et de continuer avec Quatre Racines Blanches, où vous partirez au Canada sur les traces d’un tueur.

Résumé de Colère noire :
Serge Taillard, un industriel établi à Sens, dans l’Yonne, est retrouvé victime d’une électrocution dans la baignoire de son appartement parisien, juste au bord du canal Saint-Martin, dans le Xème arrondissement de Paris. Sa personnalité ambigüe au passé trouble, les conflits dans lesquels il se débattait pour maintenir son entreprise à flot, ainsi que ses sympathies affichées pour l’extrême droite, incitent l’officier de police judiciaire Daniel Magne à se demander si la cause réelle de la mort de Taillard est bien le suicide, comme la serrure fermée à clef de l’intérieur et les fenêtres closes de son logement semblent l’indiquer.
Aidé par la jeune APJ Lisa Heslin, recrue récente du commissariat, Magne va remonter le temps et tenter de percer les zones d’ombre de la vie de Taillard, plongeant dans la boue nauséabonde de la loi de la jungle du milieu des « affaires ».
Le voyage mènera l’enquête de Paris à Sens, puis à New York et Johannesburg, projetant les deux policiers dans un entrelacs d’influences et de disparitions violentes, qui finira par les mettre sur la trace d’une histoire beaucoup plus ancienne, et encore jamais résolue.

L’auteur a aussi un très bon blog : www.jacques-saussey-auteur.com

La semaine prochaine, nous partirons à la rencontre d’un ami irlandais. Je vous souhaite de très bonnes lectures à tous.

Pouvez-vous nous parler de votre enfance, et nous dire comment vous en êtes venu à écrire des thrillers ?
Je suis né en mars 1961, à Paris, près de la porte de Vanves. J’ai grandi en banlieue, dans le 94, entre des barres d’immeubles, puis en région parisienne un peu plus éloignée, dans le 77, à deux pas d’une forêt qui m’a enfin apporté à l’adolescence ce dont je manquais encore cruellement sans le savoir : le plaisir d’être seul, toute une journée, assis tout en haut d’un arbre, dans une fourche de branches, un livre entre les mains. Il n’y a rien de tel que le souffle du vent dans les feuilles pour s’évader à l’autre bout du monde, en compagnie de Jules Vernes ou de Edgar Rice Burroughs.

Plus tard, j’y ai découvert Gaston Leroux, Maurice Leblanc et Boileau-Narcejac, puis San Antonio et la Série Noire. Quelques années ont passé, et je me suis naturellement tourné vers le polar lorsque j’ai commencé à écrire. J’avais 27 ans.

9782819503095_1_75Parlez-nous, pour ceux qui n’ont pas encore lu vos romans, de ce duo de choc Daniel Magne et Lisa Heslin.
Ces deux personnages, ainsi que le reste de l’équipe de ce commissariat imaginaire du Xe arrondissement de Paris, sont nés dans mon tout premier roman, Colère Noire, écrit en 2008, et qui a paru en janvier 2013 après ses deux petits frères : De sinistre mémoire, écrit en 2009 et édité en 2010, puis Quatre racines blanches écrit en 2010 et édité en 2012. La parution tardive de ce premier volume des enquêtes du capitaine Daniel Magne et de sa jeune collègue Lisa Heslin est un choix de l’éditeur, puisque j’avais signé les deux contrats des deux premiers romans le même jour.

Daniel Magne a à peu près mon âge, c’est-à-dire la cinquantaine, ce qui me l’a rendu plus facile à maîtriser, lors de l’écriture de ce premier thriller. Mais c’est le personnage de Lisa, jeune femme dynamique et quelque peu écorchée vive, qui m’a surpris par sa présence de plus en plus prépondérante dans les intrigues et dans l’action au fur et à mesure que j’avançais dans l’écriture de ces polars. Elle occupe désormais une place majeure dans l’avancée de chaque enquête, incarnant le pendant féminin du flic un peu aigri qu’est devenu Magne. Lisa permet à Daniel de découvrir des facettes de lui-même qu’il ignorait, et réciproquement. Les 20 ans qu’ils ont d’écart, s’ils n’empêcheront pas une histoire amoureuse de naître entre eux, ne leur garantira pas pour autant un avenir sans nuages…

