Interview de Philip Le Roy : La dernière frontière

Philip Le RoyIl n’y a pas de mal à joindre l’utile à l’agréable.

L’utile, c’est que je dois absolument me planquer pour échapper à ce dingue qui porte le nom de Pecos. Mais si, Pecos ! Vous n’avez pas lu les dernières interviews du blog ? Non mais à quoi ça sert que le concierge, il se décarcasse ! Ce n’est pas grave, vous les lisez et je vous attends juste en dessous, oui, c’est ça, après le point et le passage à la ligne.

Alors, c’était bien ? Voilà, donc… Pecos le dingue.

L’agréable, c’est que quitte à me planquer autant que cela soit au Seychelles où il fait un temps du tonnerre. Quoi, qu’est-ce que c’est ? Un ciel bleu, un soleil magnifique et d’un seul coup, un éclair sans un seul nuage. Bon qu’est-ce que je disais, moi ? Sais plus ! Bon oui, vous, vous avez la possibilité de savoir ce que je disais parce que vous pouvez me planter là pour relire les lignes du dessus et revenir pour connaître la suite mais, moi, dans mon transat avec une Pina Colada dans chaque main, une autre entre les genoux… Oui, je bois. Je bois pour oublier que j’ai un dingue à mes trousses. Je bois pour oublier qu’avec mon masque, à l’instar des coureurs du Tour de France, je vais avoir des marques ridicules, un visage de genre raton-laveur en négatif. Ça va pas être facile de passer incognito avec ça.

Un gamin s’approche. Instinctivement, je pose la main sur mon balai six coups (de serpillière), un réflexe. J’essaie de garder une certaine prestance malgré la coulée de Pina Colada sur mon corps de saindoux.

– C’est vous le concierge Masqué ?
– Non je suis le Pape ! Je viens me reposer après des journées de la jeunesse à Madrid exténuantes.
– Oh ! Excusez-moi votre Sainteté.

Et de faire demi-tour. Je le hèle. Il se retourne. Et là, je me prépare, ça fait des années que j’en rêve, allez, c’est le moment, j’y vais.

– Oui, c’est moi, Fantômas !

Ah quel plaisir d’être dans la peau de Jean Marais. Voilà que l’espace d’un instant, je me sens le génie de Jean Cocteau. Les yeux ronds comme des billes de loto, le minot.

– Meuh non, je plaisante ! Que veux-tu, mon garçon ?
– Je voudrais un autographe.

Alors, ça c’est du tonnerre ! Et bam, un nouvel éclair juste au dessus de nous. C’est étrange, je crois que j’ai l’impression que c’est à chaque fois que je pense à… enfin, au truc d’origine brestoise, que l’éclair tonne. Serais-je l’objet d’une malédiction ?

Je prends le papier et le stylo que le gamin me tend. Quelques mots y sont déjà griffonnés qui me donnent rendez-vous le soir même près du bungalow des bouées. Serait-ce un piège de mon gars Pecos ? S’il m’a retrouvé jusqu’ici malgré toutes les précautions prises, autant en finir. Je fais comme si de rien n’était et je signe à amplitude incontrôlée de mon expression fétiche, que m’a volée Mireille Dumas soit dit en passant : « Balai masque ! » avant de remettre d’une main tremblante la feuille au mioche.

Vous avez remarqué que je me retrouve souvent avec des morceaux de papier ou des enveloppe entre les mains ? Non ? Allez lire les premières interviews, de toute façon vous avez le temps, il faut que j’attende le soir pour me rendre à mon rendez-vous. Je m’elipse juste en dessous. A tout à l’heure et bonne lecture.

Je suis à l’heure et vous aussi à ce que je vois. J’aime ça. Par contre, mon rendez-vous mystérieux est en retard, lui. En attendant, je vais finir de lire la magnifique interview que m’a consenti Philip Le Roy. C’est d’ailleurs lui qui m’a conseillé cet endroit pour me planquer.

Ça sent le lapin. Au vu de l’heure, plus personne ne viendra. Tout ce temps perdu pour rien. Et merde !

Jamais je ne vous raconterai ce qui se passa juste après, seulement vous dire qu’à cet instant, je me suis rendu-compte que la malédiction ne portait pas sur un seul mot.

