David S. Khara :: Le Projet Bleiberg

Le Projet Bleiberg est un thriller comme on les aime : course poursuite, espionnage à gogo… Un bon moment de lecture dont vous auriez tort de vous passez.

Côté personnage, Jay Novacek vous restera en mémoire, c’est certain.

Une suite est déjà sortie, Le projet Shiro, et dans quelques mois, la suite de la suite, Le Projet Morgenstern que j’attends avec impatience.

Goûtez l’histoire :
Son père ? Assassiné. Sa mère ? Assassinée. Pour Jay Novacek, la semaine commence à être chargée. D’autant qu’en termes d’héritage, à part un drapeau américain, un médaillon nazi et un agent du Mossad à ses trousses, ce n’est pas l’Eldorado. Pire, il semblerait qu’on se dispute sa tête à grands coups de revolver… Peu habitué à danser avec les balles, Novacek va devoir apprendre. Et vite, s’il veut survivre.
Venue des heures les plus sombres de l’Histoire, une terrible machination se met en branle, menaçant l’humanité tout entière. N’est-il pas déjà trop tard pour l’arrêter ?

Je vous laisse avec l’auteur qui s’est énormément dévoilé pour le Concierge Masqué et qui nous dévoile ses passions et projets.

À bientôt, mes amis.

David peux-tu nous parler de ton enfance et nous dire comment tu es venu à écrire des thrillers ?
Je vais te décevoir, mais j’ai eu une enfance sans histoires ! J’étais un garçon plutôt discret, assez timide et compensant, au fil du temps, cette timidité par une volubilité de façade qui me sert encore aujourd’hui de protection. J’ai grandi entre un père journaliste et une mère institutrice qui ne m’ont rien imposé, mais qui m’ont ouvert de nombreuses portes en me laissant choisir celles qui m’intéressaient. Je lisais énormément, tout le temps, même à table, ce qui me valait des remontrances que je prends un malin plaisir à rappeler à ma mère aujourd’hui, ce qui nous fait hurler de rire. Pour être franc, je rechigne un peu à me dévoiler car je considère que le plus important chez un auteur, ce sont ses livres. Parfois, et je parle d’expérience, il vaut mieux ne pas connaître l’humain derrière l’œuvre…

L’idée d’écrire des thrillers n’est pas venue consciemment. Quand j’ai commencé à écrire, j’ignorais le poids des catégories, des segmentations marketing de l’univers du livre. Les polars, la SF, les thrillers, et j’en passe, n’ont pour moi aucun sens. A titre d’exemple, rangerais-tu Shakespeare dans le rayon classique, théâtre ou fantastique ? Parce que, mine de rien, dans Hamlet, il y a une histoire de fantôme… Est-ce une œuvre mineure pour autant ? Je ne crois pas… Une bonne histoire, est une bonne histoire, ce que nous appelons « genre » est pour moi une façon d’enrober le contenu, un décor, une couleur portée à l’ensemble et aux personnages. Je crois que cette catégorisation systématique nous rassure et quelque part, nous enferme. Je n’ai jamais aimé les dogmes, les querelles de chapelles.

Mais je m’éloigne de ta question (rires)…. Ma démarche est très simple : je raconte des histoires, je présente des personnages et j’essaye de donner envie d’en savoir plus en recourant au suspens. L’appellation « thriller » n’est pas de mon fait ! Pour tout te dire, j’écris ce que j’aimerais lire, tout bêtement.

Comment t’est venue l’idée d’écrire Le Projet Bleiberg, sorti chez édition Critic ?
L’idée de Bleiberg m’est venu à force de lectures sur la Seconde Guerre mondiale, ses conséquences sur le monde actuel et par le visionnage de témoignages de témoins de l’époque. J’ai eu envie de raconter leurs histoires à travers un divertissement échevelé, dont je revendique le côté anglo-saxon car c’est un pan inhérent à ma culture personnelle et à mon expérience de vie puisque j’ai passé beaucoup de temps en Angleterre et aux États-Unis.

Le livre est arrivé chez Critic par l’auteur Thomas Géha. C’est déjà lui qui m’avait orienté vers Rivière Blanche pour la première version des Vestiges de l’Aube. Il m’a conseillé de présenter les vingt premières pages du roman à Simon Pinel qui a immédiatement accroché. A tel point que Critic a lancé une collection « thriller » alors que ce n’était pas dans leurs plans à l’origine. J’ai aimé leur passion pour les livres, pour les histoires et j’ai eu envie de partager leur aventure.