Dans Quatre racines blanches, vous nous emmenez au Québec a la rencontre des Mohawks, vous mettez le doigt sur les problèmes que subit ce peuple qui est parqué dans des réserves, vous montrez aussi les gangs haïtiens des quartiers pauvres. Comment se sont passées vos recherches pour ce roman ? Et pourquoi le Québec ?
Je vais régulièrement au Québec depuis une vingtaine d’années, et j’ai depuis longtemps entendu parler des problèmes inter-ethniques qui font parfois la une des journaux. Les rivalités séculaires entre certains groupes amérindiens et une partie de la population québécoise, les bandes de motards, la mafia du bâtiment, les gangs asiatiques ou haïtiens… La liste est longue, et malheureusement non exhaustive. Montréal paraît une ville tranquille, vue depuis l’autre côté de l’Atlantique, mais dans ses veines bouillonne encore le sang des aventuriers qui ont marqué à jamais le continent nord-américain.

Pour mes recherches, lorsque j’ai décidé de construire ce roman, je suis entré en contact avec un groupe d’Autochtones du Québec, en m’inscrivant sur leur forum, sur le Web. L’un des internautes, Henry Boucher, a accepté de m’aider en me permettant de focaliser mon attention sur un certain nombre de points concernant la réserve de Kanawaghe, et l’historique des conflits entre le peuple mohawk et les Québécois riverains des terres où ils vivaient. Un autre ami, Hervé Laigle, qui a longtemps vécu parmi les Montagnais, m’a également permis de prendre conscience de la réalité amérindienne d’aujourd’hui, notamment celle des Mohawks.

La crise d’Oka, en 1990, survenue entre la « réserve » de Kanesatake et la municipalité d’Oka, proche de Montréal, à propos de l’extension intempestive d’un terrain de golf, en a été l’un des points culminants. C’est l’armée canadienne qui est finalement parvenue à maîtriser la situation, la police n’ayant aucune compétence sur les réserves, ce qui en fait de facto des zones particulièrement attirantes pour un certain nombre de trafiquants.

Enfin, je dois une bonne partie de toute la cohérence de la partie policière au sergent Grégory Gomez del Prado, qui m’a fort aimablement reçu à la Sureté du Québec, en janvier 2011, lorsque je me suis rendu une dizaine de jours à Montréal pour situer très exactement mon histoire dans la ville. Grâce à lui, j’ai pu éviter pas mal d’écueils sur mes recherches quant à l’organisation et au travail des policiers au Québec.

Je suis allé là-bas pour y ressentir le froid, la neige, les odeurs de l’hiver, voir la glace s’entrechoquer sur les eaux sombres du Saint-Laurent, sentir mes pieds et mes mains geler en contemplant la silhouette de la ville s’enfoncer dans la nuit, depuis la pointe de l’ile Sainte-Hélène. Je voulais parcourir la réserve de Kanawaghe, et m’imprégner de tout ce que je pouvais voir et entendre. Les regards des hommes rudes, les chiens errants, mais également la zone sinistre, désolée, sous les voies de l’autoroute, où Sarah Duncan sera découverte.

J’ai trouvé tout cela, et d’autres choses encore que je n’attendais pas, comme l’Université Mc Gill, en centre-ville, dont le campus se prêtait très bien au décor, ou encore l’escalier de bois qui mène au belvédère du Kondiaronk, le point de vue le plus élevé qui donne sur l’est et le sud de la ville. Je les ai tous les deux intégrés à l’histoire, comme le quartier haïtien de Bourassa nord, que j’ai également parcouru à pied, mon carnet de notes serré dans mes moufles.