La dernière frontièrePhilip, parle-nous de ton enfance.
Enfance à Toulouse, con. Quelques copingues, de quoi former une bande des cinq. Côté lectures, le Club des Cinq of course, Bob Morane, SAS, Stephen King, Dard et Shakespeare. La base pour former l’imaginaire. Plus quelques milliers de films. Des films d’horreur à la chaîne, chaque samedi soir au Rex à Saint-Agne puis au Grand Rex à Paris pendant le mythique Festival du Film Fantastique. Découverte de John Carpenter, Lucio Fulci, Mad Max. Bref, une enfance heureuse cassée par la mort de mon père quand j’avais dix ans. Puis cinq ans à Paris pour des études supérieures de commerce, bon prétexte pour voyager sur tous les continents. Étape à New York pour y monter une société. Bref, de quoi emmagasiner des matériaux pour raconter des histoires. Car dès mon plus jeune âge, j’avais pour rêve de devenir globe-trotter ou cinéaste. Je opté pour la première voie, j’en suis venu à écrire des romans, j’ai réalisé que c’était le plus beau métier du monde et que cela me conduirait peut-être un jour à faire du cinéma.

Exportateur de spiritueux à Londres, Humanitaire à Manille, Serveur à Atlantic City, Charpentier dans le New Jersey, Créateur d’une agence de voyages à New York, vendeur de signalétique à Lyon, concepteur-rédacteur publicitaire à Nice et maintenant Auteur a succès de polars, peux-tu nous parler de ton parcours qui est quand même extraordinaire, un vrai globe-trotter ! Et pourquoi le polar maintenant ?
Je voulais voir à quoi ressemble la Terre et ceux qui l’habitent, faire tous les métiers du monde en plus de mes études,  rencontrer des juifs new-yorkais, des bouddhistes thaïlandais, des hindous, des indiens navajos, des africains musulmans, des japonais shintoïstes… voir d’autres cultures, d’autres horizons, d’autres points de vue, d’autres façon de penser. Éprouver l’incomparable et indicible sensation de se retrouver seul dans un pays inconnu sans en parler la langue. Revenir à l’essentiel. Cette expérience m’a permis d’écrire. Sans cela, mon écriture serait sèche et stérile. L’action nourrit l’écriture. Aujourd’hui, l’écriture m’est aussi indispensable qu’un sabre à un samouraï.

Pourquoi le polar ? Je n’aime pas spécialement le polar, les flics, les procédures policières, les faits divers. Mais comme j’aime raconter une histoire où chaque mot, chaque détail, chaque dialogue est au service de cette histoire, généralement criminelle, généralement fictive mais se rapportant à des évènements réels, conçue pour faire peur et mettant le lecteur devant la perspective que tout cela va mal tourner, alors je suis catalogué dans les auteurs de thrillers. Si le mot avait existé à l’époque, je pense qu’on aurait aussi catalogué Shakespeare et Dostoïevski dans les auteurs de thrillers.

Comment t’est venue l’idée de ton dernier roman La Dernière frontière ?
L’idée était de faire peur au lecteur en lui montrant qu’il vivait dans un monde qui n’existe pas, un monde écrit par une poignée de personnes. Tout en racontant une histoire d’amour, une vraie. Mon objectif était de repousser les limites du thriller sans basculer dans la science-fiction et celles de la love story sans sombrer dans l’eau de rose. Je voulais également terminer ce roman sur un dénouement non consensuel au point que presqu’aucun lecteur ne le cautionnerait. D’où l’idée de commencer cette histoire avec une scène de crime de 17 000 km2 sur laquelle a été relevé un indice impossible à trouver sur Terre. L’enquête étant menée par un marginal zen et une jeune femme séropositive…

Est ce qu’une Société Militaire Privée et des Médias peuvent déstabiliser un pays ?
L’objectif du Pouvoir n’est pas de déstabiliser, mais de stabiliser un pays, voire la planète entière. Dans mon roman, les pouvoirs militaire et médiatique se sont associés au pouvoir scientifique pour modeler le monde et conditionner les citoyens à une réalité écrite à l’avance. Tout cela est inspiré de l’actualité. Je l’écris en préambule : « La race humaine a complexifié le monde au-delà de tout entendement…au point que l’homme moderne n’utilise plus qu’une partir infime de ses capacités mentales et physiques. Et c’est à partir de ce constat qu’est née l’idée de La Dernière frontière ».