Le roman est sur deux époques : Maintenant et la second guerre mondiale. Comment  se sont passées tes recherche sur les nazis et leur expérimentation sur les humains ?
Les recherches… Elles furent longues, nombreuses et souvent douloureuses. J’ai visionné de très nombreux documentaires sur la Seconde Guerre mondiale dans sa globalité, recoupés de nombreux documents rendus publics il y a seulement vingt ou trente ans.  Puis j’ai exploré certains aspects spécifiques comme l’ascension d’Hitler, l’organisation du système nazi ou les conditions économiques et géopolitiques qui ont rendu possible cette folie. Une fois ces bases établies et intégrées, j’ai beaucoup étudié les liens entre le secteur médical et le nazisme, notamment le secteur pharmaceutique. C’est d’ailleurs durant cette phase que l’idée du Projet Shiro est née.

Ensuite sont venus les témoignages des survivants des camps de la mort. Je connaissais déjà les conditions de détention et les mécanismes de la solution finale.

Je n’ai conservé qu’une infime partie de mes recherches dans le roman, mais j’ai surtout cherché à m’imprégner de l’ambiance d’une époque, ce qui joue beaucoup sur le premier chapitre où apparait le personnage du SS Horst Geller. Par de très nombreux aspect, le Projet Bleiberg représente à mes yeux un réel hommage aux victimes, directes ou indirectes d’une période décisive dans l’histoire de l’humanité, hélas pas forcément pour le meilleur, car elle a initié de nombreuses dérives qui perdurent aujourd’hui et dont je vais traiter dans le Projet Morgenstern et d’autres romans à venir.

Parle-nous de tes trois principaux personnages : Jeremy, Jacky et Eytan.
Jeremy incarne le mal de ce début de XXIème, l’argent facile, le clinquant, la profusion de biens et d’argent pour masquer un vide existentiel et spirituel. D’ailleurs, nous pouvons tous constater les dommages causés par les gens cupides, dénués de morale ou d’empathie. Dans le cas de Jeremy, il y a un fond d’humanité, qui va ressurgir au fil de l’intrigue et il va tenter de saisir la seconde chance qui s’offre à lui. Je vois son parcours comme une quête initiatique, voire même dans son cas, un vrai retour à la vie.

Jacky est un personnage en apparence léger et pétillant, peut-être même inconsistant au début, mais il ne s’agit que d’une façade, d’un mécanisme de protection qui n’incite pas à en savoir plus sur elle. Elle s’avèrera très vite être une femme à poigne, dotée d’une volonté qui fait défaut à Jeremy. Pourtant les deux supportent le fardeau d’une histoire familiale difficile. Mais là où Jeremy a baissé les bras, Jacky a décidé de se révolter dans un sens positif. Jacky aura un rôle beaucoup plus important dans le Projet Morgenstern le troisième tome de la série.

Eytan est le personnage principal du livre, un vrai héros au sens sacrificiel du terme. J’ai d’ailleurs pris un malin plaisir à laisser glisser l’intrigue en laissant penser que le personnage principal était Jeremy alors qu’en vérité Eytan est l’élément central de l’histoire. Il incarne la force des survivants des camps, et des guerres en règle générale, la volonté hors norme de ceux qui, à travers l’Histoire, se sont dressés en disant « Non ». Le projet Morgenstern en dévoilera encore plus sur cet homme hors du commun.

Le Projet Bleiberg est en cours d’adaptation au cinéma, peux-tu nous en parler ?
Les droits ont été acquis par un producteur français important, très important même, dans l’optique de faire un film en langue anglaise, avec un casting américain. Le processus se poursuit logiquement, plutôt à bon rythme. Le scénariste américain a été choisi, deux réalisateurs sont déjà sur les rangs, donc tout va bien. Je ne fais pas l’adaptation, mais j’ai un rôle de consultant auprès du scénariste, des acteurs et du réalisateur car de nombreux éléments de Bleiberg ont une incidence directe sur Shiro et Morgenstern avec des personnages qui prennent plus d’importance au fil des tomes. Je sers donc de garde-fou, mais je préférais confier la vision globale à d’autres. Je ne me sens pas encore capable d’avoir le recul nécessaire pour adapter mon propre travail. Scénariste est un métier, qui comme tout métier s’apprend et ne s’improvise pas. Et pour l’instant, j’apprends.  Pour le moment, nous ne pouvons distiller que peu d’informations, mais les annonces officielles devraient tomber avant les fêtes de fin d’année. Si tout va bien, car il existe des tonnes de raison pour qu’un développement s’arrête, le tournage interviendra dans l’année à venir.