9782819501978_1_75Avez-vous une anecdote sur votre roman Quatre racines blanches ?
Lorsque j’ai grimpé le Kondiaronk pour la première fois, ce jour de janvier, 2011, j’ai croisé un papy (au moins cinq ou six ans de plus que moi) en survêtement et en polaire qui les descendait au petit trot. Il faisait -25 en dessous de zéro, ce matin-là. J’ai souri, je suis arrivé au sommet en crachant mes poumons, je me suis reposé un moment en admirant la vue, puis je suis allé me balader du côté du lac aux castors, où des classes d’enfants jouaient à la luge dans des pistes de congères. J’ai marché un moment dans les chemins enneigés où glissaient des skieurs de fond emmitouflés, j’ai fait des photos d’écureuils qui se demandaient quel était ce drôle de touriste qui se mettait à genoux dans la poudreuse pour leur tirer le portrait sans leur donner la moindre miette de gâteau, j’ai fait le tour du cimetière Côte-des-Neiges, en haut du parc, où je voulais situer une scène, j’ai arpenté le plateau rocheux entier du mont Royal, puis je suis revenu vers l’escalier du Kondiaronk, par lequel j’avais prévu de redescendre vers Peel, et un bon café bien chaud dans ma chambre.

Au bout de quelques marches, j’ai croisé le même papy que trois heures plus tôt, en short et en sweat-shirt, la face rouge et le sourire radieux. Une colonne de vapeur montait vers le ciel bleu glace de son corps tout entier.

Je n’ai pas pu résister.

— Bon sang, mais vous l’avez grimpé combien de fois, cet escalier, aujourd’hui ?

Le papy s’est arrêté un instant en trottinant sur place, il m’a regardé de ses yeux limpides, et il a eu un gros éclat de rire.

— Sacrament, 17 fois seulement, mais je suis pas ben en forme, a matin !

Il est reparti dans les marches au milieu de son rire en me faisant un petit signe joyeux de la main.

La scène que je décris dans le roman, où Lisa et Sue tentent de fuir leurs poursuivants en montant les mêmes marches jusqu’à l’asphyxie, ressemble beaucoup plus à ma propre grimpette du Kondiaronk…

Cette fois, dans votre roman Colère Noire, vous nous emmenez à Paris-Sens-New York et Johannesburg. Comment vous est venue l’idée de ce roman ?
Ce thriller était alors mon tout premier pas dans le domaine du polar. Pour ce premier grand récit, j’ai voulu utiliser une arme que je n’avais jamais rencontrée dans un polar, et que je connaissais très bien. Cette arme, c’était l’arc. Étant moi-même compétiteur et chasseur à l’arc depuis plus de vingt ans, en 2008, j’ai alors tenté d’imaginer une situation dans laquelle je pourrais mettre en action mon arme favorite. Toute l’intrigue s’est peu à peu cristallisée autour de cette idée. Un crime commis avec un arc, puis une vengeance avec la même arme. Le chasseur chassé, en quelque sorte…

tir-a-l-arcVous pouvez nous en dire plus sur votre passion du tir à l’arc ?
Comme bon nombre de gamins des années 60 et 70, j’ai découvert l’archerie avec des branches de noisetier et des plumes de dinde. C’est en 1985, par hasard, que je suis tombé sur un livre traitant de la chasse à l’arc. Non-chasseur à l’époque, et même plutôt anti, je suis tombé comme une pierre dans ce bouquin. Le souffle de l’aventure m’a alors agité les cheveux. (Si si… j’en avais, à l’époque !). J’ai acheté un arc, je me suis inscrit dans un club de banlieue, et j’ai tiré des flèches, un nombre incalculable de flèches, jour après jour, mois après mois, jusqu’à ce que mon arc fasse partie intégrante de moi-même. J’ai participé à mon premier championnat de France en 1987, et j’ai décroché le pompon huit ans plus tard, après quelques autres victoires nationales et internationales en équipe, et un passage en équipe de France en 1992.