Le dernier testamentParle-nous de ton personnage principal de ton dernier roman, Nathan Love, et comment t’est venu ce nom ?
Nathan Love est un personnage universel, visant la pureté, la perfection. Il est détaché de tout. Sauf d’une femme. J’ai donc baptisé mon personnage avec le nom le plus universel, le plus compréhensible dans toutes les langues, le plus parfait : Love.

Sa technique d’investigation repose sur deux principes du zen : « Tout n’est qu’illusion » et « Tout est lié ».

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le personnage, je le présente en détails sur mon site dans la rubrique BONUS.

Mais comme le Concierge Masqué me donne de la place pour répondre, je peux m’étendre un peu :

Nathan Love est influencé par la sagesse indienne de son père navajo et le bouddhisme zen de sa mère japonaise. Diplômé en psychologie et en criminologie, il suivit des stages de profiling au centre du FBI de Quantico. Il intégra l’Academy Group Inc. en Virginie, firme spécialisée dans l’étude des comportements déviants et œuvrant en étroite collaboration avec le FBI. Développant des facultés exceptionnelles, Nathan fut vite repéré par le numéro deux du Bureau Fédéral, qui le fit intégrer une petite unité de cracks, la DPU8, spécialisée dans la traque des psychopathes les plus dangereux. Aujourd’hui, l’unité est dissoute et les huit membres de la DPU8 enfermés dans un asile ou dans un cercueil. A l’exception de Nathan Love.

Introverti, malléable, tolérant, détaché de tout, débarrassé des conditionnements sociaux, éducatifs, culturels et religieux, Nathan déroute ses interlocuteurs et…les lecteurs qui le rencontrent pour la première fois. Mais cette absence d’ego facilite l’empathie et la clairvoyance, deux qualités indispensables dans sa quête de vérité. Sa vie a basculé avec l’assassinat de son épouse. Nathan s’est retiré du monde pendant trois ans pour pratiquer l’ascèse, approfondissant sa pratique du zen et des arts martiaux qui l’aidèrent à oublier, à se purifier, à poursuivre une quête du néant. Le FBI a essayé de le faire rempiler. En vain. Jusqu’au massacre d’une équipe médicale en Alaska. Cette fois, les Fédéraux lui forcèrent la main car les enjeux étaient trop importants. C’est là que débute Le Dernier Testament (paru en 2005).

Au terme de ces trois années d’ascèse, Nathan est devenu un marginal hors norme qui ne croit en rien. Sans ego, sans morale, sans personnalité, sans attache, il se moque éperdument de sauver un monde qui contient déjà tout et qu’il juge parfait. Un monde qu’il ne veut pas meilleur, contrairement au reste de l’humanité. Poussé malgré lui à enquêter, il se bornera à s’approcher de la vérité qu’on lui demande de mettre en lumière, sans se soucier d’arrêter, de juger ou de condamner les coupables. Il est un adversaire redoutable grâce à sa maîtrise parfaite des arts martiaux. Il les pratique comme une philosophie, comme un art de vivre et de mourir. Un art du comportement, de la posture parfaite, du mouvement précis, de l’esprit libre, de l’énergie, de la conscience, qui s’applique à tous les gestes de la vie quotidienne. Les arts martiaux sont la maîtrise du temps, l’osmose avec l’environnement, une perception sensorielle aiguë, le sens de la psychologie de l’adversaire, l’intuition… Autant de facultés qui peuvent paraître surnaturelles à un esprit occidental, mais qui n’en sont pas moins développées chez les grands maîtres.

Mais Nathan est souvent faillible dans la société des hommes avec lesquels il a coupé tout lien.

Contrairement aux autres personnages récurrents de la littérature, ce personnage évoluera au fil des ans et des romans, en fonction des rencontres et des enquêtes.