Dans ton deuxième thriller, Le projet Shiro, on retrouve Eytan qui se confronte à lui-même. Pour ceux qui l’ont pas lu peux-tu nous en parler ?
A la fin du Projet Bleiberg, il apparaissait évident qu’Eytan en était le vrai héros. Je voulais que le deuxième livre soit complètement focalisé sur lui, qu’il permette au lecteur de mieux connaître et comprendre ce personnage, dans toute sa complexité, son ambiguïté et même sa dangerosité. A bien des égards, c’est une histoire plus intimiste que je comparerais plus à un western dans sa construction. Une volonté qui s’affirme à travers le duel final. Les protagonistes du roman illustre tous une réaction différente face aux atrocités qu’ils ont subis. Certains nourrissent de la jalousie, d’autres sombrent dans la folie et au milieu, Eytan, lui, incarne l’espoir.

Shiro a pour toile de fond les exactions japonaises durant la Seconde Guerre mondiale, des éléments que nous connaissons peu, et qui, pour incroyables et horribles qu’il paraissent, sont totalement vrais. Et les répercussions de ces crimes sur notre société sont terrifiants…

La « Folie » pour toi c’est quoi ?
Tu ne m’embarqueras pas sur le terrain psychanalytique, je n’en possède pas les compétences. Par contre, d’un point de vue plus général, je reprends très volontiers la formule d’Einstein qui disait en substance que « la folie consiste à croire que les mêmes causes n’entraînent pas les mêmes conséquences ». Et en tant qu’espèce, nous avons matière à méditer sur cette proposition car l’humain est un hyper spécialiste de l’erreur répétée. Une grande partie de ma démarche, qui consiste à établir des liens entre le passé et le présent, découle de cette idée…

Parle-nous du troisième roman Le Projet Morgenstern, quand sort-il ? Le concierge est curieux !
Je travaille actuellement sur le Projet Morgenstern, qui est quasiment bouclé. Il sortira en Mars 2013 et viendra clore la trilogie. Ce sera à la fois un commencement et une fin, ou l’on retrouvera Jacky, Jeremy, Eli et Avi, plus un ou deux personnages qui devraient surprendre les fans de la série. J’ai planté de nombreux éléments dans les deux premiers tomes qui viendront prendre un sens dans le tome 3 et, j’espère, apporteront une cohérence et une dimension supérieure à l’ensemble. Après les dérives du passé, je pose des interrogations sur des dérives à venir, dont les bases s’installent actuellement. Quant à Eytan, il est évidemment au centre de l’intrigue, aussi bien dans le passé que dans le présent. Mais je n’en dis pas plus pour ne rien déflorer du suspens !

Je ne connaissais pas La Maisons d’éditions Critic, peux-tu nous en parler ?
Prenez une bande de passionnés des livres et de la BD, imaginez une librairie spécialisée à l’atmosphère chaleureuse, délicieusement « geekesque », et une clientèle ayant gardée une âme d’enfant et vous aurez un aperçu du tableau. Le passage à l’édition était pour eux une étape logique, avec l’envie de sortir des romans d’aventure, lisibles par tous. Le mot d’ordre de base était, et reste, le plaisir, sans se prendre au sérieux, mais tout en faisant sérieusement les choses. Eric Marcelin dirige la société, épaulé par Cathy, son épouse qui gère la communication. La direction éditoriale est assurée par Simon Pinel, un jeune homme de 26 ans au regard déjà acéré. L’aventure Critic a été initiée par Le Sabre de Sang de Thomas Geha, puis La Volonté du Dragon de Lionel Davoust. Bleiberg a inauguré la collection thriller et a été rejoint par Le Chant des Âmes de Fred Rapilly. Depuis, de nombreux auteurs sont venus renforcer les rangs, tels Justine Niogret, Laurent Genefort, Laurent Whale ou le légendaire PJ Herault. Et c’est loin d’être terminé…