Une fois mon titre en poche, j’ai définitivement raccroché la compétition et me suis consacré à qui me passionnait alors depuis plus de dix ans : la chasse à l’arc. Par un effet du hasard, cette chasse très nettement contemplative, que je pratiquais alors dans des territoires bien particuliers, car elle se situait dans un vide juridique qui ne reconnaissait pas l’arc comme une arme vraiment létale, (on se demande bien avec quoi ont survécu les ancêtres des législateurs précédents), a été légalisée cette année-là en France. C’était en 1995.

Mon premier voyage au Québec a eu lieu quelques mois plus tard. J’y ai rencontré d’autres archers, des passionnés fous furieux comme moi, qui sont ensuite devenus des amis. J’y suis ensuite retourné à de nombreuses reprises, mon arc dans ma valise, pour aller avec eux à la rencontre magique du grand orignal du Canada. Il faut avoir entendu au moins une fois les loups hurler dans l’obscurité, l’arc à la main, à mille miles de toute terre habitée, pour sentir le courant de la vie se déverser à flots dans ses artères. On fait attention aux ours, à ne pas se perdre, à ne pas égarer sa boussole et sa lampe de poche, bref… l’arc m’a apporté certaines des pages de ma vie les plus belles que j’aie vécues.

Je lui devais ce premier roman.

SausseySi je vous dis que Colère noire me fait penser à Agatha Christie, car vous avez un personnage détestable : Serge Taillard qui est retrouvé mort, et vous avez d’innombrables suspects qui ont tous la haine envers lui, une haine qui amène vers le meurtre. Que me répondez-vous ?
J’ai lu la plus grande partie des romans d’Agatha Christie, et je pense que le polar actuel s’en est à présent considérablement éloigné. Le point de vue unique du fin limier qui décortique à l’infini les interrogatoires a plutôt évolué vers une intégration du point de vue du criminel dans l’intrigue, conjugué à celui du narrateur. Aujourd’hui, on tâche de happer le lecteur avec une tension accrue que permet ce changement de narrateur.

Mais Agatha Christie reste et demeurera un monstre sacré, et n’importe quel auteur se sentirait flatté que l’un de ses personnages puisse évoquer la maîtresse du crime !

Pouvez-vous nous parler de votre roman De Sinistre mémoire ?
L’intrigue de De sinistre mémoire est née de discussions de famille, et surtout de souvenirs d’enfance de mon beau-père, dont la préadolescence a été profondément marquée par la guerre, en Bretagne, à Hennebont, Morbihan. L’écluse qui figure sur la couverture est celle où il est né, face aux forges d’Hennebont, citées dans le roman. Des recherches dans les archives de la ville, concernant l’année 1944, durant laquelle est a été mise à feu et à sang par les Allemands qui fuyaient la débâcle, m’ont permis de recueillir les renseignements historiques dont j’avais besoin, et que je n’avais pas trouvés sur le Net.

J’ai construit cette histoire assis sur un rocher, face à l’océan, sur le rivage de la presqu’île de Gâvres, à quelques kilomètres d’Hennebont. Au loin, je pouvais voir les grues immenses du port de Lorient, et deviner les sombres silhouettes des blockhaus de la base de sous-marins de Keroman II. Le lieu était symbolique, j’ai donc choisi d’y implanter le centre névralgique de la fin du roman, là où l’intrigue atteint son point de fusion…

Comment vous écrivez ? (le matin, le soir, dans un bureau…)
J’écris tous les jours, le matin dans le train, et le midi quand j’ai le temps, sur un coin de bureau ou d’établi, selon l’endroit ou je suis… Les vacances sont un moment privilégié, et en général je termine mes romans au mois d’aout, quel que soit le nombre de pages qu’il me reste à noircir.