Au début de La Dernière frontière, Nathan et son clan se sont installés à l’île Maurice. Nathan enseigne bénévolement les arts martiaux sur la plage et donne un coup de main à son beau-frère pour faire tourner une agence de tourisme. La disparition de son père parti à la recherche de deux sorciers Navajos dans le désert du Grand lac salé en Utah va le pousser à s’impliquer dans une affaire qui à nouveau lui fera sillonner le monde. Cette fois, il est assisté par Carla. Il n’est plus un enquêteur solitaire…

Nathan te ressemble dans le fond, non ? (il voyage et pratique les arts martiaux)
Je suis tout petit à côté de lui. Mais je ne pourrai pas écrire 2000 pages (somme des trois aventures de Nathan Love à ce jour) avec un personnage qui me serait complètement étranger ou opposé. Je le connais tellement bien que lorsque je me mets à écrire, le personnage vit tout seul.

Chose étonnante, Nathan Love, héros fictif donc, possède un blog.
Nathan Love alimente son blog avec parcimonie, une fois par an environ. Cela peut concerner un complément d’information sur une de ses aventures, une pensée sur le silence, le bien, le mal, ou une personne qu’il a rencontrée au cours d’une enquête comme Angelina Jolie.

La Dernière Frontière au cinéma, c’est possible ?
Pour adapter La Dernière Frontière, il faudrait un budget « JB » (James Bond ou Jason Bourne). Donc ce n’est pas une adaptation facile à monter. Il faudrait l’accord de Keenu Reeves ou de Christopher Nolan pour que cela aille vite…

A côté, j’ai deux projets cinématographiques. Le premier est un scénario original commandé par un producteur qui adore LE DERNIER TESTAMENT mais qui n’a pas les moyens hollywoodiens de l’adapter. Le scénario est écrit. C’est un thriller exotique, avec une narration à la mindfuck (scénario non linéaire et machiavélique, à multiples twists et retournements de situations).

Le second projet serait une adaptation de mon premier roman POUR ADULTES SEULEMENT…

On sent tout au long de ton dernier roman ta passion pour les arts martiaux. Tu pratiques ?
Autant que je le peux. Pour moi, les arts martiaux sont devenus un art de vivre. On sent l’influence de Nathan Love là, non ? Je pratique régulièrement le viet vo dao, je l’enseigne aussi à des enfants. La philosophie des arts martiaux est une philosophie à laquelle l’occident ne comprend pas grand-chose. L’esprit cartésien français et les mauvais films de kung fu ont réduit les arts martiaux à de la castagne et décrédibilisé les possibilités extraordinaires qu’offre la pratique d’un tel art, à condition qu’il soit bien enseigné. Dans mes romans, j’essaye de transmettre un peu de cette philosophie. Mais ce n’est pas gagné. Le chemin est long petit scarabée…

Le Concierge Masqué est curieux. Peux-tu nous parler de tes futur projets littéraires et nous mettre l’eau à la bouche, et nous parler de ton thriller à 4 mains ?
J’ai écrit
LA BRIGADE DES FOUS, un thriller pour ado-adultes qui sortira chez Rageot en juin 2012. Une histoire d’adolescents qui, tu te doutes bien, ne sont pas tout à fait comme les autres…

J’ai aussi un recueil de nouvelles en attente. Le genre est boudé en France, mais je ne désespère pas de les voir un jour publiées. Dans ce pays, il faudrait éduquer les gens et surtout les éditeurs à la lecture de nouvelles. En attendant, j’en ai 36 sous le coude, ultraviolentes, prêtes à exploser à la figure de ceux qui vont les lire.

Je travaille également sur un projet top secret. Il m’est tombé dessus comme une bombe que l’on m’a demandé d’amorcer. Je ne peux pas en dire plus car je voudrais pouvoir finir le livre avant d’avoir tous les services secrets de la planète sur le dos.

Il me reste enfin à décider si j’entame une nouvelle trilogie « prequel » avec Nathan Love qui se déroulerait avant celle du Cycle du Pouvoir que je viens d’achever avec LA DERNIERE FRONTIERE.

Tu as reçu le GRAND PRIX DE LA LITTERATURE POLICIERE en 2005 pour ton livre Le Dernier Testament. Qu’as-tu éprouvé en le recevant ?
Un immense honneur. C’est le plus grand prix accordé au genre en France. Le seul qui a de la valeur a mes yeux. Le jury m’a en plus fait honneur de m’accepter comme l’un des huit jurés permanents, siégeant dans l’antre de la Bibliothèque des Littératures Policières. Je saisi d’ailleurs l’occasion pour rendre ici un hommage à Michèle Witta qui était l’âme de la BILIPO et qui nous a quittés l’année dernière.

