Coup de coeur : S. J. Parris :: Le Prix de L’Hérésie

Le prix de l'hérésie de SJ ParrisL’affrontement fratricide des enfants de Dieu

Le Prix de L’Hérésie de S. J. Parris des Editions 10 /18

Il y a des personnages qui sont attachants quand on lit un polar. Eh bien là, j’en ai trouvé un : Giordano Bruno. Ce Napolitain fuyant l’Italie, pourchassé par l’Inquisition, se réfugie en Angleterre sous la protection d’Elisabeth I. Mais une telle protection a un prix ! Il est chargé d’être l’oreille de la reine dans la petite ville universitaire d’Oxford, la rumeur d’un complot catholique envers la reine se fait insistante.

Dans Lincoln Collège, le 22 mai 1583, à l’aube naissante, un hurlement déchire le silence. Le corps mutilé d’un homme est retrouvé gisant dans une mare de sang. En quelques jours, la petite ville universitaire devient le théâtre de l’affrontement des catholiques et des protestants qui se livrent une bataille où le nombre de cadavres va se multiplier. Les deux parties seront proches de l’hérésie !

C’est vrai ! Je le reconnais cela ressemble au livre célèbre de Umberto Eco, Le nom de la Rose. Mais là s’arrête la comparaison car, vraiment, ce polar historique est d’une richesse en détails historiques de l’époque, une vraie merveille !

En plus, ce personnage de Giordano Bruno est très attachant, on ne veut pas qu’il lui arrive des misères !

SJ ParrisMais ce livre est également drôle, par exemple l’histoire commence dans les W.C. du monastère de San Domenico Maggiore à Naples en 1576. Giordano est en train de lire un livre interdit et est surpris par son supérieur qui demande l’intervention du père inquisiteur pour le sanctionner.

Au sujet de l’auteur :

S. J. Parris est le nom de plume de Stéphanie Merritt, journaliste au Guardian et The Observer. C’est en préparant sa thèse sur l’influence de l’occultisme sur la littérature de la Renaissance qu’elle rencontre le fascinant Giordano Bruno. Face au destin et à la personnalité du sulfureux Napolitain germe l’idée du Prix de l’Hérésie, entré dans le cercle fermé des best sellers du New York Times.

Elle signe en 2010, en Angleterre, un second roman, Prophecy, qui n’est pas encore paru en France.