Comment tu écris ? (le soir, le matin, dans un bureau…)
Rien de très croustillant dans ma façon de travailler. Je n’écris jamais la nuit, ni en soirée. Je travaille le jour, entre quatre et six heures d’écriture suivant l’inspiration, auxquelles s’ajoutent une à deux heures de recherches complémentaires. Je vais te décrire les condition idéales : terrasse, soleil, un café à proximité et le paquet de cigarette à portée de main (je sais, c’est mal). Là, je peux travailler des heures sans voir le temps passer. Histoire de me caler dans l’ambiance d’un chapitre, je me prépare une liste musicale adaptée à l’état d’esprit dudit chapitre. Le spectre musical est vaste, du jazz au rap en passant par des bandes originales de film voire des chansons dont les paroles m’inspirent très directement. Ainsi, Living on the Edge d’Aerosmith a joué un rôle très important dans la définition d’Eytan. La musique participe de la bulle dans laquelle je m’enferme avec mes personnages.

As-tu une anecdote marante sur tes deux premier thrillers ?
J’en ai plusieurs, mais je vais te livrer deux morceaux choisis. Le premier concerne les Vestiges de l’Aube. Le personnage principal se nomme Werner Von Lowinsky, un nom a priori peu commun. Et bien j’ai rencontré via Facebook un garçon qui porte ce nom ! Du coup, il recevra la totalité de la série dédicacée, au fil de la sortie des tomes qu’il s’agisse des romans ou de l’adaptation en BD qui paraîtra bientôt. Reconnais que dans le genre hasard improbable…

Pour Bleiberg, c’est plus étrange encore. Pour bien comprendre la plaisanterie, il faut replacer l’écriture de ce livre dans son contexte. Je suis un parfait inconnu, je viens de publier une première version dans une petite maison d’édition qui publie à la demande, principalement sur Internet. Bleiberg doit sortir chez Critic, une librairie qui se lance dans l’édition pour le plaisir. A priori, tout pour rester confidentiel. Donc, arrive dans le livre une grosse scène d’action dans une station service dont le malheureux gardien termine affalé dans un présentoir à chips avec deux balles dans le dos. Et, mais vraiment en rigolant, je dis à mon épouse qu’en cas d’adaptation cinématographique, je tenais une apparition puisque le personnage ne parle pas, et meurt bêtement à la simple raison qu’il se trouve où il ne faut pas quand il ne faut pas. Nous en rions tous les deux, et l’affaire devait s’arrêter là. Et aujourd’hui, au terme d’un parcours hautement improbable, le livre est en cours d’adaptation et j’incarnerai le fameux gardien de la station service. Comme quoi, tout est possible, même l’improbable !

Quels sont tes écrivains de référence ?
Sans hésiter, Alexandre Dumas, Eugène Sue, Shakespeare, et plus récemment, Dennis Lehane. J’aime les romans d’aventure, à la narration débridée voire décomplexée comme on dirait aujourd’hui. Ce que j’aime par-dessus tout, ce sont les personnages, leurs rapports, leur état d’esprit. Globalement, j’aime qu’on me raconte des histoires. J’ai une aversion totale pour l’autofiction suffisante et pompeuse, quand l’auteur impose sa propre psychanalyse aux lecteurs, en la facturant, tant qu’à faire. Bien sur, c’est un avis personnel qui n’a aucune valeur absolue, et je comprends que l’on puisse adhérer à cela. Moi pas, tout bêtement. Distraire, divertir, sans pour autant prendre les gens pour des imbéciles, est une tâche noble et terriblement ambitieuse.

Tu as été le parrain des Halliennales 2012, salon des littératures fantastiques organisées par eXquisMen, parce que tu es aussi auteur d’un thriller fantastique aux Éditions Rivière blanche, Les Vestiges de l’aube. Peux-tu nous en parler ?
Les Vestiges de l’Aube est avant tout une histoire d’amitié entre deux hommes blessés, deux veufs qui vont trouver dans le regard de l’autre et dans l’affection qu’ils se portent, la force de se relever. Sur fond de polar et de fantastique, j’y traite de la force de l’amitié, de l’espoir et de l’énergie qu’elle peut insuffler. La résolution de l’enquête criminelle fait écho au drame vécu par Werner et Barry, mais ne constitue pas la finalité du livre. Mon axe principal consiste à s’interroger sur l’importance de la différence et de la complémentarité entre deux êtres. Et le vrai suspens tient dans une question simple : l’amitié entre les héros survivra-t-elle à leurs différences.