Parle-nous de ta maison d’édition, comment s’est passé la rencontre avec AU DIABLE VAUVERT ?
Belle rencontre avec une belle maison d’édition. Je leur dois le succès, des traductions à l’étranger, d’en vivre aujourd’hui. Ils font un travail d’édition remarquable. A ce titre, je tiens à citer Charles Recoursé qui pousse les auteurs à peaufiner leurs textes jusqu’à la perfection. Et puis Marion Mazauric, la boss énergique qui porte sur ses épaules tous ses auteurs. Marion est capable de déplacer des montagnes comme de jouer les courants d’air. Le Diable, comme son nom l’indique, est à la fois un génie et un fantôme.

Comment tu écris ? (le matin, le soir, dans un bureau…..)
La phase « écriture » d’un roman qui suit la gestation, n’a qu’un vecteur : mon ordinateur portable. Je n’ai pas d’heure, pas de lieu, pas de rituel particulier, juste une pulsion quotidienne, un besoin schizophrénique qui me pousse à basculer dans un autre monde. Je peux m’y atteler une demi-heure ou dix heures d’affilée, dans mon bureau, sur un bateau ou dans une chambre d’hôtel à l’autre bout du monde. Je n’ai jamais connu la page blanche. Je suis tout sauf un fonctionnaire de l’écriture.

Si tu avais un coup de gueule sur l’actualité internationale, ça serait lequel et pourquoi ?
Pas de coup de gueule puisque j’essaye comme Nathan Love de rester zen. Comme Nathan, je pense que le monde est parfait. Car il contient tout. Le pire et le meilleur. S’il fallait évoquer un pire dans l’actu internationale, ce serait tout ce qui émane de l’extrémisme islamique. De l’attentat de kamikazes aux talibans d’Afghanistan. C’est sans fondement, c’est de la bêtise à l’état pur. Ceux qui justifient cela où même essayent de comparer ça avec d’autres fléaux humains sont des crétins. L’islam a anéanti la civilisation arabe qui avait tout inventé. Le soulèvement aujourd’hui des populations au Maghreb et au Moyen Orient est un premier pas vers le renouveau. Et ça, c’est le meilleur de l’actu internationale.

Si tu devais nous parler d’un écrivain du polar qui t’a marqué, ça serait qui ?
Il y a trop de putains d’auteurs de polars aujourd’hui. Il te suffit de suivre un atelier d’écriture en Amérique, d’être né dans un pays du Nord ou d’être gauchiste en France pour être édité dans la catégorie polar ou thriller. C’est n’importe quoi. Neuf bouquins sur dix que je lis pour le GPLP me tombent des mains. Du cliché , du déjà vu mille fois, du mal écrit, du tout venant, du « qu’est-ce qu’on en a à foutre ? »… En revanche, il y a un auteur qui ouvert la voie du thriller en France, qui est toujours là, et que je respecte, c’est Jean Christophe Grangé.

Dans tous les Pays où tu as voyagé, lequel t’a le plus marqué ?
La Thaïlande est le pays où je peux émigrer dès demain sans réfléchir. En dehors de ce pays magnifique, ceux qui m’ont le plus marqué, c’est le pays le plus riche et le pays le plus pauvre de la planète : les États-Unis et Madagascar. Ces deux pays tiennent d’ailleurs un rôle important dans LA DERNIERE FRONTIERE.

Je sais que tu aimes la musique, je crois même que tu es parolier de blues et bassiste, peux-tu nous en parler ?
En ce qui concerne la basse, j’ai arrêté car je suis plus doué pour les mots que pour les notes. En revanche, j’écris les chansons du groupe OC Brothers. Des surdoués de la musique en général et du blues en particulier. Nous avons sorti quatre albums et nous sommes en train de travailler sur le prochain. Pour en savoir plus ce groupe et les écouter, visitez leur site : www.ocbrothers.com.

Un dernier mot ?
La dernière réponse à ta dernière question sera la dernière phrase de LA DERNIERE FRONTIERE : « On a retrouvé la trace d’Oussama ben Laden »