Le Concierge est curieux… Pouvez-vous nous donner l’eau à la bouche et nous parler un tout petit peu de votre prochain roman ?
Mon prochain roman sera donc… le sixième ! J’ai deux autres livres achevés qui attendent leur heure. Principes mortels, écrit en 2010, et L’enfant aux yeux d’émeraude, écrit en 2011-2012. Le premier des deux est un roman noir familial dont l’intrigue prend place à la fin des années 70, dans la Creuse. Pour une fois, je me suis séparé de mes personnages habituels pour explorer un récit très sombre, sans recherches ADN ni téléphones portables. L’enfant… est le quatrième volume des enquêtes de Daniel et Lisa. Dans le sixième en cours, qui sera donc le cinquième Daniel-Lisa, ma chère Lisa va donner la pleine mesure de son personnage. Dans ce thriller, on en apprendra beaucoup plus sur son enfance et sur l’homme qu’était son père, ainsi que les raisons qui ont causé sa mort.

En parallèle, je travaille sur une pièce de théâtre qui devrait voir le jour immédiatement après la fin de ce roman.

Quels sont vos écrivains préférés ? Et pourquoi ?
En dehors de mes deux mentors Andrea H.Japp et Franck Thilliez, dont je parlerai plus loin, je voue un véritable culte à Frédéric Dard, pour l’ensemble de son œuvre, que ce soit dans le San-Antoniesque ou dans le Noir. J’adore Boileau-Narcejac, qui ont marqué ma jeunesse, ainsi que RJ Ellory, le grand Stephen King, et Tony Hillerman, pour ses polars ethniques, qui m’ont certainement inspiré une partie de l’intrigue de Quatre racines blanches. Craig Johnson figure en bonne place parmi mes favoris récents, ainsi que Paul Cleave, Jo Nesbo, et tant d’autres…

Je serais bien dans la misère si l’on me demandait de n’en citer qu’un seul !

 de-sinistre-memoire-couvertureAndrea H.Japp et Franck Thilliez qui vous complimentent, ce n’est pas rien, quelles sont vos impressions sur ces deux Géants du thriller ?
Un immense respect pour leurs livres, pour la somme de travail, d’intelligence et de courage que leur œuvre représente, et une reconnaissance infinie pour les coups de pouce et de projecteur qu’ils ont donnés à mes deux derniers thrillers.

Andrea H.Japp a commenté Quatre racines blanches, a donné son aval pour que son avis figure sur le quatrième de couverture, et est même intervenue en direct dans une émission de Radio Enghien, avec la complicité de Carmen Gimeno, qui me recevait ce jour-là.

Franck Thilliez a donné l’automne dernier « Un vrai coup de cœur » à Colère Noire, deux mois avant sa parution, permettant ainsi à ce roman d’accéder à une visibilité qu’il n’aurait jamais eue sans lui. Pour l’avoir côtoyé en dédicace, chance que je n’ai pas encore eue avec Andrea H.Japp, j’ai eu l’occasion de découvrir et d’apprécier la gentillesse et la disponibilité de l’homme et de l’auteur. Son public le vénère, et l’on comprend pourquoi lorsque l’on plonge dans l’un de ses polars, après avoir reçu son sourire discret en cadeau. Les photos de Franck Thilliez et de ses lecteurs sont aussi innombrables sur Internet que les critiques dithyrambiques de ses livres…

Quelles sont vos passions dans la vie ?
En dehors de l’arc et des polars, je joue de l’harmonica quand je n’ai aucune oreille à casser à côté de moi, et je passe le plus de temps possible dans les bois, mon appareil photo en bandoulière.

Quelle actualité nationale ou internationale vous énerve ?
Le salaire indécent des footballeurs, le monopole culturel grandissant des reality-shows affligeants de mièvrerie, la retraite à 85 ans.

Quelles sont vos musiques préférées ?
Pink Floyd, Deep Purple, Led Zeppelin, Chopin et John Coltrane.

Quels sont vos films préférés ?
Greystoke, de Hugh Hudson ; Délivrance, de John Boorman ; Sacré Graal, du Monty Python’s Terry Gilliam.

Quel serait votre mot de fin ?
Merci, Concierge Masqué !