Quelle est l’actualité qui t’énerve et celle qui te fait sourire ?
La crise de la dette me vrille les nerfs car elle est fondée sur l’acceptation d’un système inique, que les politiques de tout bord ont laissé prospérer depuis des décennies. Au nom de la cupidité, du « toujours plus », le financier écrase l’humain. Et quand je vois le parti néo-nazi faire son entrée au parlement grec, je suis désespéré. Paupérisation, crise financière, populations maltraitées ou humiliées, sont des éléments qui résonnent à mes oreilles comme la réminiscence de conditions déjà connues et qui ont entraîné le monde dans le chaos. Je ne dis pas que les conséquences seront les mêmes à la virgule près, mais je suis désespéré de voir que l’humanité, en tant qu’entité globale, est incapable de tirer les conséquences de ces erreurs. Nous paierons le prix fort de la lâcheté politicienne et de l’hypocrisie électoraliste. Dans certains pays, ils payent déjà le prix fort…

Côté sourire, j’avoue me délecter de l’affaire Bétancourt, un feuilleton lamentable peuplé de personnages tous plus grotesques et pathétiques les uns que les autres. Entre les juges soupçonnés d’organiser les fuites à la presse, les politiques mis en examen ou faisant l’objet de perquisition et l’entourage immédiat de la malheureuse (sic) Liliane, je m’offre quelques jolis fou rires. En regardant cette pantomime à l’italienne, je me dis que nous sommes vraiment une république de Groucho.

Quelles sont tes musique et chanson préférées ?
J’aurai beaucoup de mal à ne te citer qu’une musique ou qu’une chanson. Mes goûts sont hétéroclites et varient selon les périodes et les humeurs, mais je peux te donner quelques pistes. Je suis un fan absolu de Kate Bush, David Bowie, Tears for Fears ou encore The Cure. Le lundi, je peux écouter le Requiem de Mozart en boucle pendant des heures et faire de même le mardi avec De la Soul. Comme tu vois, le choix est vaste…

Quels sont tes films préférés ?
Je suis un gros consommateur de cinéma, avec plus de 1 000 DVD à la maison, là encore dans des registres très variés. Si je dois absolument en extraire quelques uns, je choisirais Les Vacances de Monsieur Hulot et Mon Oncle de Jacques Tati dont la poésie, l’humour et la tendresse sont, à mon sens, inégalés. Et puis, comment ne pas parler de Nous nous sommes tant aimés, d’Ettora Scola, un film absolument magnifique, bouleversant d’humanité. Ces trois œuvres, que j’ai eu la chance de découvrir très jeune, ont joué un rôle fondamental dans ma construction personnelle.

Quelles sont tes passions dans la vie ?
Ma passion première a été la pratique sportive. Lâché après un ballon, quel qu’il soit, je me transformais en chien, cavalant partout, la langue pendante (rire). Il a fallu un longue série de blessures au genou pour m’en éloigner.

Je collectionne les comics de la Marvel en version originale, principalement la période appelée « Silver Age », depuis l’apparition de Spiderman, des Avengers ou des Fantastic Four. Je possède environ 4 000 pièces que je traque depuis plus de vingt cinq ans.

Autre passion importante, liée directement à mon enfance, les jeux vidéo. Je passe beaucoup (trop) de temps sur ma PS3 ou sur ma PS Vita, principalement sur des jeux en réseau tels que Modern Warfare ou Battlefield 3. C’est d’ailleurs amusant, mais tout en jouant, des idées me viennent pour mes romans. Je ne joue plus sur PC depuis longtemps, l’ordinateur étant réservé à l’écriture. Petite anecdote amusante, ma première nouvelle a été publiée à mon insu sur le site de Blizzard Europe, le développeur de World of Warcraft.

Quel sera ton mot de fin pour tes lectrices et lecteurs ?
Je ne serai absolument pas original, mais au moins je serai carré, précis, et sincère : merci !